Exporter et croître malgré le ralentissement de l’économie canadienne

Exporter et croître malgré le ralentissement de l’économie canadienne

Malgré le repli du secteur du pétrole et du gaz naturel au Canada, cette industrie reste dynamique dans d’autres pays. De fait, certaines sociétés canadiennes évoluant dans ce secteur peinent tandis que d’autres – vendant sur les marchés mondiaux – maintiennent un bilan positif. Certes, elles doivent toujours composer avec la volatilité induite par la détente des cours pétroliers, mais elles sont plus robustes que la plupart des compagnies dont les activités se limitent exclusivement au marché canadien.

Voilà en substance le message qui est ressorti du webinaire Les exportateurs réussissent mieux : où commencer, axé sur les aspects pratiques de l’exportation, qui était commandité par EDC. Ce webinaire mettait à l’honneur de grands spécialistes de l’exportation de Manufacturiers et Exportateurs du Canada (MEC), d’Exportation et développement Canada (EDC) et de la Banque de développement du Canada (BDC), ainsi que de la PME exportatrice David’s Condiments qui a prodigué de judicieux conseils à propos de la façon de se lancer dans l’exportation.

Karen Shaw d’EDC, directrice de district pour les Prairies, nous a livré le témoignage d’un de ses clients du secteur du pétrole et du gaz naturel.

« Il y a un an, l’un de nos clients réalisait 80 % de ses ventes sur le marché canadien », a expliqué Mme Shaw. « Mais comme les sociétés du secteur des hydrocarbures forment l’essentiel de sa clientèle, la filière de ses ventes s’est volatilisée. Grâce à une gestion efficace des risques et sa présence sur les marchés d’exportation, ce client a été en mesure de surmonter cette épreuve alors même que ses concurrents mettaient la clé sous la porte lors du recul économique. En fait, sa stratégie a si bien fonctionné que ses sources de revenus ont complètement changé : elle réalise désormais 80 % de ses ventes à l’étranger et 20 % sur le marché canadien. »

Cette indéniable réussite illustre certaines vérités d’ailleurs confirmées par les recherches portant sur l’exportation : les entreprises qui exportent sont plus prospères, plus novatrices et résistent mieux aux risques. Par rapport aux entreprises n’exportant pas, les sociétés qui exportent emploient deux fois plus de travailleurs, investissent six fois plus dans la R-D et font plus que doubler leurs chiffres d’affaires que leurs pairs sur le marché intérieur.

Mme Shaw a conseillé à son client de ne pas mettre de côté à ses projets d’exportation, même advenant une relance du dynamisme du marché canadien. « Malgré l’amélioration économique sur le marché national, il est primordial de maintenir vos contacts à l’étranger et votre présence sur d’autres marchés. »

David Marcus, à la tête de la PME David’s Condiments, dont les épices se retrouvent sur les tablettes de milliers de magasins au détail au Canada, a quant à lui parlé de son incursion sur le marché américain. En tout premier lieu, il a conseillé aux entreprises de ne pas traiter les États-Unis comme un marché « où on peut décrocher le gros lot », mais plutôt comme un marché immense comportant des différences régionales. Par ailleurs, il a appelé les compagnies désireuses d’exporter de s’établir dans un nouveau marché à la fois. De plus, il a insisté sur l’importance de dénicher un courtier chevronné en exportation.

Pour sa part, Emiliano Introcaso, le directeur national des programmes à MEC, avait plusieurs conseils à l’intention des entreprises songeant à se mondialiser.

« La composante des ressources humaines de ce genre de projet prend beaucoup de temps, mais elle n’en demeure pas moins essentielle », a-t-il confié. « Il y a quelques semaines, j’ai découvert que l’une de nos entreprises membres ne disposait pas du personnel pour traiter la documentation nécessaire pour exporter ses produits. Or, ce genre de situation peut se révéler coûteuse. »

Il a suggéré aux futurs exportateurs de déterminer s’ils devraient engager un employé à temps plein pour effectuer cette tâche. Devraient-ils investir dans la formation ou externaliser le volet exportation de leurs activités et, en pareil cas, d’où viendrait le financement?

De surcroît, il a recommandé de se doter d’outils de marketing efficaces. L’utilité d’un site Web convivial ne devrait pas être sous-estimée.

Enfin, M. Introcaso a proposé aux exportateurs de dresser une liste de 20 marchés, puis de choisir les six marchés les plus importants à leurs yeux. Ensuite, il les a invités à cerner les points forts et les points faibles de ces marchés, les débouchés qui s’y trouvent et les risques qu’ils présentent. Une fois cette information en main, il leur a demandé d’analyser le contexte politique, économique, social et technologique de chacun de ces marchés. Après avoir pesé les éléments positifs et négatifs, ils devraient choisir deux marchés et mettre au point un plan en vue d’y exporter.

Vous trouverez ce webinaire et bien d’autres sur le site Web d’EDC.

Catégories Exportation

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