Glen Cooke est pêcheur de nature

Cooke Aquaculture : d’une seule cage à des ventes d’un milliard

On consomme du poisson et des fruits de mer depuis la nuit des temps. Les anciens Romains et Assyriens ont essayé de répondre à la demande en élevant des poissons dans des étangs. Aujourd’hui, la demande mondiale est plus forte que jamais, et l’un des chefs de file qui veillent à y répondre est Cooke Aquaculture, de Blacks Harbour, au Nouveau-Brunswick.

Cooke Aquaculture a été créée en 1985 sous le nom de « Kelly Cove Salmon » par un père et ses fils : Gifford, Michael et Glenn Cooke. Le trio a connu d’humbles débuts, commençant par un seul parc de cages marines qui pouvait contenir 5 000 saumons. La famille savait que son succès et sa viabilité à long terme reposeraient sur son intégration verticale dans la chaîne de production de saumons. Elle a donc acheté l’entreprise Oak Bay Hatchery et s’est lancée dans un programme de croissance dynamique, qui se poursuit toujours.

Au fil des ans, l’entreprise a agrandi ses installations, enrichi sa gamme de produits et étendu ses réseaux de distribution. Elle exerce maintenant ses activités dans toutes les Maritimes, dans le Maine, au Chili, en Espagne et en Écosse, et vend ses produits partout aux États-Unis et au Canada.

Grâce à ses filiales en propriété exclusive, Cooke Aquaculture transforme et vend 115 000 tonnes métriques de saumon de l’Atlantique et 20 000 tonnes métriques de bar commun et de dorade chaque année, ses ventes annuelles frôlant le milliard de dollars.

La durabilité, c’est bon pour les affaires

Quand Cooke Aquaculture parle de durabilité, elle sait de quoi il s’agit.

« C’est un mot souvent galvaudé », explique Nell Halse, vice-présidente aux communications de l’entreprise. « Sa signification est pourtant simple : en utilisant de bonnes pratiques d’élevage et en s’employant à protéger l’environnement où on est installé, on obtient un poisson en meilleure santé. Quand le client achète un beau pavé de saumon d’un producteur vraiment responsable, il le sait, et il repart en paix. »

Le secret? L’innovation!

M. Keng Pee Ang, directeur du développement et de la nutrition chez Cooke Aquaculture, est très heureux du programme de reproduction de l’entreprise : « C’est la première fois que nous obtenons plus de 100 000 alevins avec notre programme de reproduction interne. »

M. Ang supervise un programme de reproduction de tanche-tautogue qui pourrait changer la donne pour le contrôle du pou du poisson, ectoparasite (parasite externe) marin qui se nourrit du mucus, du tissu épidermique et du sang du poisson hôte.

« Nous sommes peut-être les premiers à reproduire la tanche-tautogue en captivité, continue-t-il. On l’a sans doute déjà fait lors d’une expérience, mais je crois que nous sommes les premiers à le faire à des fins commerciales. »

M. Ang explique que l’idée d’utiliser ce poisson pour combattre le parasite est née en Norvège. « Ces poissons-nettoyeurs, comme on les appelle, nettoient effectivement les autres poissons, dit-il. Les Norvégiens s’en servent à cette fin depuis un moment. »

Bon pour vous… et délicieux!

Le saumon de l’Atlantique est prisé pour sa riche teneur en protéines, en vitamines et en minéraux. Il constitue l’une des meilleures sources d’acide gras oméga-3 ADH et AEP, et s’apprête de mille et une façons; les amateurs de poissons en ont toujours été friands vu son adaptabilité.

Catégories Agroalimentaire et foresterie

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