En s’adaptant aux marchés, TouchBistro est devenue un incontournable de la restauration

En s’adaptant aux marchés, TouchBistro est devenue un incontournable de la restauration

Imaginez pouvoir exporter votre produit ou votre service sans les tracasseries douanières ou les aléas de l’expédition. Dans le monde d’aujourd’hui où la technologie occupe une place prépondérante, les entreprises canadiennes sont nombreuses à vendre leurs produits au moyen d’applications logicielles, sans jamais devoir faire affaire avec les services frontaliers.

Un exemple? La Torontoise TouchBistro. Son système logiciel de point de vente sur iPad pour les restaurants permet aux serveurs de prendre les commandes aux tables, puis de les envoyer directement à la cuisine – sans devoir rapporter un bout de papier ou utiliser un terminal central.

L’appli de TouchBistro est téléchargeable gratuitement à partir de l’App Store d’Apple. Par la suite, les clients déboursent 69 dollars par mois pour utiliser les services offerts, notamment des mises à jour et un soutien technique accessible 24 h sur 24.

TouchBistro a été fondée par le créateur d’entreprises en série Alex Barrotti, qui a décelé un besoin dans ce domaine alors qu’il habitait les îles Turks et Caicos, en 2010. Un ami, propriétaire d’un restaurant japonais, se plaignait du temps perdu par les serveurs lors du va-et-vient entre la terrasse extérieure et la cuisine.

À la même époque, Apple lançait l’iPad. M. Barrotti y a vu un appareil compact et facilement transportable. De plus, sa fonctionnalité sans fil permettait de transmettre instantanément les commandes.

C’est donc en juin 2011 que l’appli TouchBistro a été lancée dans les App Stores, au Canada et aux États-Unis.

Aujourd’hui, TouchBistro est utilisée dans 6 000 restaurants partout dans le monde. Les États-Unis représentent le plus important marché étranger, suivis de l’Australie et du Royaume-Uni. Au printemps dernier, l’entreprise a lancé sur le marché mexicain une version espagnole de son appli.

« Les restaurateurs ayant adopté l’appli constatent des réductions de coûts, certes, mais aussi des gains d’efficience », affirme M. Barrotti. « Le fait de pouvoir prendre la commande à la table et l’envoyer automatiquement à la cuisine fait gagner énormément de temps. »

L’entreprise a choisi de lancer son application d’abord au Canada et aux États-Unis en raison de la langue et des fuseaux horaires communs. Maintenant, l’application est offerte dans plus de 140 pays. De plus, TouchBistro est l’appli « Cuisine et boissons » de l’App Store la plus lucrative dans 37 pays.

Quand M. Barrotti dirigeait son entreprise de commerce électronique INEX Corp., vendue en 2000 à InfoSpace Inc. (aujourd’hui Blucora) pour la somme de 45 millions de dollars américains, l’App Store n’existait tout simplement pas. INEX devait expédier au client son logiciel sous forme de disque compact. « C’était possible de le télécharger, mais il fallait des jours; les connexions n’étaient pas aussi rapides qu’elles le sont aujourd’hui », se remémore M. Barrotti, sourire en coin.

Malgré tout, une entreprise comme TouchBistro, qui distribue ses produits en ligne, fait encore face à certains obstacles. Tout d’abord, son appli doit être approuvée par Apple. Ensuite, l’entreprise doit la reconfigurer légèrement en fonction du pays, en tenant compte de la langue et du système de paiement.

D’autres défis se révèlent plus complexes. Au Mexique, par exemple, les restaurants doivent inscrire dans un registre gouvernemental toutes les additions qui seront déclarées à titre de dépenses d’entreprise. TouchBistro a donc dû ajouter à son application un module pour que les propriétaires de restaurant puissent arrimer leur système au système de consignation des ventes du gouvernement mexicain.

« Ce fut un défi, mais nous avons réussi », s’enorgueillit M. Barrotti. « Le produit acquiert ainsi beaucoup de valeur sur ce marché. »

Il affirme que l’entreprise cherche à faire la même chose dans d’autres pays d’Amérique latine, en fonction des exigences locales. Bien que l’appli puisse être utilisée dans tous les pays, même sans ce type d’ajout, M. Barrotti croit que l’intégration des procédures officielles rend l’outil plus efficace pour le client.

La croissance internationale de TouchBistro pose un autre défi : offrir un soutien en plusieurs langues, de jour comme de nuit. Pour le relever, elle a engagé de nouveaux employés polyglottes pour son centre de soutien, à Toronto.

TouchBistro a également ouvert un bureau des ventes à New York, considérée comme la capitale mondiale de la restauration, afin de bien gérer son essor sur ce marché.

Aujourd’hui, TouchBistro compte une douzaine d’employés à New York et une centaine à Toronto. Elle réalise environ les deux tiers de ses ventes à l’étranger.

Obtenez ici d’autres conseils d’Alex Barrotti sur l’exportation.

Catégories Technologies et télécommunications

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