L’économie de la Colombie en plein essor

L’économie de la Colombie en plein essor

Il est grand temps de lui prêter attention

L’économie de la Colombie atteint des sommets comparables à ceux de ses célèbres montagnes. Regardez ces statistiques :

  • Croissance annuelle moyenne du PIB de 4,37 % de 2001 à 2014.
  • Croissance de 4,6 % en 2014 – parmi les 5 plus élevées au monde.
  • Depuis 2010, l’investissement direct étranger est passé de 6,8 à 16,8 milliards de dollars.
  • En mars dernier, le taux de chômage a atteint 8,9 %, son niveau le plus bas en 15 ans.
  • L’indice de pauvreté est passé de 50 % en 2003 à 25 % en 2014.
  • La classe moyenne a doublé au cours des dix dernières années.

Malgré ces statistiques encourageantes, la Colombie conserve une image peu enviable.

Andres Trivino, président de la chambre de commerce Canada-Colombie.

Andres Trivino, président de la chambre de commerce Canada-Colombie.

« Il y a actuellement une grande différence entre l’image de la Colombie et l’état réel du pays », affirme Andres Trivino, président de la chambre de commerce Canada-Colombie.

« En 2001, en raison de problèmes de sécurité, le gouvernement a dû imposer des règles qui ont entravél’économie, particulièrement aux investissements étrangers. Aujourd’hui, le pays est beaucoup plus sécuritaire. Ses institutions, comme son système judiciaire, sont beaucoup plus fortes et le gouvernement a instauré des mesures incitatives pour attirer les entreprises étrangères. »

Selon M. Trivino, les investisseurs et les exportateurs canadiens devraient se dépêcher de s’établir en Colombie avant que le reste du monde ne le fasse. En d’autres mots, arrivez tôt au spectacle avant que le prix des billets augmente et que toutes les bonnes places soient prises.

La Colombie, terre de possibilités

Selon M. Trivino, le secteur du développement des infrastructures est actuellement celui qui offre le plus de débouchés aux investisseurs et exportateurs canadiens. Le gouvernement colombien compte investir plus de 20 milliards de dollars dans les routes, les aéroports, les ports et les chemins de fer afin de faciliter le transport et le commerce intérieur.

Des investissements étrangers considérables seront nécessaires pour financer ces projets, qui nécessiteront aussi la participation de sociétés de conseil, d’entrepreneurs et de fournisseurs – ce qui ne manque pas au Canada.

Pour faciliter l’accès des entreprises à ces projets, Exportation et développement Canada (EDC) a signé un protocole d’entente (PE) avec la Banque nationale de développement de la Colombie, la Financiera de Desarrollo Nacional (FDN) en juin 2015. Ce PE prépare le terrain pour une coopération entre EDC et la FDN sur des projets d’infrastructure, ce qui aidera EDC à trouver des débouchés pour les entreprises canadiennes.

Parmi les autres secteurs prometteurs, on compte l’énergie renouvelable (particulièrement l’hydro-électricité, avec des débouchés futurs dans les énergies solaires et éoliennes), les industries extractives (exploitation minière, pétrole et gaz naturel), les services bancaires, les placements privés en actions, les technologies de l’information et des communications et l’industrie légère.

Établir des relations sur le terrain

« La Colombie regorge d’occasions en or, mais demeure un marché hyperconcurrentiel. Seules les entreprises bien préparées qui ont du soutien solide là-bas et au Canada y prospéreront », nuance Stephen Benoit, représentant en chef d’EDC à Bogotá depuis huit ans.

« N’arrivez pas en Colombie en visant un profit rapide. Au contraire, considérez vos affaires là-bas comme un investissement à long terme. Apprenez à connaître les gens, la culture et la langue, et les affaires suivront. »

Plusieurs organismes peuvent vous aider, notamment la chambre de commerce Canada-Colombie, EDC, le Service des délégués commerciaux et ProColombia (l’organisme de promotion des investissements et de l’exportation de la Colombie).

Selon M. Trivino, ces ressources sont essentielles, surtout pour établir des relations sur le terrain.

« Il est beaucoup plus facile de trouver des débouchés en Colombie si vous disposez d’un bon réseau local qui peut vous présenter les bonnes personnes que si vous allez vous-même cogner aux portes. Un réseau de confiance est essentiel là-bas, alors ne négligez aucune rencontre », explique M. Trivino.

Perspectives d’avenir en Colombie

Pour ceux qui hésitent encore, prenez l’exemple de Medellín, deuxième ville de Colombie. Vers la fin des années 1980, alors sous l’emprise de criminels, dont le célèbre baron de la drogue Pablo Escobar, elle était l’une des villes les plus violentes au monde. Quelques décennies plus tard, en 2013, Medellín a été déclarée ville la plus novatrice par le Wall Street Journal, devant 200 autres candidates.

Cette impressionnante transformation est visible dans tout le pays. Entre ses titanesques projets d’infrastructure, ses mesures incitatives offertes aux entreprises étrangères et le renforcement de ses institutions, la Colombie semble prendre toutes les mesures nécessaires pour soutenir sa croissance économique.

En somme, malgré son image parfois peu enviable. la Colombie constitue une occasion intéressante pour ceux qui n’ont pas peur du risque.

Catégories Amérique centrale et du Sud

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