JNE Welding : bâtir l’une des « entreprises les mieux gérées » depuis l’âge de 24 ans

JNE Welding : bâtir l’une des « entreprises les mieux gérées » depuis l’âge de 24 ans

Jim Nowakowski n’a que 24 ans lorsqu’il décide de quitter son employeur, qui ne lui permet plus d’évoluer, pour devenir un homme d’affaires du jour au lendemain.

« J’ai grandi sur une ferme, même si j’ai choisi la soudure comme vocation, explique-t-il. Après ma formation d’apprenti, j’ai brièvement travaillé comme ouvrier avant de devenir superviseur. Je suis resté à ce poste pendant trois ans avant de comprendre que les possibilités d’avancement y seraient limitées. J’ai donc tiré ma révérence à mon employeur pour aller fonder ma propre entreprise. »

JNE Welding est née un jour de 1980, avec l’objectif de fournir un service de soudure mobile aux entrepreneurs en mécanique. Cependant, le démarrage de la petite entreprise forte d’un seul homme coïncide avec le début du ralentissement hivernal. « J’ai eu une première semaine de travail bien remplie, et ensuite, le rythme a ralenti. »

Il en fallait plus pour décourager le jeune débrouillard, qui loue alors un modeste atelier où il entreprend des petits travaux de soudure en attendant la reprise de ses activités d’atelier mobile.

« J’ai réalisé toutes sortes de petits boulots, raconte-t-il. J’ai installé des attaches-remorques, réparé des meubles de cuisine, et j’en passe. »

Après quatre mois, il embauche des employés pour travailler avec lui et, au bout de cinq ans, il a huit personnes sous ses ordres. Doucement, l’entreprise délaisse le travail ambulant sur lequel elle s’était fait la main pour s’orienter vers la fabrication.

« Nous fabriquions de l’acier de construction pour les édifices et nous nous occupions de tout, des rampes aux bobinages de tuyaux industriels pour les mines de potasse et d’uranium, se souvient-il. De fil en aiguille, nous nous sommes attaqués à des projets de plus en plus complexes et ambitieux. À la fin des années 1990, l’entreprise comptait entre 65 et 70 employés. »

À mesure que l’entreprise prend son essor, Jim continue d’innover dans ses pratiques commerciales en se concentrant davantage sur les procédures de qualité et les certifications pour se démarquer de la concurrence. C’est ce type de stratégie commerciale – conjuguée à son plan de relève qui fait entrer deux groupes des Premières Nations dans la nouvelle structure du capital social de JNE, solution gagnante pour tous – qui lui a valu une place au palmarès des sociétés les mieux gérées de Deloitte, devant des centaines d’entreprises en lice pour l’année 2015.

En 2002, Jim décide de mettre fin aux activités commerciales comme la fabrication d’acier de construction pour les centres commerciaux, les écoles, les centres commerciaux linéaires et les grandes surfaces, la concurrence étant devenue extrêmement féroce dans ce secteur. À la place, il se consacre entièrement aux contrats industriels, qui continuent de promettre un avenir stimulant et gratifiant à JNE.

Aujourd’hui, l’entreprise compte 150 employés et travaille principalement sur des projets de fabrication de métal sur mesure à grande échelle, comme d’immenses récipients à pression et caisses aspirantes. Il s’agit des plus grosses fabrications parcourant les autoroutes de la Saskatchewan et de l’Alberta. Les clients de l’entreprise, dont le siège est souvent à l’étranger, évoluent principalement dans le secteur minier ou des sables bitumeux. On peut dire que JNE exporte, même si la majorité de sa production ne quitte jamais le sol canadien. En effet, ses clients sont des entreprises européennes et américaines qui possèdent ou approvisionnent des exploitations au Canada.

Étant donné que JNE Welding vend ses produits à des entreprises de la catégorie des exportateurs nets, elle a pu bénéficier des services d’Exportation et développement Canada (EDC). Tout a commencé lorsque l’entreprise a eu besoin d’une lettre de crédit d’un million de dollars en guise de sûreté, dont EDC a facilité l’émission en fournissant une garantie à sa banque.

« Ça nous a permis de ne pas geler ces fonds, ce qui a vraiment libéré notre trésorerie sans grever notre fonds de roulement, raconte l’entrepreneur. Nous avions toutes les occasions dont nous avions besoin dans l’Ouest canadien, mais sans EDC, nous n’aurions jamais pu avoir les coudées franches pour les saisir. »

Catégories Exportation

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