« Le premier client de Sam dans la LMB, c’était Joe Carter » : Entrevue avec Arlene Anderson, présidente de SAM BAT

« Le premier client de Sam dans la LMB, c’était Joe Carter » : Entrevue avec Arlene Anderson, présidente de SAM BAT

Arlene Anderson est présidente de SAM BAT – The Original Maple Bat Corporation. Créatrice du premier bâton de baseball en érable accrédité par la Ligue majeure de baseball (LMB) en 1996, cette entreprise continue de fabriquer des bâtons de qualité utilisés par de nombreux joueurs professionnels.

Découvrez le parcours de cette entreprise qui a su conquérir les marchés mondiaux.

En tant qu’exportateur, par où êtes-vous passé pour en arriver là où vous êtes?

SAM BAT a toujours compté sur l’exportation. Le premier client de Sam [Sam Holman, fondateur de SAM BAT] dans la LMB a été Joe Carter, qui jouait alors pour les Blue Jays de Toronto. Sam a fait le tour des camps d’entraînement des équipes américaines pour présenter ses produits. Les joueurs professionnels ont été notre premier marché, puis nos produits ont gagné en popularité partout dans le monde au cours des quatre premières années. Mais la route a été longue et ardue.

Quelle est la plus grande différence entre faire affaire au Canada et à l’étranger?

Les taux de change et l’économie mondiale sont des facteurs importants. Sam a remporté un grand succès, mais a eu du mal à gérer la croissance. Sans compter que de nombreux imitateurs ont tenté de reproduire les produits de SAM BAT.

Comment vous êtes-vous adapté?

Les prix doivent tenir compte des droits, des taxes, du taux de change et des coûts d’expédition. Il faut aussi penser aux différences culturelles et leur incidence sur la popularité des finitions et des modèles. Certains modèles sont plus populaires au Japon et en Corée, par exemple. Il faut donc faire des recherches pour connaître les attentes du marché, ce que nous avons fait de toutes les façons possibles : par Internet, dans les salons commerciaux et en personne.

En quoi l’exportation a-t-elle influencé votre approche de vente au Canada?

Nous nous assurons d’adapter nos prix canadiens à la capacité du marché. Nous le faisons d’ailleurs pour tous nos marchés. Nous avons deux sites Web, l’un en dollars américains, l’autre en dollars canadiens. Nous pouvons ainsi annoncer des produits et des événements actuels et intéressants pour le marché canadien sans créer de confusion pour le reste du monde.

Qu’avez-vous appris en exportant qui vous a servi au Canada?

Toujours être aussi souple et « agile » que possible. S’adapter rapidement au marché pour limiter les pertes et saisir les occasions.

Parlez-nous de la meilleure leçon tirée d’une mauvaise expérience d’exportation?

Ne jamais accorder de crédit non garanti. Nous n’avons fait cette erreur qu’une fois. Obtenez toujours les fonds avant de commencer la production de produits sur mesure, et ce, même si vous entretenez une relation de longue date avec le client. Mieux vaut être prudent, car on ne sait jamais ce qui peut se passer. Certains clients vont tester vos limites et tenter de profiter de la situation.

Que connaissez-vous aujourd’hui de l’exportation que vous auriez aimé savoir à vos débuts?

Il faut savoir reconnaître rapidement les clients difficiles. Il y aura toujours des différences culturelles. Sachez rapidement si vous pourrez communiquer efficacement avec eux, et comment vous pourrez le faire. Sinon, vous perdez votre temps et mieux vaut laisser tomber.

Quelle est la chose la plus importante que doivent savoir les nouvelles PME au sujet du commerce d’exportation?

Avant de vous attaquer à un nouveau marché, renseignez-vous sur les tarifs douaniers et les droits que vos clients devront absorber. Vous saurez immédiatement si vos prix vous permettront à tous les deux de faire des profits ou s’ils constitueront un problème récurrent. 

Quelle est la principale qualité que devrait posséder un exportateur?

La ténacité : si vous ne réussissez pas du premier coup, réessayez.

Catégories Fabrication

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