Amélioration escomptée des exportations des provinces de l’Atlantique après une année difficile

Amélioration escomptée des exportations des provinces de l’Atlantique après une année difficile

Les quatre provinces canadiennes de l’Atlantique n’abritent sans doute pas les plus importantes économies exportatrices du pays – ensemble, elles contribuent à 7 % des exportations canadiennes –, mais ces économies ont assurément ressenti les effets de la baisse des cours énergétiques et de l’envolée de la demande adressée aux produits de la mer qu’elles vendent au reste du monde.

Les exportations d’énergie de la Nouvelle-Écosse ont été les plus touchées puisqu’elles se sont contractées de près de 70 % cette année par rapport à 2014, surtout sous l’effet conjugué du net déclin des exportations de gaz naturel et de la détente des cours pétroliers mondiaux. Le tassement des cours de l’or noir a aussi durement éprouvé Terre-Neuve-et-Labrador, dont la valeur des exportations énergétiques a diminué de près de moitié comparativement à 2014. (Cela dit, cette province devrait connaître la plus forte hausse des exportations énergétiques en 2016 – un bond de 13 % selon EDC – à la faveur de cours légèrement plus fermes et du retour à des niveaux de production habituels après que la mise en œuvre plus longue que prévu de programmes d’entretien a limité la production). Le Nouveau-Brunswick s’est mieux tiré d’affaire vu la reprise orchestrée par les exportations de son secteur de l’énergie l’an dernier, mais la valeur globale de ces exportations a tout de même diminué en raison du repli des cours.

Seule l’Île-du-Prince-Édouard, dont les exportations ne sont pas tributaires de la filière énergétique, a vu ses exportations progresser en 2015, une très vigoureuse croissance de 12 % par rapport à l’an dernier. Cette amélioration s’explique surtout par le solide dynamisme de l’agroalimentaire qui a profité de l’élan imprimé par le cours plus élevé des frites et le maintien de la demande internationale des crustacés de l’Île, notamment le homard. L’appréciation de la valeur des exportations de crustacés soutient aussi la performance à l’export d’autres provinces, en particulier le Nouveau-Brunswick, où la robuste demande américaine en homard et en saumon ainsi qu’un huard moins vigoureux participent à une augmentation de 25 % des exportations agroalimentaires.

Ces économies comptent d’autres secteurs d’exportation que l’énergie, les produits de la mer les pommes de terre. Au Nouveau-Brunswick, le secteur forestier, dont l’apport s’élève à environ 13 % des exportations de la province, inscrira cette année une croissance de 5 % qui devrait se maintenir en 2016. En Nouvelle-Écosse, la croissance à l’export de l’industrie des véhicules automobiles et des pièces a grimpé de 9 %, et cette croissance devrait faire un nouveau bond de 7 % l’an prochain. À l’Île-du-Prince-Édouard, le secteur prometteur des produits chimiques a vu la valeur de ses exportations cette année se bonifier de 15 % cette année, et cette croissance devrait atteindre 10 % en 2016.

Ensemble, ces gains au chapitre des exportations énergétiques et le dynamisme d’autres secteurs embelliront les perspectives pour les quatre provinces de l’Atlantique en 2016. Ainsi, Terre-Neuve-et-Labrador assistera à une augmentation de 11 % de ses exportations totales. Pour sa part, le Nouveau-Brunswick devrait dégager une croissance à l’export de 7 %, suivi de l’Île-du-Prince-Édouard (+6 %) et de la Nouvelle-Écosse (+4 %).

Voilà un aperçu de l’évolution prévue des exportations des provinces canadiennes. Vous en découvrirez plus sur la façon dont l’économie mondiale se répercute sur ces provinces et d’autres provinces du pays, et l’ensemble des secteurs, en consultant la publication d’EDC Prévisions à l’exportation – Automne 2015.

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