Cinq clés pour ouvrir les portes du marché mexicain

Cinq clés pour ouvrir les portes du marché mexicain

Fort de ses 120 millions d’habitants et de l’ouverture de son marché à l’investissement étranger, le Mexique offre d’excellentes occasions d’affaires aux compagnies canadiennes. Et les chiffres le prouvent : en 2013, les ventes à l’exportation du Canada destinées à ce pays ont dépassé 4,6 G USD, ce qui place le Mexique au cinquième rang de nos marchés étrangers. La même année, le Canada était le quatrième investisseur étranger du Mexique, derrière les États-Unis, les Pays-Bas et l’Espagne.

Si ces chiffres vous laissent croire qu’il s’agit d’un marché prometteur pour votre entreprise, voici quelques stratégies qui vous aideront à en faire une réalité.

1. Apprendre quels secteurs offrent des débouchés

Tous les secteurs de l’économie mexicaine offrent des occasions d’affaires, mais les industries suivantes sont particulièrement intéressantes pour l’investissement canadien et pour nos principales exportations.

Pétrole, gaz naturel et électricité — Jusqu’à tout récemment, le secteur de l’énergie était dominé par des sociétés d’État et l’investissement étranger n’y était pas permis. Cependant, des réformes importantes ont ouvert ce marché aux compagnies non mexicaines, ce qui devrait permettre aux entreprises canadiennes d’accéder à plus de débouchés.

Automobile — Le Mexique est devenu le huitième producteur de véhicules au monde. L’industrie automobile est aujourd’hui parmi les plus prometteuses pour les investisseurs canadiens en raison de ses coûts concurrentiels, de sa main-d’œuvre qualifiée et de son emplacement stratégique.

Mines — Nombre des grandes mines du pays sont la propriété de compagnies canadiennes ou de minières inscrites à la Bourse de Toronto.

Aéronautique — L’aéronautique est un secteur jugé prioritaire et le gouvernement mexicain entend faire du pays l’un des 10 principaux fournisseurs mondiaux du secteur aéronautique d’ici 2020.

Télécommunications — Les réformes récentes des secteurs de la téléphonie mobile, des services à large bande et de la radiodiffusion devraient faire progresser l’industrie et, en ouvrant le marché et en améliorant le cadre de réglementation, accroître la concurrence.

Infrastructure — Le gouvernement du Mexique a récemment annoncé pour la période 2014–2018 un nouveau programme national d’infrastructure aux termes duquel près de 600 milliards de dollars américains seront investis par les secteurs public et privé dans des infrastructures, nouvelles ou à moderniser.

Industrie légère — Le Mexique est devenu le lieu idéal pour l’industrie légère et les usines de montage dans des sous-secteurs tels que les appareils médicaux, le plastique, les écotechnologies, l’emballage, ainsi que la sûreté et la sécurité.

2. Comprendre la conjoncture de l’investissement au Mexique

Grâce aux réformes lancées récemment, les secteurs du financement, de l’énergie et des télécommunications permettent la participation étrangère, ce qui va grandement transformer la conjoncture de l’investissement au pays. Cela étant dit, les règlements sur l’investissement aux termes de l’ALENA restent les mêmes, et les sociétés affiliées de compagnies canadiennes vont continuer à être traitées comme des entreprises mexicaines.

Au niveau fédéral, le Mexique a mis en place diverses mesures incitatives à l’intention des investisseurs étrangers, comme le programme maquiladoras/IMMEX, qui offrent certains types d’allégements fiscaux. Plusieurs états ont aussi leurs propres politiques de développement industriel pour attirer les investisseurs et quatre zones de libre‑échange permettent d’importer des matières premières en franchise de droits pour la fabrication et le montage, et pour d’autres services.

Le pays reste une destination très prisée pour investir. Selon les résultats d’un rapport de 2014 dans lequel KPMG étudie dix pays, le Mexique est le plus concurrentiel de tous, d’après des facteurs tels que les coûts de main-d’œuvre, les impôts, la réglementation et l’infrastructure.

3. Rechercher la meilleure stratégie d’entrée

Vous pouvez pénétrer le marché mexicain de plusieurs manières.

Créer une société affiliée — Il existe trois grandes façons de créer une société affiliée au Mexique. La plus communément utilisée par les compagnies canadiennes est la Sociedad Anónima (S.A.), l’équivalent d’une société canadienne fermée. Une autre forme est la Sociedad de Responsabilidad Limitada (S. de R.L.), qui est une société à responsabilité limitée. Quant à la Sociedad Civil (S.C.), elle convient en général bien aux fournisseurs de services.

Établir une succursale — Vous pouvez ouvrir une succursale au lieu de créer une société en bonne et due forme. Ses droits et responsabilités sont semblables à ceux d’une société, notamment en ce qui concerne les charges fiscales et l’accès aux tribunaux locaux.

Établir une coentreprise — On considère qu’une coentreprise entre une firme canadienne et une compagnie mexicaine est indépendante de ses sociétés mères, et elle doit être enregistrée comme entité séparée.

S’associer à des agents ou à des distributeurs — Pour faire des affaires au Mexique, vous pouvez faire appel à des représentants des ventes, en particulier des agents et des distributeurs, au lieu d’avoir une présence locale. Dans ce cas, vous êtes considéré comme une entreprise non résidente, ce qui limite vos activités.

4. Garantir une bonne logistique

Si votre entreprise est celle qui exporte, c’est votre client mexicain qui est l’importateur et qui doit se charger du dédouanement des marchandises. Par contre, si vous avez une société affiliée au Mexique, c’est elle l’importateur, et elle est donc responsable du dédouanement.

À compter de 2015, les importateurs mexicains n’auront plus à passer par des courtiers mexicains certifiés pour dédouaner leurs marchandises. Cependant, la réglementation douanière mexicaine est très stricte et les erreurs peuvent entraîner de fortes pénalités. Il est donc extrêmement risqué de laisser la société affiliée gérer seule le dédouanement et il vaut mieux faire appel à un courtier certifié, même si ce n’est pas exigé.

5. S’assurer d’être payé

Comme les taux prêteurs sont élevés au Mexique, il est possible que vos clients potentiels n’acceptent pas de payer les frais associés à des modalités de paiement sûres comme les lettres de crédit. Si vous exigez de telles modalités, vous risquez donc de voir des ventes tomber à l’eau. En même temps, offrir des conditions de crédit trop clémentes peut s’avérer risqué : si un client mexicain ne vous paie pas, il sera peut-être très difficile de récupérer le montant dû.

La meilleure solution au problème du paiement comporte deux volets. Premièrement, négociez toujours très minutieusement vos contrats de vente, avec l’aide d’un conseiller juridique local qualifié. Deuxièmement, souscrivez une police d’Assurance comptes clients (ARI). Exportation et développement Canada (EDC) propose diverses solutions d’ARI, qui couvrent généralement jusqu’à concurrence de 90 % de vos pertes en cas de non-paiement.

Pour en savoir plus sur le monde de l’exportation au Mexique, ou sur la manière d’exploiter une société affiliée dans ce pays, visitez les pages d’information d’EDC consacrées au Mexique.

Catégories Mexique, Perspectives pour des petites entreprises

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