« Tout le monde est plus près qu’avant de Silicon Valley » : cinq questions pour Frédéric Bastien, chef de la direction de mnubo.

« Tout le monde est plus près qu’avant de Silicon Valley » : cinq questions pour Frédéric Bastien, chef de la direction de mnubo.

Frederic Bastien est le chef de la direction de mnubo – société spécialisée dans l’analyse auprès des fabricants et fournisseurs de services du secteur de l’Internet des objets.

Vous pouvez en apprendre davantage sur leurs réussites à l’exportation ici.

1. Quelle a été votre première vente à l’exportation?

C’était aux États-Unis. Je ne peux pas nommer le client, mais c’était une grosse entreprise cotée au NASDAQ. Notre deuxième vente à l’exportation était destinée à une entreprise de montres intelligentes de Hong Kong.

2. Comment cette première possibilité d’exportation s’est-elle présentée?

La vente aux États-Unis a été possible grâce à l’expertise acquise auprès de notre entreprise précédente (Blueslice Networks), que notre client a reconnue. Cela nous a facilité les choses : nous n’en étions qu’à nos débuts, notre produit n’était même pas encore fin prêt.

Celle de Hong Kong a été plus intéressante. Le ministère des Affaires étrangères nous avait invités en mission à un salon professionnel de Hong Kong, où les délégués commerciaux ont joué les vendeurs pour nous. Nous y avons aussi rencontré des gens et avons conclu la vente quelques semaines plus tard.

3. Que connaissez-vous aujourd’hui de l’exportation que vous auriez aimé savoir à vos débuts?

Dans certaines régions, il faut absolument une présence locale. Notre expérience en télécommunications nous avait appris l’importance d’avoir des gens sur place, mais puisque nous offrions des services sur le nuage, nous avons pensé que cela n’était pas nécessaire. Nous avions tort! Ce n’est peut-être pas primordial aux États-Unis, car nous sommes tout près, mais c’est une autre histoire pour Hong Kong.

4. Comment le commerce a-t-il évolué depuis que vous vous êtes lancé en affaires?

Je me rends compte que, dans notre secteur, tout le monde est plus près qu’avant de Silicon Valley. On rencontre des entreprises japonaises très traditionnelles, puis on découvre qu’elles investissent à Silicon Valley, dans des pépinières d’entreprises. Les investisseurs sont de moins en moins locaux.

5. Quelle est la chose la plus importante que doivent savoir les nouvelles PME au sujet du commerce d’exportation?

Ne mettez pas tous vos œufs dans le même panier. On a souvent une certaine idée d’un marché, mais il faut quelques visites pour vérifier qu’il nous convient. Je suggère aussi de profiter de services de conseils et d’orientation gratuits et de l’aide disponible à l’extérieur de l’entreprise : EDC par exemple, et les délégués commerciaux. Ils peuvent faire du filtrage et sont d’une grande aide. Par ailleurs, ne sous-estimez jamais les différences culturelles qu’il peut y avoir entre différents marchés.

Catégories Technologies et télécommunications

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