Les « entrepremères » à l’honneur pour la fête des Mères

Les « entrepremères » à l’honneur pour la fête des Mères

Bonne fête des Mères! En l’honneur de toutes nos mamans dévouées et travailleuses, voici un article au sujet d’une entrepreneuse douée qui dirige sa propre firme avec beaucoup de succès et parvient à faire face aux exigences de son rôle de mère de deux enfants en bas âge.

« Entrepremère »? Un nom curieux, certes. Et que désigne-t-il? Simplement une mère qui a trouvé une façon d’arrondir ses fins de mois? En réalité, c’est bien plus que ça, car ce mot réunit deux des métiers les plus difficiles au monde : mère et entrepreneure.

Selon Maria Locker, fondatrice et chef de la direction de Mompreneurᴹᴰ Showcase Group inc., « une entrepremère est une femme qui a à cœur le succès de son entreprise et de sa vie de famille et qui refuse de sacrifier l’un ou l’autre ».

« L’entrepremère est celle qui démarre son entreprise avec passion et énergie et qui est déterminée à réussir sur les plans professionnel et familial, sans compromis. Elle peut fonder une entreprise physique, une boutique en ligne ou une entreprise de marketing direct… Peu importe le secteur ou la nature de l’entreprise, nous pensons vraiment que toutes les femmes qui travaillent à concilier famille et affaires sont de véritables entrepremères », s’enthousiasme Mme Locker.

Quelle est l’importance des entrepremères dans l’économie?

Les entreprises détenues par des femmes constituent le segment qui connaît la croissance la plus rapide au Canada.

Selon Statistique Canada :

  • 46 % des PME sont détenues en tout ou en partie par des femmes;
  • sur 5 entreprises créées au Canada, 4 le sont par des femmes;
  • on compterait plus de 1 million de femmes travaillant à leur compte au pays.

« Les entrepremères sont presque partout, des services professionnels au secteur secondaire, en passant par les technologies et la santé, affirme Mme Locker. Si certaines d’entre elles commencent à peine, d’autres sont dans les affaires depuis plus de 30 ans. »

Une étude sur les petites et moyennes entreprises réalisée par Industrie Canada en 2011 révèle que 15,5 % des PME sont détenues majoritairement par des femmes. La plupart de ces entreprises sont actives dans des secteurs de services comme les soins de santé, la vente au détail, les arts, l’hébergement ou l’alimentation.

Toujours d’après cette étude, « la proportion des PME détenues majoritairement par des femmes dans les secteurs de l’agriculture, de la chasse et de la pêche, de la foresterie et de la construction était de trois à quatre fois inférieure à celle des PME détenues majoritairement par des hommes. »

Les entrepremères… de l’innovation

L’étude d’Industrie Canada montre aussi que la proportion des PME détenues majoritairement par des femmes qui menaient des activités d’innovation (produits et processus) était considérablement plus élevée que pour les autres PME.

« Les mères sont à l’avant-garde sur ce plan », affirme Grace Moores, de Mompreneur Showcase Group inc. (Mompreneurs), un réseau de soutien, de formation et d’autonomisation d’envergure nationale pour les femmes entrepreneurs. « Au Canada, quatre nouvelles entreprises sur 5 sont fondées par des femmes, et on estime à plus de 1 million le nombre de femmes travaillant à leur compte. »

De plus, les femmes continuent d’acquérir de l’expérience. Entre les études de 2007 et de 2011, la proportion des PME détenues par des femmes ayant plus de dix ans d’expérience en gestion est passée de 50 % à 68 %. Et la tendance se poursuit.

Les entrepremères : un atout pour le monde des affaires (et les collectivités)

Selon Mme Moores, « le nombre de femmes d’affaires est en augmentation. Au cours d’une présentation dans le cadre de son programme 5by20, Coca-Cola affirmait récemment qu’elles constituaient le premier marché émergent au monde, plus important que celui que représentent ensemble les populations chinoise et indienne. »

Des études ont aussi montré que les entreprises intégrant une grande proportion de femmes dans leur conseil d’administration réussissaient mieux que celles qui en comptaient peu. De plus, d’après le groupe de recherche Catalyst, une plus grande mixité se traduit par plus d’innovation et d’indépendance et une meilleure gouvernance. Donc, davantage de profits.

Mme Moores abonde en ce sens. « Les femmes qui travaillent réinvestissent les bénéfices qu’elles en retirent dans leur collectivité, ce qui contribue à augmenter le PIB et à diminuer le taux d’analphabétisme. Partout dans le monde, de plus en plus de femmes se tournent vers l’entrepreneuriat, car il représente pour elles un véhicule accessible pour mettre à profit les compétences et la formation acquises dans des expériences ou des emplois précédents afin de réaliser un projet adapté à leurs besoins et à leurs choix de vie. »

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