Offerte par Les hamacs Vivere

Les hamacs Vivere

Une rencontre fortuite sur une plage mène à des ventes de 11 millions de dollars

Une entreprise affichant aujourd’hui un chiffre d’affaires de 11 millions de dollars est née lorsque Jason Stoter a acheté un hamac sur une plage de Puerto Vallarta, au Mexique.

« Je me trouvais sur une plage non touristique avec des camarades de classe mexicains. Un marchand de hamacs s’est approché et m’en a vendu un en guise de souvenir. Une semaine plus tard, je me suis dit que je pourrais vendre ces hamacs au Canada », explique M. Stoter.

L’idée de fonder une entreprise d’importation de hamacs ne le quitte pas pendant sa dernière semaine d’études, alors qu’il termine son MBA. De retour au Mexique peu après, il y rencontre un importateur australien qui le convainc que le Brésil est l’endroit par excellence pour se procurer des hamacs.

« En février 2004, nouvellement marié, j’utilise les fonds de mon prêt étudiant, mes épargnes et une partie de celles de mon épouse pour envoyer 60 000 $ à un parfait inconnu au Brésil dans l’espoir de recevoir en contrepartie un conteneur de 20 pieds rempli de hamacs », poursuit-il.

Il reçoit bel et bien ce conteneur et entrepose les hamacs dans trois chambres de la maison qu’il loue à Guelph. Les ventes de l’entreprise se chiffrent à 21 000 $ en 2004 mais augmentent de 50 % en 2005, grâce aux efforts qu’il y consacre le soir, les week-ends et un jour par semaine, tout en gardant son emploi régulier comme contrôleur.

Deux ans plus tard, M. Stoter se tourne vers la Chine, d’où il importe maintenant ses hamacs, et lance de nouvelles gammes de produits, notamment ce qu’il appelle des « combinés hamacs » (un hamac et son support en métal). Les ventes augmentent de 100 % et Hammock Village Ltd réalise un profit pour la première fois. L’année suivante, le chiffre d’affaires atteint 250 000 $. Il est donc temps que M. Stoter quitte son emploi, une décision qui a pour effet de faire bondir les ventes, les portant à 614 000 $ en 2009.

L’entreprise réalise des ventes importantes dans les magasins Home Hardware tout au long de l’année, et on l’invite à expédier ses produits directement à trois des entrepôts du magasin à grande surface.

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« Je m’efforçais auparavant de convaincre chacun des magasins Home Hardware de vendre mes produits. Puis, on m’a invité à participer à une foire commerciale, et j’y ai décroché des contrats avec de nombreuses entreprises, dont Rona. »

Cette même année, M. Stoter change le nom de l’entreprise, qui devient Vivere Ltd – formé de la combinaison de mots signifiant « vivre » en espagnol et en italien. Il explique ainsi  le nouveau nom : « Je voulais donner une dimension mondiale à l’entreprise et il me fallait quelque chose de nouveau et de percutant ».

Les ventes continuent à augmenter et dépassent la barre de 1 million de dollars en 2011, année fructueuse où l’entreprise se lance sur le marché américain, obtient un nouveau support de hamac d’un fournisseur en Inde et embauche trois agents commerciaux pour le marché américain et trois autres pour le marché canadien.

Les ventes grimpent toujours aujourd’hui : de 8 millions de dollars en 2014, le chiffre d’affaires devrait atteindre 11 millions de dollars en 2015, selon une estimation prudente. Les produits Vivere sont toujours en vente chez Home Hardware, mais on les trouve aussi chez Amazon et Costco.

Une croissance rapide, c’est formidable, mais tout entrepreneur vous dira que la réussite engendre aussi des problèmes de stocks et de financement des commandes. Et c’est là qu’intervient Exportation et développement Canada (EDC). Au début, EDC finançait 50 % d’une marge de crédit de 300 000 $, un montant qui s’est accru chaque année pour atteindre 1 300 000 $ aujourd’hui. En 2014, EDC a également garanti les stocks aux États-Unis de l’entreprise jusqu’à concurrence de 700 000 $.

La plus récente entreprise concerne l’implantation de l’entreprise en Europe en 2014, par l’entremise d’une filiale ayant son siège social à Maastricht, aux Pays-Bas. L’entreprise est maintenant présente dans 12 pays européens : Espagne, Italie, Royaume-Uni, Allemagne, France, Slovaquie, Ukraine, Belgique, Pologne et Suisse.

« Jason est un entrepreneur fascinant et le récit de l’essor de son entreprise est inspirant. Nous sommes fiers d’appuyer la réussite de cet entrepreneur avisé sur les marchés mondiaux », affirme Anna Piekarska, directrice de comptes à EDC.

« Sans EDC, je n’aurais pas pu croître si rapidement, maintient M. Stoter. Le soutien d’EDC m’a aussi permis de demeurer l’unique propriétaire de l’entreprise. »

M. Stoter, qui s’est lancé sur le marché japonais il y a six mois et est maintenant le plus grand distributeur sur Amazon Japan, dit qu’il n’y serait pas arrivé sans EDC. « Le financement a toujours posé un défi. EDC nous a permis de continuer de croître à toute allure. L’alternative était d’obtenir du financement par capital-investissement et de céder une partie de notre participation dans l’entreprise, ce que je refusais de faire. »

Catégories Fabrication

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