« Se lancer en Chine, c’est plus qu’une simple tactique ou une incursion dans un nouveau marché de vente… c’est une stratégie d’affaires à part entière » : Les leçons de Mike Andrade, de Morgan Solar, pour exporter vers la Chine

« Se lancer en Chine, c’est plus qu’une simple tactique ou une incursion dans un nouveau marché de vente… c’est une stratégie d’affaires à part entière » : Les leçons de Mike Andrade, de Morgan Solar, pour exporter vers la Chine

Pallavi RoyPallavi Roy
Associée, Advanced Energy Centre

Mme Roy est associée au Advanced Energy Centre (AEC) de MaRS. Elle repère les occasions et les défis relatifs à l’innovation canadienne sur les marchés internationaux prioritaires. Elle voit aussi à communiquer le leadership éclairé de l’AEC à l’industrie mondiale de l’énergie.Pour en savoir plus sur Mme Roy, cliquez ici.
Roisin GrimesRoisin Grimes
Associée, Advanced Energy Centre

Mme Roisin dirige les communications au Advanced Energy Centre (AEC); elle développe le leadership éclairé et dégage des observations sectorielles. Elle est appelée à travailler avec les partenaires de l’AEC et les acteurs importants de l’industrie afin d’éliminer les obstacles à l’innovation dans le secteur de l’énergie. Pour en savoir plus sur Mme Grimes, cliquez ici.

Voici la dernière des trois entrevues qui concluent la série d’articles de MaRS au sujet de la Chine en tant que marché d’exportation pour les éco-entreprises canadiennes. Nous avons parlé à trois entrepreneurs canadiens qui ont percé sur ce marché. Qu’il s’agisse d’étiquette des affaires ou de partenariats, leurs réponses seront utiles et éclairantes pour tout compatriote qui envisage de se lancer.

Mike Andrade est chef de la direction à Morgan Solar, seule entreprise du secteur de l’énergie solaire à produire des appareils à deux axes de rotation avec panneau à concentration au moyen de matériel, de processus et de fournisseurs normaux. Il en résulte une combinaison inédite de rendement et de faibles coûts.

Pourquoi vous êtes-vous lancé sur le marché chinois et quelle y est votre présence actuelle?

Nos pisteurs solaires sont entièrement fabriqués par nos partenaires d’externalisation en Chine, et nos panneaux le seront probablement aussi en grande partie. Nous nous attendons à ce que ce pays, en plus d’être une source de partenariats, devienne un important marché pour nos produits. Nous visons le long terme, et mieux vaut essayer de tirer notre épingle du jeu en Chine que résister à la tendance.

Quels ont été les principaux facteurs et défis dont vous avez dû tenir compte?

La Chine est le marché dominant pour tout ce qui touche l’énergie solaire, et son gouvernement vise à en devenir le chef de file mondial. Il a donc fallu que nous soyons prêts à jouer dans les ligues majeures, où l’on trouve les clients, les concurrents et les débouchés les plus importants, mais aussi les plus grands risques.

Avez-vous eu des surprises par rapport au marché chinois?

Si j’ai appris quelque chose après plus de 20 ans de commerce en Chine, c’est que les affaires prennent toujours une tournure inattendue. Je dirais donc que je suis surpris quand rien ne me surprend! Ça n’a pas été facile, mais je suis content de l’accueil qu’on nous a réservé, étant donné que la Chine est l’épicentre des technologies solaires. Les Chinois sont à la recherche de nouvelles technologies – nous avons eu la confirmation que notre produit est vraiment différent et de qualité supérieure. Ce n’est pas une surprise totale, mais c’est gratifiant.

Quels conseils donneriez-vous aux autres entreprises canadiennes qui envisagent d’exporter ou de s’installer sur ce marché?

Vous devez savoir exactement ce que vous voulez accomplir et quel avenir vous souhaitez pour votre entreprise. Se lancer en Chine, c’est plus qu’une simple tactique ou une incursion dans un nouveau marché de vente… c’est une stratégie d’affaires à part entière, particulièrement dans le secteur de l’énergie solaire.

En conclusion, pouvez-vous nommer une chose que vous aimez de la Chine?

Les Chinois tiennent vraiment à refaire de leur pays un chef de file mondial, surtout dans le secteur des écotechnologies.

Lisez le premier article de cette série réalisée par MaRS, qui traite de l’incidence des politiques sur les débouchés pour les éco-entreprises étrangères en Chine. Consultez aussi le deuxième article, qui présente des questions pertinentes que les entreprises doivent se poser avant de se lancer sur le marché chinois.

Pour en savoir plus sur les conseils et le soutien que peut offrir le MaRS Advanced Energy Centre aux éco-entreprises intéressées par le marché chinois, écrivez-nous à advancedenergycentre@marsdd.com.

Catégories Ecotechnologies

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