GLOBE 2016 – Point tournant pour les entrepreneurs canadiens en technologies propres

GLOBE 2016 – Point tournant pour les entrepreneurs canadiens en technologies propres

Jamais la conjoncture n’aura été aussi bonne pour les entreprises canadiennes de technologies propres qui développent des produits et services pour les commercialiser au Canada et à l’étranger.

Les gouvernements du monde luttent plus férocement que jamais contre les problèmes environnementaux, comme les changements climatiques, ce qui encourage les investissements dans le secteur. Tandis que chute le coût des énergies propres comme le solaire et l’éolien, l’intérêt des consommateurs pour ces solutions écologiques augmente.

« Nous sommes à un tournant », indique Mike Gerbis, chef de la direction des conférences GLOBE et organisateur de l’expo-innovation et conférence GLOBE 2016, qui se tiendra à Vancouver du 2 au 4 mars.

« Les forces du marché amènent une économie responsable à faibles émissions de carbone. Des gouvernements de tous ordres établissent des politiques habilitantes, le cours des produits de base est en dents de scie et les investisseurs se préoccupent davantage des risques environnementaux. Résultat : la demande s’accroît, et les investissements s’amplifient. »

« Un nombre croissant d’entrepreneurs canadiens en profitent pour concevoir de nouvelles technologies novatrices qui réduiront les émissions et les déchets », explique M. Gerbis, également chef de la direction du groupe Delphi, une société nationale de conseil en durabilité.

Les produits et services canadiens gagnent du terrain partout dans le monde et le secteur continuera à connaître l’une des croissances les plus rapides dans les décennies à venir, selon M. Gerbis.

« Les débouchés actuels sont incroyables pour les entrepreneurs canadiens. »

L’entreprise québécoise FigBytes, dont les solutions logicielles automatisent la planification, la mise en œuvre et le suivi des projets durables, en est un bon exemple.

« Les organisations peuvent intégrer le développement durable et la responsabilité sociale (RSE) à leur stratégie d’affaires et à leur marque d’une manière qui leur était impossible avec un rapport de durabilité et de RSE de la vieille école », explique le coprésident de la direction, Colin Grant.

Fondée en 2011 par Ted Dhillon et Sonan Devgan, l’entreprise se positionne dans ce que les analystes appellent le domaine des logiciels de gouvernance en environnement, santé et sécurité (ESS). FigBytes affirme être à la tête d’une évolution dans le « développement durable stratégique intégré ». Cette évolution est une réponse aux entreprises qui surpassent les normes et réinventent leur noyau principal d’activités en intégrant le développement durable.

« On nous demande souvent : “Comment faites-vous pour convaincre une entreprise de prendre le virage vert?”, indique M. Grant. Nous le faisions il y a 20 ans. Aujourd’hui, nous aidons les agents de changement de l’organisation – ces experts en durabilité dont la voix fait rarement écho – à simplifier leur plan et à l’intégrer au noyau principal. Nous les aidons à visualiser les changements. »

« Les entreprises de technologies propres les plus florissantes sont celles dont les produits et services règlent un problème ou permettent de produire de l’énergie, de traiter l’eau ou de réduire les émissions et les déchets », indique Lynn Côté, conseillère sectorielle, Infrastructure et services financiers à Exportation et développement Canada.

La plupart des petites et moyennes entreprises ont des ressources limitées pour croître et doivent donc se concentrer sur leur clientèle potentielle et existante.

« Les entreprises doivent expliquer très clairement aux clients potentiels leur proposition de valeur et ce qui les rend novatrices » explique Mme Côté, qui sera au nombre des milliers de délégués à GLOBE 2016. « Il faut se concentrer sur les clients qui ont un problème à régler et ceux qui achèteront les produits et services. »

Elle cite l’industrie minière comme un des secteurs qui sollicitent l’aide d’entreprises canadiennes de technologies propres pour réduire leur empreinte environnementale et éventuellement leurs coûts.

Elle ajoute que les débouchés à l’étranger varient selon le marché et dépendent notamment des incitatifs gouvernementaux pour l’atteinte d’objectifs environnementaux, comme la réduction des émissions.

« Les entreprises doivent savoir quelles stratégies économiques employer, dit-elle. Le modèle d’affaires doit correspondre aux besoins des acheteurs et à ce que l’économie locale peut supporter. »

Elle recommande aux petits acteurs de profiter de l’intérêt grandissant des investisseurs et des ressources offertes par les pépinières d’entreprises : pour grandir, il faut parfois céder un certain contrôle à des propriétaires plus expérimentés.

La clé, affirme-t-elle, est de trouver les bons investisseurs, gestionnaires et experts pour que l’entreprise prospère dans le secteur à croissance rapide des technologies propres.

GLOBE 2016

Les conférences bisannuelles de GLOBE, qui en sont à leur 26année, comprennent le sommet sur le leadership de GLOBE et l’expo-innovation et conférence GLOBE 2016.

Parmi ses conférenciers de marque, GLOBE 2016 compte le premier ministre Justin Trudeau, qui présentera un discours-programme, Michael Porter, titulaire de la chaire Bishop William Lawrence de l’Institute for Strategy and Competitiveness à la Harvard Business School, Karen Clarke-Whistler, chef de l’environnement du Groupe Banque TD, Deb Frodl, directrice générale de l’écoimagination chez GE, et bien d’autres.

Vitrine pour l’éco-innovation, l’exposition met en valeur des entreprises émergentes ou bien établies qui proposent des solutions aux défis environnementaux, que ce soit les changements climatiques ou l’approvisionnement en nourriture et en eau.

Pour en savoir plus, visitez le www.globeseries.com.

Categories Ecotechnologies

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