Explosion des exportations agroalimentaires – Les marchés étrangers raffolent des céréales  ontariennes expédiées depuis le port d’Hamilton

Explosion des exportations agroalimentaires – Les marchés étrangers raffolent des céréales ontariennes expédiées depuis le port d’Hamilton

Le nouveau silo à grains en forme de dôme de l’entreprise agroalimentaire canadienne Parrish & Heimbecker qui est apparu presque du jour au lendemain au port d’Hamilton a été décrit par le journal local (Hamilton Spectator) comme une gigantesque balle de golf aux abords d’un énorme plan d’eau.

Il s’agissait en fait du premier des deux silos à grains de 28 000 tonnes construits en 2011 – devenus des emblèmes de la transformation du paysage urbain d’Hamilton et de son évolution à titre de plaque tournante de l’exportation agroalimentaire.

« Le Canadien moyen n’associera sans doute pas Hamilton à l’agriculture, indique Neil Everson, directeur du Bureau de développement économique de la ville. Mais le secteur agroalimentaire génère 1,5 G$ dans la région. »

Le port d’Hamilton a joué un rôle important dans cette croissance puisqu’il a attiré des investissements de plus de 40 M$ en capitaux liés à ce secteur au cours des dernières années. Le port abrite des entreprises qui forment un important maillon de la chaîne dans le secteur agricole, notamment : Parrish & Heimbecker et Richardson International, deux des grands manutentionnaires céréaliers du Canada;  Bunge Canada, qui exploite l’une des plus importantes installations de broyage d’oléagineux de l’Ontario; Agrico et Sylvite Agri-Services, des spécialistes de la manutention d’engrais; Toronto Tank Lines, Vopak Terminals et Westway Terminals, des fournisseurs de services d’entreposage et de transbordement de biodiesel, d’huile de graines et d’autres produits liquides; et Biox biodiesel, qui transforme la matière agricole en combustible vert.

Satisfaire la demande mondiale grâce à la capacité d’exportation du port

« Le secteur agroalimentaire connaît une croissance exponentielle, explique Bruce Wood, président et chef de la direction de l’Administration portuaire d’Hamilton. La capacité d’exportation du port s’est accrue au même rythme que la demande de céréales ontariennes. »

La saison 2014 s’annonce de nouveau fructueuse pour les producteurs céréaliers ontariens qui songent à vendre à l’exportation. Au milieu de la saison de navigation, les expéditions céréalières transitant par le port d’Hamilton avaient grimpé de 94 % par rapport au même moment en 2013.

« Nous avons eu une bonne récolte cette année et la demande mondiale a été forte, affirme Robert Bryson, vice-président du groupe céréalier Parrish & Heimbecker. La voie maritime des Grands Lacs s’est révélée essentielle pour exporter ces énormes quantités. Tout indique que nous serons occupés jusqu’aux prochaines récoltes et que nous connaîtrons un dernier trimestre vigoureux. »

« Nous avions une série de navires prêts à recevoir des marchandises dès l’ouverture de la voie maritime cette saison », ajoute M. Wood. Le premier navire de mer du port d’Hamilton, et sa cargaison de maïs ontarien, a pris la direction de l’Irlande en avril dernier.

L’Europe et l’Asie reçoivent la majorité des expéditions agroalimentaires du port.

« Le secteur agricole devrait maintenir le rythme de ce type de croissance pendant un certain temps, » explique Peter Hall, Vice-président et économiste en chef d’EDC. «  On assiste à une très forte expansion des classes moyennes dans les pays émergents, en raison notamment  de la croissance de l’activité mondiale à moyen terme. Donc, plus de gens consommeront plus d’aliments, surtout de viande, ce qui pourrait créer des pressions exponentielles sur l’approvisionnement mondial dans le secteur de l’alimentation. »

Une industrie agricole à Hamilton : qui l’eut crû?

Hamilton s’est classé au rang d’infrastructure d’exportation de premier plan à une vitesse remarquable. Le tonnage des cargaisons de produits agricoles a plus que doublé de 2009 à 2013, passant de 815 000 à 1 800 000 tonnes métriques. Les produits agricoles représentent maintenant 18 % du tonnage total du port (9 % en 2009).

« L’emplacement stratégique du port a toujours su séduire les exportateurs ontariens, poursuit M. Wood. Mais la croissance rapide de la capacité de chargement agricole résulte directement de deux facteurs : l’ajout et l’expansion de terminaux; et le renforcement des liaisons multimodales. »

Le rôle des terminaux est important lorsqu’il s’agit de faire concorder les flux de marchandises et la demande des marchés d’exportation, d’assurer l’entreposage et de trouver des marchés pour les surplus agricoles canadiens. L’accroissement de la capacité a des effets concrets sur les bénéfices des producteurs et des expéditeurs, ce qui leur donne souvent un avantage crucial sur des marchés mondiaux où la concurrence est féroce.

Au chapitre de la liaison multimodale, le port d’Hamilton a effectué des investissements stratégiques dans le but de s’assurer que les expéditeurs aient accès au bon mode de transport au moment opportun et, surtout, d’encourager la livraison de cargaisons au port par train, explique M. Wood.

« De meilleures liaisons routières, ferroviaires et maritimes nous permettront de continuer à être le lien central entre les producteurs agroalimentaires ontariens et un marché mondial qui raffole de leurs produits. »

Catégories Agroalimentaire, Infrastructure et construction

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