Votre bilan, un levier de financement

Votre bilan, un levier de financement

Premiere partie : Utilisez votre actif pour financer votre croissance à l’étranger

Les exportateurs et leur banque savent qu’il est plus risqué de faire des affaires à l’étranger que chez soi. Voilà pourquoi nombre d’entreprises canadiennes n’obtiennent pas les fonds nécessaires pour développer leurs opérations internationales autant qu’elles le souhaiteraient. Pourtant, la solution à leurs problèmes de financement se trouve peut-être tout près – dans leur bilan.

Disons que vous exportez vos produits depuis un certain temps. Votre niveau de crédit actuel convient à vos opérations à l’étranger. Soudainement, vos ventes bondissent. Une superbe occasion de croissance – mais encore faut-il obtenir les fonds nécessaires.

Les problèmes surviennent lorsque vous demandez à votre banque d’augmenter votre crédit. Comme les ventes à l’étranger présentent un risque plus élevé de non-paiement, vous pourriez être incapable de rembourser une marge de crédit plus importante. Avec raison, la banque refuse de vous avancer les fonds dont vous avez besoin. Une belle occasion manquée, vous dites-vous.

Vraiment? La solution à ce problème se trouve peut-être dans votre bilan, sous forme d’actifs pouvant accroître votre crédit disponible. Ces actifs peuvent être à l’étranger ou au pays. Il peut s’agir de comptes clients, de stocks, de biens immobiliers et d’équipement. Si la banque arrive à les prendre en compte, elle pourrait consentir à votre demande de financement.

Transformez vos comptes clients en trésorerie et en crédit

Les banques adossent fréquemment les prêts consentis à leurs clients à des créances sur le marché canadien. Elles hésitent toutefois à faire de même avec des créances à l’étranger en raison du risque accru. Que faites-vous si les emprunts sur la valeur de vos créances sur le marché canadien ne suffisent plus et que votre banque refuse de tenir compte de vos ventes à l’étranger?

L’assurance comptes clients pourrait être la solution. Ces polices vous protègent des défauts de paiement de vos clients étrangers, mais elles peuvent également accroître votre capacité d’emprunt. En effet, en assurant un compte client étranger, vous aurez votre argent même si votre client ne vous paie pas. Le risque encouru par la banque ainsi réduit, celle-ci acceptera peut-être de vous prêter sur la valeur de cette créance.

« Les banques ont l’habitude d’adosser une marge aux comptes clients sur le marché canadien qu’elles ont approuvés jusqu’à concurrence de 75 % », affirme Greg Matthews, directeur de comptes commerciaux à RBC. « Sur le marché international, ce pourcentage varie. Pour une créance américaine, le pourcentage reste généralement le même : 75 %. Mais pour une créance européenne, au Royaume-Uni ou en Belgique par exemple, ce pourcentage tombe à 65 %. »

Selon le cas, il se peut que l’entreprise n’obtienne pas le fonds de roulement dont elle a besoin. « Cependant, poursuit M. Matthews, si elle souscrit l’assurance comptes clients d’EDC, sa banque pourrait accepter d’adosser une marge aux créances dans une proportion allant jusqu’à 90 %. Donc, supposons que vous vendez sur le marché américain et que vous disposez déjà d’une marge de 75 % de vos créances sur ce marché, mais qu’il vous en faut encore un peu plus. L’assurance d’EDC peut vous aider à obtenir les 15 % qui vous manquent. »

L’assurance comptes clients d’EDC peut augmenter votre limite de crédit en assurant jusqu’à 90 % de vos pertes attribuables à divers risques commerciaux. Elle pourrait aussi convaincre votre banque d’inclure vos créances à l’étranger lorsqu’elle détermine votre limite de crédit.

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