Karen Adams, Première vice-présidente responsable des services bancaires nationaux aux entreprises, Banque HSBC Canada

De bonnes pratiques bancaires pour les petites entreprises

La franchise et la transparence sont les pivots d’une solide relation d’affaires entre une PME et sa banque, affirme la première vice-présidente responsable des services bancaires nationaux aux entreprises de la Banque HSBC Canada.

Karen Adams souligne que l’entreprise et la banque devraient considérer leur relation comme un partenariat et, comme tous bons partenaires, discuter de leurs plans à l’avance et s’efforcer de dissiper tout malentendu et de régler tout désaccord.

La banque travaille également en étroite collaboration avec des organisations comme EDC afin de pouvoir mieux appuyer ses clients. Les partenariats lui permettent d’offrir une solution globale, explique Mme Adams. Pour les PME, cela se traduit par des processus financiers simplifiés et des possibilités de croissance accrues au Canada comme à l’étranger.

Les analystes du marché et le gouvernement exhortent les sociétés canadiennes à profiter davantage des débouchés à l’étranger, en particulier sur les marchés émergents. Les clients de la HSBC ont-ils répondu à l’appel?

Oui. De plus en plus d’entreprises canadiennes nous demandent des renseignements sur le commerce extérieur, notamment l’importation, l’exportation et l’investissement à l’étranger. L’un de nos clients canadiens du secteur des services alimentaires, par exemple, envisage de s’approvisionner en partie au Pakistan. Il s’y est récemment rendu et a rencontré notre représentant et certains de nos clients dans ce secteur, des rencontres que nous avions organisées afin de l’aider à explorer cette possibilité d’affaires.

Est-il plus difficile pour les petites entreprises d’obtenir du financement en cette période de tourmente économique?

Dans certaines régions du monde, l’économie se porte à merveille. L’Asie-Pacifique, par exemple, est portée par le dynamisme de Hong Kong, de la Chine et d’autres économies florissantes de la région. Les exportateurs canadiens présents sur ces marchés s’en tirent donc fort bien. Ce sont ceux qui ne vendent qu’au Canada ou aux États-Unis qui souffrent.

Quels conseils donneriez-vous à une PME souhaitant obtenir de sa banque du financement pour accroître ses activités tant au Canada qu’à l’étranger?

Mon principal conseil à toute entreprise, peu importe sa taille, est de faire preuve de franchise et de transparence, et de donner à l’institution financière amplement le temps d’examiner son dossier. Dire « J’ai besoin de financement, et pas plus tard que lundi prochain » ne mènera à rien. Les PME gagnent donc à se montrer prévoyantes.

Dans quelle mesure une entreprise devrait-elle collaborer avec sa banque même lorsqu’elle n’a besoin ni de nouveaux fonds ni de financement accru?

Comme nous le rappelons toujours à nos clients, la HSBC n’est pas là simplement pour leur offrir des services. Nous voulons être un partenaire de leur croissance. Mais chacun doit y mettre du sien. Il est important par exemple que les entreprises traitent leurs rapports avec leur banque comme une relation d’affaires et, à ce titre, tiennent cette dernière au courant de ce qui se passe, même lorsqu’elles n’ont pas besoin de financement.

Vous parlez de l’importance de cultiver un partenariat avec son institution financière. Pouvez-vous nous donner un exemple d’un partenariat qui a porté fruit?

Bien sûr. Un de nos clients, un fabricant de jouets de l’Ouest canadien en pleine croissance, était dirigé par une entrepreneure enthousiaste, mais dépassée par les événements. Il y a environ trois ans, elle a frôlé la faillite. Nous lui avons conseillé d’embaucher un comptable à plein temps qui saurait mettre de l’ordre dans ses finances.

Alors que s’est-il passé?

L’esprit ailleurs, elle nous a fait parvenir ses rapports financiers en retard… nous n’avons donc eu d’autre choix que de transmettre son dossier à notre service de crédit particulier, qui s’emploie à aider les PME en difficulté. L’entreprise s’est fort heureusement refait une santé financière. Nous l’avons aidée à s’installer dans de plus grands locaux et l’avons encouragée à embaucher un chef de la direction financière. Je l’ai revue récemment et elle m’a confié que la réalité devant laquelle nous l’avions mise avait été difficile à avaler, mais qu’elle avait repris pied et embauché un chef de la direction financière. Son chiffre d’affaires a triplé depuis.

En quoi la HSBC collabore-t-elle avec EDC afin d’aider les entreprises à obtenir le financement dont elles ont besoin pour accroître leurs activités à l’étranger?

Nous collaborons avec EDC à l’échelle du pays de multiples façons. Souvent, nous nous associons afin d’offrir une solution globale à une PME exportatrice. Les comptes clients assurés par EDC, par exemple, peuvent servir de nantissement pour un prêt consenti par la HSBC. Ce modèle fonctionne très bien, et nous envisageons de collaborer encore davantage avec EDC à l’avenir.

Existe-t-il d’autres options de financement pour aider les entreprises à prendre de l’expansion, surtout à l’étranger?

Il en existe une abondance, allant de lignes de crédit à des prêts à terme structurés. La HSBC soutient la croissance à l’étranger de ses clients grâce à ses services de financement des transactions d’importation et d’exportation et à ses solutions de gestion des opérations de change. Bien que les PME n’y aient généralement pas recours, les marchés financiers, tout comme le capital-investissement et le capital de risque, occupent le sommet de la pyramide du financement.

Existe-t-il d’autres options ou mesures incitatives intéressantes?

De nombreuses PME ignorent en outre l’existence de certains allégements fiscaux à leur disposition. L’un de nos clients par exemple, une maison d’édition de Québec qui publie des ressources pédagogiques en ligne, bénéficie maintenant d’un beau crédit d’impôt pour la R-D parce qu’elle produit du contenu destiné à des marchés étrangers. Or, elle n’en soupçonnait pas l’existence avant que nous lui mettions la puce à l’oreille.

Cinq solutions bancaires à l’appui de la croissance

Les conditions de crédit sont certes moins souples pour les PME en général depuis la crise financière de 2008, mais Mme Adams souligne que les entreprises en essor peuvent aisément obtenir du financement, surtout si elles visent des marchés émergents à croissance rapide.

Solutions de financement bancaire offertes aux PME

  1. Financement des transactions d’importation et d’exportation
  2. Lignes de crédit et financement de fonds de roulement
  3. Marges de change pour convertir des devises et se protéger des risques de change
  4. Prêts à terme structurés
  5. Approbation de sources de crédits d’impôt pour la R-D et d’assurance crédit pour garantir les prêts

À propos de Karen Adams, Première vice-présidente responsable des services bancaires nationaux aux entreprises, Banque HSBC Canada. Mme Adams apporte à son poste de cadre à la Banque HSBC Canada plus de 15 ans d’expérience à l’échelle internationale du domaine des services bancaires aux entreprises et de la gestion des risques. Elle a été chef de la direction de la Banque HSBC en Jordanie jusqu’en avril 2011, et a également travaillé pour cette banque en Chine, en Inde, à Hong Kong, à Dubaï, en Corée du Sud et à Londres.

Catégories Exportation

Comments are closed.

Affichages connexes