Le financement vert prend la direction des marchés obligataires

Le financement vert prend la direction des marchés obligataires

Alors que les risques associés aux changements climatiques deviennent de plus en plus apparents, les investisseurs publics et privés se tournent vers des instruments de financement pour amasser des capitaux destinés à des projets de développement durable.

En réponse à cette demande, la Banque mondiale a lancé sa première obligation verte en 2008. Visant avant tout à sensibiliser les institutions et les investisseurs traditionnels et à les inciter à financer des projets durables, cette initiative a créé sur les marchés obligataires internationaux un véritable engouement qui ne se dément pas.

Appuyé par les investisseurs et les écologistes, le cadre de référence pour les obligations vertes de la Banque mondiale a permis de recueillir plus de 5,6 milliards de dollars américains au moyen d’obligations vertes libellées dans 17 devises différentes, réparties en de nombreuses transactions allant de 5 millions à 550 millions de dollars américains. Selon HSBC, les catégories d’obligations les plus courantes seraient liées aux sources d’énergie renouvelable, à l’efficacité énergétique et à la gestion durable des terres.

En 2013, le secteur des obligations vertes a connu une croissance rapide : gagnant en popularité chez les émetteurs tels que les gouvernements, les municipalités et les sociétés, il témoigne d’un intérêt grandissant envers le financement responsable. D’après les prévisions de HSBC, ce marché atteindra au moins 25 milliards de dollars américains en 2014, une hausse considérable par rapport aux 11,4 milliards émis en 2013.

Au début de l’année, EDC a lancé sa toute première obligation verte en offrant 300 millions de dollars en obligations de trois ans, qui se sont vendues en 15 minutes à peine. Les transactions admissibles au programme d’obligations vertes d’EDC portent sur des biens, des services ou des projets écologiques, axés notamment sur la préservation et la protection de l’environnement ainsi que les mesures correctrices.

BioAmber

L’un des plus récents ajouts à le portefeuille d’obligation verte d’EDC est le financement de l’usine BioAmber Sarnia. Une fois terminé, l’usine sera le plus grande de production de l’acide succinique à base de biomasse au monde.

L’acide succinique produit à base de biomasse, alternative naturelle aux produits d’acide succinique à base de pétrole, a diverses applications, notamment comme matière première pour les polyuréthanes, les enduits, les adhésifs, les matériaux d’étanchéité et les ingrédients entrant dans la composition des produits pour soins personnels. Le projet, BioAmber Sarnia visera une capacité de production annuelle de 30 000 tonnes métriques d’acide succinique à base de biomasse, avec le potentiel d’augmenter la capacité totale de production à 50 000 tonnes métriques pour le marché commercial mondial en 2016.

« La nouvelle installation de BioAmber à Sarnia est un exemple parfait de l’écotechnologie de nouvelle génération, à base de biomasse et carboneutres pour leurs activités de production industrielle », a souligné Carl Burlock, premier vice-président, Financement et Investissements, à EDC.

« EDC s’est vraiment concentrée sur l’élaboration d’une structure commerciale de financement suffisamment souple pour répondre aux besoins de BioAmber, ainsi qu’à ceux des banques des partenaires, étant donné que le financement du secteur privé sera indispensable pour ancrer encore plus solidement BioAmber Sarnia et l’écotechnologie au Canada », M. Burlock a-t-il ajouté.

« Le programme d’obligations vertes rallie les intérêts des investisseurs et d’EDC », indique Susan Love, vice-présidente et trésorière à EDC. « Comme le soutien aux technologies propres fait partie de nos priorités stratégiques, nous souhaitons consacrer une part grandissante de notre programme de financement aux obligations vertes. »

EDC n’est d’ailleurs pas la seule à s’être lancée sur le marché obligataire canadien, qui a connu une croissance importante dans la dernière année : Valeurs Mobilières TD, Enerfin, First Solar et Brookfield Renewable Energy Partners ont également émis leur propre obligation verte.

Voir aussi : EDC actrice principale d’un financement de 20 M CAD accordé à BioAmber pour la construction à Sarnia de l’usine la plus grande au monde d’acide succinique à base de biomasse

Le cadre de référence pour les obligations vertes d’EDC a été approuvé par le Center for International Climate and Environmental Research (CICERO), centre de recherche indépendant à l’Université d’Oslo, en Norvège.

Catégories Ecotechnologies, Technologies et télécommunications

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