« Lancez-vous! » CSL Silicones : un exemple de réussite en exportation

« Lancez-vous! » CSL Silicones : un exemple de réussite en exportation

Une captivante histoire canadienne

Un immigrant quitte son Inde natale pour se rendre au Canada afin de réaliser le « rêve canadien de l’entrepreneur » pour lui et sa future famille. Il n’a pas d’argent, mais il a l’esprit aiguisé, une détermination sans faille et un diplôme de génie mécanique en poche.

C’est avec ces outils que Seraj Huda a bâti BUNA Engineers Ltd., une entreprise qui fournit des solutions en génie chimique et mécanique à ses clients.

Et, à force d’efforts, il a réussi.

Mais en 1978-1979, il s’est embarqué dans un projet qui allait changer le cours de sa carrière.

Koweït

BUNA Engineers avait des investisseurs et un client pour le Kuwait Silicone Project (KSP), mais les grands fabricants de silicone n’ont jamais voulu y contribuer. Sans un coup de pouce du destin, le projet aurait été annulé.

M. Huda a découvert une technologie de silicone venue de Tchécoslovaquie qui n’était pas encore commercialisée. Il s’agissait d’un processus de transformation du silicium métal en produits finis tels que du caoutchouc, des émulsions et des agents de surface. BUNA Engineers Ltd. a acquis cette technologie, qui lui a permis de faire avancer le projet KSP.

C’est à ce moment-là qu’a éclaté la première guerre du Golfe, et qu’un missile Scud irakien est tombé à un kilomètre du site du projet. Les investisseurs se sont alors retirés, faisant échouer l’initiative.

Heureusement, l’entreprise a pu quitter le Koweït avec la nouvelle technologie ainsi que le paiement intégral, grâce à un contrat habilement négocié.

Les débuts

Grâce à son capital et à une technologie très poussée dans le domaine des silicones, BUNA Engineers a acquis une participation dans CSL Silicones en 1983, avant d’acheter le reste de l’entreprise l’année suivante.

Grâce à l’inspiration et à la direction de Seraj Huda, CSL Silicones est passée d’une petite entreprise de reconditionnement du silicone avec vulcanisation à température ambiante à un chef de file innovant en recherche scientifique et appliquée ainsi qu’en conception et en fabrication de produits en silicone.

« Seule l’imagination humaine trouve des limites à la chimie du silicone. »

Cette citation d’Eugene Rochow, pionnier de la chimie minérale, a inspiré à Seraj Huda d’employer sa créativité et sa vision d’entrepreneur pour utiliser le silicone de façon inédite. C’est ainsi qu’est né un revêtement isolateur haute tension qui pouvait facilement être étalé sur de larges surfaces, comme de la peinture. Audacieux, M Huda avait promis le produit à son client potentiel, Ontario Hydro (maintenant Hydro One), avant même d’en commencer le développement.

À l’image de sa réputation de chef de file du secteur du revêtement, les activités nationales et internationales de CSL se sont développées.

Seraj Huda est décédé en 2008 en faisant ce qu’il aimait : développer ses activités et aider ceux qui l’entouraient. Il nous a quittés, mais son héritage est toujours vivant à travers les valeurs fondamentales de CSL, la culture de l’entreprise et puis son fils, Faisal Huda, qui a repris l’entreprise après le décès de son père.

Un regard neuf

Sous la direction de Faisal Huda, l’entreprise a redoublé de détermination et de confiance en ses acquis technologiques et commerciaux. Malgré le ralentissement économique mondial, ces dernières années comptent parmi ses plus prospères.

Puisant leur inspiration de leurs clients, qui trouvent de nouvelles utilisations au revêtement isolant, CSL Silicones a poursuivi sa lancée avec des applications anticorrosion et antigraffiti.

« Nous allons lancer une nouvelle technologie en 2016, explique Faisal Huda. Nous avons travaillé avec le Conseil national de recherches du Canada et le Centre canadien de matériaux de construction, qui sont ravis des résultats. »

CSL Silicones est mondialement reconnue comme un chef de file du développement de matériaux de silicone novateurs destinés à divers secteurs, comme l’électricité, l’électronique, le bâtiment et le génie civil, le traitement chimique, le transport et les infrastructures publiques.

Comment EDC a aidé CSL Silicones

Il est souvent difficile de réussir seul sur le marché mondial.

« Quand j’ai repris l’entreprise, nous traversions l’une des pires crises économiques des dernières décennies. J’ai décidé que nous devions élargir notre champ d’action en établissant des partenariats avec des entreprises locales qui utilisent notre revêtement ou qui fabriquent des pièces pouvant être enduites de notre produit », explique Faisal Huda, président et chef de la direction de CSL Silicones.

« Nos partenaires ne sont pas des entités gouvernementales. Aussi, les questions financières telles que les paiements ou la solvabilité pouvaient se révéler assez opaques. EDC nous a aidés à réaliser nos ambitions de croissance stratégique : grâce à elle, nous avons pu accéder à davantage de débouchés commerciaux internationaux et travailler avec de petits clients sans avoir à nous soucier de la question des paiements. Les programmes d’assurance d’EDC nous ont permis de nous concentrer sur ce que nous faisons le mieux : fournir des isolants en silicone innovants et faire croître notre entreprise.

Nous avons sollicité EDC à plusieurs reprises, soit pour examiner la solvabilité de clients potentiels, soit pour recourir à son programme d’assurance, ajoute M. Huda. C’est le genre de choses que nous ne pouvons absolument pas faire seuls. »

Cinq questions à Faisal Huda, président et chef de la direction de CSL Silicones, Inc.

1) Quel a été le premier produit que vous avez exporté?

Nous avons expédié en Chine des conteneurs remplis de scellants basiques en silicone. Je ne sais pas trop ce que nos clients en ont fait!

 

2) Que connaissez-vous aujourd’hui de l’exportation que vous auriez aimé savoir à vos débuts?

Le monde n’est pas aussi hostile qu’il en a l’air. Nous voulons tous la même chose : avoir un abri, de l’argent, et offrir une belle vie à nos enfants. À partir du moment où on réalise qu’on a seulement affaire à des êtres humains, la recherche de clients devient plus facile. Lancez-vous!

 

3) Comment le commerce a-t-il évolué depuis que vous vous êtes lancé en affaires?

Le marché est devenu imprévisible : on ne peut plus se fier aux projections. Les taux de change sont extrêmement volatils, et le coût des matières premières ne cesse de changer. Quand je me suis lancé, il était encore possible de faire un plan d’affaires sur trois ans. Maintenant, on ne peut même pas savoir ce qui se passera à la fin de l’année.

 

4) Quelle est la chose la plus importante que doivent savoir les nouvelles PME au sujet du commerce d’exportation?

Il faut absolument trouver des partenaires qui partagent vos valeurs fondamentales pour réussir, surtout quand on se lance sur les marchés étrangers. Ceux qui gèrent ces entreprises doivent être sur la même longueur d’onde que vous. Sinon, il risque d’être très difficile de trouver une solution à l’amiable quand les inévitables problèmes se présenteront.

 

5) Que faites-vous lorsque vous ne travaillez pas à faire croître votre entreprise?

Des voitures! Enfant, j’avais une petite voiture jaune que j’adorais, mais je l’ai perdue dans un aéroport. J’avais quatre ans. J’ai ensuite oublié les automobiles jusqu’à ce que je rencontre ma belle-famille. Ils adorent les voitures anglaises, et cela a ravivé l’étincelle chez moi, surtout quand j’ai vu mon premier projet : une petite Alfa Romeo jaune. Depuis, j’ai eu d’autres projets qui m’ont ravi.

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