« Exporter n’est pas de tout repos et demande beaucoup de temps, mais le jeu en vaut vraiment la chandelle » : Cinq questions pour Vincent Houle, vice-président, Stratégie et Relation-client, chez M.I. Intégration.

« Exporter n’est pas de tout repos et demande beaucoup de temps, mais le jeu en vaut vraiment la chandelle » : Cinq questions pour Vincent Houle, vice-président, Stratégie et Relation-client, chez M.I. Intégration.

Vincent Houle est vice-président, Stratégie et Relation-client, chez M.I. Intégration – une entreprise de Sherbrooke qui conçoit et fabrique des moules novateurs pour l’industrie automobile.

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1. Quelle a été votre première vente à l’exportation?

C’était au début des années 2000, à une entreprise américaine appelée TGASK, une division du groupe Toyoda Gosei, au Kentucky.

2. Comment cette première possibilité d’exportation s’est-elle présentée?

Il est important de bien servir tous les clients, et c’est encore plus vrai pour les clients internationaux, car ils peuvent se révéler un excellent moyen de conquérir de nouveaux clients dans le même groupe d’entreprises. C’est ce qui est arrivé avec TGASK – ayant entendu parler de notre réputation auprès de l’entreprise québécoise Waterville TG inc., elle s’est sentie assez en confiance pour nous confier un contrat.

3. Que connaissez-vous aujourd’hui de l’exportation que vous auriez aimé savoir à vos débuts?

Obtenir le remboursement de la taxe sur la valeur ajoutée à l’étranger est souvent très long, et il est préférable pour les exportateurs de faire des estimations prudentes du rendement du capital investi. Les banques mexicaines n’acceptent pas de garanties sur les stocks et les comptes clients : elles ne financent que la participation en capital. La culture, l’expertise, l’autonomie et l’intégrité de la main-d’œuvre doivent être évaluées en profondeur. Mettre sur pied une bonne équipe d’employés loyaux demande du temps. La Chine est un marché plus récent pour nous. Nous verrons bien comment les choses s’y dérouleront.

4. Comment le commerce a-t-il évolué depuis que vous vous êtes lancé en affaires?

Des barrières sont tombées. Le monde est de plus en plus petit et facile d’accès, même s’il existe peu d’options pour aider les entreprises à financer leur croissance. L’exportation étant toujours considérée comme une activité risquée dans le secteur financier, les prêteurs se montrent peu disposés à financer ces activités. Il est donc parfois bien difficile pour les entreprises d’agir rapidement lorsque des possibilités d’expansion se présentent.

5. Quelle est la chose la plus importante que doivent savoir les nouvelles PME au sujet du commerce d’exportation?

Il est important de communiquer votre stratégie de croissance à vos partenaires – vos clients, vos fournisseurs et vos institutions financières. Prenez aussi le temps d’effectuer de bonnes analyses de marché; de bâtir une équipe de direction solide pour assurer la gestion de vos activités d’exportation et de vos projets d’expansion; et vérifiez toujours les renseignements obtenus de tierces parties. Enfin, pour nous, il était important de confier la gestion de nos usines à l’étranger à des Canadiens. Exporter n’est pas de tout repos et demande beaucoup de temps, mais le jeu en vaut vraiment la chandelle.

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