Le facteur clé du succès des petites entreprises aujourd’hui

Le facteur clé du succès des petites entreprises aujourd’hui

C’est avéré, le Canada est une nation de petites entreprises : saviez-vous que 98,2 % des entreprises canadiennes ont moins de 100 employés? En fait, les PME représentent 99,9 % de toutes les compagnies et emploient plus de 60 % des travailleurs du secteur privé.

« Nous le répétons sans cesse, mais les petites entreprises sont vraiment le moteur de croissance de notre économie », dit Michel Bergeron, premier vice-président, Marketing et Affaires publiques à BDC.

Tout juste revenu de sa tournée nationale pendant la Semaine de la PME BDCMC, qui célèbre les entrepreneurs et les PME du Canada, M. Bergeron souligne que « comme nation, nous devons renforcer encore le concept que les petites entreprises sont une force essentielle dans l’économie canadienne. La Semaine de la PME est à la fois une célébration de leur travail et un moment qui permet de se regrouper autour d’elles et de faire reconnaître leur importance ».

Cinq facteurs clés et cinq pièges à éviter pour réussir en affaires

C’était aussi l’occasion de diffuser une étude récente de BDC intitulée Les 5 facteurs clés et cinq pièges à éviter pour réussir en affaires. BDC, la banque de développement du Canada, offre des services de financement, de capital de risque et de consultation aux petites entreprises et entrepreneurs pour contribuer à la croissance de leurs activités sur le marché canadien.

Quel est donc le facteur clé du succès des entreprises aujourd’hui? Secret défense… l’innovation.

« Aujourd’hui, les petites entreprises doivent adopter la méthode allégée et la technologie. Elles doivent embrasser la révolution numérique, donc investir en R-D, et cela exige souvent un énorme changement culturel car elles ne se sont dans l’ensemble pas familiarisées avec la numérisation. Même si cela n’arrive pas du jour au lendemain, vous seriez surpris par le nombre d’entreprises canadiennes qui n’ont pas encore intégré les TIC dans leur modèle d’affaires », remarque M. Bergeron.

En fait, selon l’Autorité canadienne pour les enregistrements Internet, seules 41 % des petites entreprises du Canada disposent d’un site Web.

Or, de nos jours, Internet a un impact sur tout, notamment sur la façon dont on achète et consomme des produits.

« Si on regarde par exemple la façon d’acheter une voiture d’occasion autrefois, on faisait le tour des vendeurs de voitures usagées pendant des jours, note M. Bergeron. En Amérique du Nord aujourd’hui, quelque 57 % de toutes les décisions d’achat se prennent en ligne. Les entreprises doivent donc modifier leurs stratégies, se doter d’une composante en ligne pour avoir plus de commandes. Ce qui au bout du compte fait diminuer le coût.»

« Ce sont les services à forte valeur ajoutée qui font la différence aujourd’hui, et il y a beaucoup de place pour de petites compagnies, à l’esprit vif, agiles. Nous recherchons des entrepreneurs ambitieux, qui font évoluer leurs entreprises et les préparent à se lancer sur la scène mondiale. Les entrepreneurs qui réussissent se concentrent sur le passage à la vitesse supérieure, même s’ils savent que le voyage sera semé de défis à relever. »

La clé, c’est la diversification

Quel est le premier piège que les entreprises prospères doivent éviter de nos jours? Ne pas se diversifier, trop compter sur un seul ou quelques clients.

« Si la crise financière récente nous a donné une leçon, c’est que quelle que soit sa taille, un client n’est jamais à l’abri de l’échec, dit M. Bergeron. Dans certains secteurs, il peut paraître difficile d’acquérir une vaste clientèle, mais toutes les firmes devraient intégrer cette idée à leur stratégie d’affaires. »

Il ajoute que la récession s’étant éloignée, il est temps maintenant de tirer profit de la croissance mondiale. Mais d’où proviendra cette croissance?

« De l’extérieur du Canada, explique M. Bergeron. La croissance viendra du commerce international… purement et simplement. Et c’est particulièrement vrai pour les petites entreprises occupant des créneaux. »

D’accord avec M. Bergeron, Mike Neals, vice-président, Stratégie des PME, à Exportation et développement Canada (EDC), explique : « La diversification peut se faire de deux manières. Pour profiter de la reprise aux États-Unis, de petits entrepreneurs font le voyage de l’autre côté de la frontière. C’est formidable, mais EDC veut aussi contribuer à l’expansion de ces entreprises au-delà de ce marché, sur des marchés émergents en forte croissance, et les aider à en comprendre les risques et les débouchés. »

Également identifiés dans le Plan d’action sur les marchés mondiaux (PAMM) du gouvernement du Canada pour accroître l’expansion économique du pays, ces marchés comprennent l’Inde, la Chine, l’Amérique latine et l’Asie du Sud-Est.

Pour plus de précisions, consultez Les cinq facteurs clés et les cinq pièges à éviter pour réussir en affaires

Et aussi : Diversification sur les marchés étrangers

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