La Colombie dans les ligues majeures

La Colombie dans les ligues majeures

Une semaine passée en Colombie en compagnie d’un groupe d’exportateurs canadiens m’a permis de constater l’arrivée de ce superbe pays dans les ligues majeures.

Beaucoup d’entre nous voient toujours la Colombie comme un pays violent dirigé par les cartels de la drogue de Medellín ou encore comme la patrie d’un producteur de café nommé Juan Valdez. Mais revenons à 2014 : Medellín est maintenant une ville moderne, propre et sécuritaire et les guerres entre trafiquants sont chose du passé. Des Colombiens ont en outre misé sur la renommée de Juan Valdez pour fonder une chaîne de cafés de taille à rivaliser avec les cafés nord-américains.

J’ai assisté au Congreso Andesco, une conférence colombienne sur les services publics. Le conférencier principal, Moises Naim, associé principal, Dotation Carnegie pour la paix internationale (programme sur l’économie internationale), ancien ministre du Développement du Venezuela et classé parmi les plus grands penseurs de la planète par le Prospect Magazine (Royaume-Uni). M. Naim s’est servi des résultats de la Coupe du monde comme métaphore pour décrire l’évolution des réalités économiques : certaines équipes européennes ont été éliminées rapidement (Angleterre, Italie, Espagne), alors que d’autres sont restées dans la course (Colombie, Chili, Costa Rica).

Il s’est aussi entretenu de trois tendances qui transforment profondément les sociétés : la mobilité, le culte de la surconsommation et l’évolution des attentes. Selon lui, ce désir d’en avoir toujours plus et la possibilité d’être branchés en tout temps gonflent les attentes personnelles et collectives des gens. Ils demandent l’amélioration du système d’éducation, du système de santé et des réseaux routiers, ainsi que de meilleurs emplois ‒ sans toutefois que cela nuise à l’environnement. Des conférenciers de tous les coins de la Colombie ont fait écho à ces propos : il faut améliorer l’accès à l’eau, à l’électricité, aux télécommunications et à de bons emplois, mais de manière viable.

Cette aspiration est manifeste dans la loi adoptée par la Colombie en mai dernier qui prévoit des mesures incitatives pour le développement de l’énergie renouvelable. À l’heure actuelle, ce secteur est pratiquement inexistant, mis à part les installations hydroélectriques et l’unique projet éolien du pays. Les exportateurs canadiens y trouveront donc des débouchés dans les secteurs de l’énergie éolienne, solaire et hydroélectrique, des systèmes hybrides, du stockage d’énergie, de la production d’énergie à partir de déchets, des réseaux intelligents et des solutions hydrauliques.

Les parcours de Medellín et de Cartagena m’ont également rappelé l’importance d’établir une présence dans le pays et d’au moins se doter de personnel parlant la langue et comprenant la culture commerciale du pays. Une réalité que nous ne cessons de répéter à EDC, mais qui frappe vraiment lorsqu’on se trouve sur le marché.

L’arrivée de la Colombie dans les ligues majeures et les objectifs de développement durable du pays sont pleins de promesses pour les exportateurs canadiens, ainsi que pour la création d’emplois au pays et les perspectives économiques du Canada.

Vamos Colombia!

Categories Ecotechnologies, Perspectives sectorielles

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