Krumpers Solar Blinds : l’exportation d’une solution incomparable et écoresponsable

Krumpers Solar Blinds : l’exportation d’une solution incomparable et écoresponsable

Avez-vous déjà aimé un produit au point d’en acheter l’entreprise? C’est le cas de Diana Livshits. En 2008, aux prises avec des fenêtres donnant vers l’ouest, elle et son mari sont conquis par les stores que leur prête une connaissance. Non contents d’acheter leurs propres stores personnalisés, ils demandent les droits de revente exclusifs au Canada.

L’inventeur vient de Windsor, mais c’est au groupe américain à qui il a cédé son entreprise que doit s’adresser le couple. Peu après avoir obtenu les droits, Diana perd son emploi à Nortel et son mari, Yury Sinaniev, lui suggère de se lancer dans la vente de stores. C’est ainsi que naît Krumpers Solar Blinds.

Sous-traitant d’abord la fabrication à une entreprise torontoise, le couple Livshits-Sinaniev établit peu après sa propre usine à Ottawa et se targue maintenant d’offrir un produit confectionné à 95 % au Canada. En parallèle, les ventes augmentent dans les 15 à 19 % d’une année sur l’autre depuis la fondation de Krumpers.

« Les ayant essayés dans ma propre maison, j’étais à l’aise de vendre mes stores aux clients, explique Mme Livshits. J’ai vu par moi-même comment ils fonctionnent et à quel point ils sont efficaces. »

En plus de leur chasse gardée au Canada, Diana et Yury peuvent vendre partout dans le monde, et, armés d’un bon marketing, c’est ce qu’ils font depuis leur première vente en Nouvelle-Zélande en 2011.Ils exportent en France, en Belgique et dans plusieurs États américains – particulièrement en Californie, où les affaires vont bon train grâce à un blogueur ayant publié une critique élogieuse de leur produit.

« Ça nous a ouvert des portes en Californie, affirme Mme Livshits, et nous comptons bien élargir tous nos débouchés à l’exportation. »

Elle ajoute que le monde s’ouvre à son équipe de vente, qui pour l’instant est aussi la seule à posséder des droits exclusifs sur un territoire. Le potentiel de l’entreprise est certes limité par sa taille, mais Krumpers s’est associée au promoteur mexicain d’un projet de condominiums dans la Riviera Maya.

C’est par leur conception que brillent les stores de Krumpers : on joint une couche d’aluminium à une couche de nano-graphite, puis on perfore le tout.

« Chaque trou est percé à un angle différent pour que la lumière soit transmise à une fréquence semblable à celle des récepteurs de la rétine, précise Mme Livshits. Regarder au travers du store ne donne donc pas mal à la tête. La toile est ensuite recouverte d’un PVC encapsulé de qualité alimentaire qui assure la protection contre les rayons UV. En plus de sceller les trous pour prévenir l’accumulation de poussière, cette couche sert d’isolant. »

Outre la lumière, les perforations en angle réfléchissent aussi la chaleur. Et les stores sont réversibles : « En été, le côté en aluminium fait face à la fenêtre pour réfléchir la chaleur à l’extérieur; en hiver, on retourne la toile – une opération aussi simple que de changer un rouleau de papier hygiénique – pour que la couche de nano-graphite accumule la chaleur solaire. »

D’après les tests, une fenêtre de 1,20 m par 1,20 m génère une chaleur de 2096 BTU, ce qui équivaut à une chaufferette électrique de 600 watts. Krumpers a soumis son produit pour essai à trois laboratoires différents, et ceux-ci rapportent un taux de conservation d’énergie allant de 39 à 42 %.

« Et dans tout ça, la fenêtre ne perd pas sa fonction première, qui est de laisser entrer la lumière. Je crois que pour que les gens réduisent leur consommation d’énergie, les produits doivent favoriser leur confort de vie plutôt que d’y faire obstacle. »

Mme Livshits, qui peut témoigner de la puissance du bouche-à-oreille, recourt à la promotion dans les médias sociaux au-delà de la publicité. Elle décrit toujours le produit en détail pour que les gens sachent exactement ce qu’ils achètent.

« Lorsque les clients déménagent, nous les suivons, car nous ne vendons que du sur-mesure. Les stores qu’ils laissent derrière bonifient la valeur de revente de leur maison. »

Elle ajoute d’ailleurs que d’après sa chambre immobilière, chaque dollar épargné en consommation d’énergie en vaut trois à la revente.

Apprenez-en plus sur le parcours d’exportation de Diana Livshits et de Yuri Sinaniev.

Catégories Fabrication

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