Décidée à devenir le chef de file de l’hydrogène, Lyte Energy a la Chine et l’Inde dans sa ligne de mire

Décidée à devenir le chef de file de l’hydrogène, Lyte Energy a la Chine et l’Inde dans sa ligne de mire

Lyte Energy n’exporte pas encore, mais son président et chef de la direction, Nauman Kureshy, est convaincu que ses recherches, sa planification, sa patience et sa persévérance des trois dernières années seront bientôt récompensées.

Établie à Markham, l’entreprise du secteur des technologies propres mise sur la production et le stockage d’hydrogène et les technologies de piles à combustible pour offrir des produits et services variés, comme la production d’électricité propre, le ravitaillement en hydrogène, la manutention et le stockage des réserves d’énergie.

« Notre mission est de favoriser la transition vers une économie de l’hydrogène par la sensibilisation, » explique M. Kureshy. « En plus d’être propre, écologique et sécuritaire, l’hydrogène est l’élément le plus abondant dans l’univers».

Selon un rapport de l’Association canadienne de l’hydrogène et des piles à combustible publié en 2016, « l’industrie canadienne de l’hydrogène et des piles à combustible est reconnue comme un chef de file mondial, car elle développe des technologies nouvelles et crée un savoir-faire spécialisé. La demande croissante de produits et de solutions reposant sur une énergie propre au Canada et à l’étranger génère des débouchés et des investissements dans toute une gamme d’applications, à savoir les voitures de tourisme, les autobus, les camions, les trains et tramways, les navires et aéronefs, les applications stationnaires, l’alimentation de secours et la manutention. […] Enfin, l’industrie apporte une contribution majeure à l’économie canadienne […]. »

M. Kureshy a créé Lyte en 2015 après avoir mené des recherches sur le potentiel de l’industrie. Par le réseautage, il s’est entouré d’experts dans le domaine qui l’ont aidé à établir un plan pour atteindre la rentabilité à l’échelle mondiale.

« Je savais que ce serait un projet de longue haleine, confie-t-il. Pour l’instant, c’est une toute petite industrie, et personne n’a encore atteint la rentabilité. C’est ce que nous allons changer. »

L’un des leviers de Lyte est son partenariat stratégique avec la Torontoise dynaCERT et ses droits de distribution mondiaux d’HydraGEN, un système de production d’hydrogène et d’oxygène breveté destiné aux moteurs diesel à usage intensif des camions de transport. Par l’ajout d’hydrogène au processus de combustion, HydraGEN réduit les émissions de 25 % tout en augmentant d’au moins 15 % l’économie de carburant.

Après des tests sur le terrain au Canada, Lyte veut prouver l’efficacité du projet en Chine, où le gouvernement s’est engagé à investir plus de 361 G$ dans les technologies propres d’ici 2020.

« La Chine est le plus grand débouché pour HydraGEN », souligne Roger Sabourin, le premier vice-président des ventes et des solutions techniques de Lyte. « Le gouvernement, franchement intéressé par le produit, nous a dit qu’il en avait besoin maintenant. »

Lyte cible aussi d’autres marchés, comme l’Inde, possible terreau fertile pour ses solutions de stockage d’énergie et de piles à combustible. Un récent accord prévoit qu’elle fournira pendant trois ans des systèmes de piles de réserve pour les infrastructures en télécommunications dans le Bihar. Elle lorgne aussi l’Allemagne et la Russie, sans oublier les États-Unis en ce qui concerne HydraGEN. En fait, l’entreprise vante en ce moment les retombées environnementales et économiques d’HydraGEN, dont l’installation prend moins de trois heures, au California Air Resources Board.

« Quoiqu’en dira l’administration américaine, les changements climatiques sont réels. Je crois au problème, tout comme 60 % des Américains, ajoute M. Sabourin. »

M. Kureshy explique qu’il y a cinq ans à peine, Lyte n’aurait jamais pu faire ce qu’elle fait aujourd’hui, « car la technologie à sa disposition était alors bien trop coûteuse. »

« Maintenant, des études de cas ont été menées sur le terrain, et les résultats sont probants », se réjouit-il.

Un exemple d’économie qu’apporte la technologie de Lyte? Le stockage d’énergie est passé de 20 000 $ pour cinq kilowatts à 1 000 $.

« La technologie change de jour en jour. En menant le bal, Lyte peut fixer le tarif de ses solutions personnalisées tout créant le marché à l’international, jubile M. Kureshy. Notre stratégie mondiale est fondée sur un ensemble de solutions qui deviennent un complément à valeur ajoutée. »

Comment vendre une nouvelle technologie sur un marché étranger? M. Kureshy souligne que le secret, c’est le bouche-à-oreille et les relations de confiance.

« Pour nous, la confiance est cruciale. Nous devons créer des liens durables et les conserver. »

M. Sabourin renchérit.

« Nous avons axé notre stratégie mondiale sur la recherche d’une personne de confiance sur le marché, explique-t-il. C’est bien moins risqué que de nous lancer sans vérification. »

L’origine canadienne de l’entreprise lui a aussi ouvert des portes.

« Les gens voient le Canada comme un pays de confiance aux valeurs écologiques, explique M. Kureshy. Les médias ont rapporté ses mesures pro-environnement, ce qui nous a vraiment aidés sur la scène internationale. »

Lyte continue de percer de nouveaux marchés; sa vision d’avenir est sans équivoque.

« Nous voulons devenir l’Exxon Mobile de l’hydrogène, annonce M. Kureshy. C’est notre objectif ultime et, avec un peu de chance, bien du travail et les bonnes personnes, nous allons le réaliser. »

Apprenez-en plus sur le parcours d’exportation de Nauman Kureshy.

Catégories Ecotechnologies

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