Les États-Unis : des raisons pour y jeter un regard neuf?

Les États-Unis : des raisons pour y jeter un regard neuf?

Après plusieurs années de vaches maigres et quelques faux départs, on peut maintenant dire que les États-Unis sont en voie de redevenir une terre riche de promesses pour les exportateurs canadiens.

« Notre plus grand partenaire commercial est à une distance idéale; de plus, sa culture des affaires nous est familière et nous partageons une langue, un accord de libre-échange, un réseau des transports… bref, c’est un environnement propice pour les exportateurs canadiens, et tout particulièrement pour ceux qui commencent », indique Stuart Bergman, économiste en chef adjoint à EDC. « En ce moment, tout indique que la tendance est à la croissance. »

Malgré une brève chute avec le mercure lors des grands froids plus tôt cette année, les ventes au détail connaissent de nouveau une croissance remarquable. Les consommateurs, allégés de leurs dettes, sont enfin moins frileux à l’idée de dépenser. La confiance des consommateurs, qui avait plongé sous les niveaux typiquement associés aux périodes de récession, remonte aussi, ce qui reflète une certaine pensée optimiste voulant que l’économie remonte enfin la pente.

Le marché immobilier américain est un bon exemple de demande comprimée. Durant la récession, les Américains ont attendu pour s’acheter de nouvelles maisons. La croissance démographique au pays nécessitant 1,4 million de nouvelles maisons annuellement, il se crée une demande comprimée pour la construction d’habitations et les biens et services connexes. Bref, tout cela se traduit par des besoins en infrastructures, biens de consommation, électroménagers, véhicules, main-d’œuvre qualifiée, etc.

M. Bergman ajoute que, pour encore parfaire le concours de circonstances, la faiblesse du huard, qui se situe juste au-dessus de la barre du 0,90 dollar américain, est salutaire pour les exportateurs canadiens, dont le prix des marchandises est devenu très concurrentiel. De plus, le huard devrait rester à la traîne un certain temps encore à cause de la faible tarification des produits de base, qui influe grandement sur sa valeur.

Les entreprises canadiennes ne devraient tout de même laisser tomber la diversification. Comme l’ajoute M. Bergman, bien que le marché américain soit très prometteur pour les exportateurs d’ici, les leçons tirées en 2008-2009 ont laissé une marque indélébile. « Les Canadiens ont diversifié leurs activités sur les marchés non traditionnels et émergents; c’est la meilleure stratégie pour se protéger des ralentissements économiques et stimuler la croissance. »

Promouvoir les capacités des entreprises canadiennes aux États-Unis

Afin d’aider les entreprises canadiennes à atteindre leur plein potentiel aux États-Unis, EDC a récemment nommé Gary Brown au poste de représentant en chef de ce marché. M. Brown s’affaire à tisser des liens avec la communauté bancaire américaine ainsi que le Service des délégués commerciaux, un premier pas dans le développement d’une stratégie commerciale exhaustive.

« Nous dégageons activement des occasions d’affaires et cherchons à promouvoir les capacités des entreprises canadiennes aux États-Unis. Nous démontrons aux acheteurs américains que nous pouvons répondre à leurs besoins au moyen de jumelage, de soutien financier, et grâce à notre expérience et à nos relations », explique M. Brown. « Nous bâtissons un réseau et sensibilisons les Américains au fait qu’EDC peut leur fournir les biens et les services dont ils ont besoin pour répondre à la demande. »

Pas le temps de se tourner les pouces

Si elles veulent profiter de la croissance chez nos voisins du sud, M. Brown conseille aux entreprises canadiennes de s’activer. « Vous devez vous assurer que vous serez prêts à exploiter ces nouveaux débouchés. C’est le moment de vérifier si vous devez investir dans des infrastructures, de l’équipement ou de la formation, et d’établir une stratégie pour accroître vos capacités. »

« C’est l’occasion de lancer la discussion pour comprendre à quelle étape vous en êtes, quels devraient être vos objectifs et comment EDC et votre banque peuvent vous épauler », précise M. Brown. « Nous pouvons vous présenter à de potentiels acheteurs et à des associations avec lesquelles nous collaborons. Nous pouvons vous aider – il suffit de communiquer avec nous. »

À venir : Exportateursavertis.ca se penchera sur les débouchés propres à diverses régions du marché américain.

Pour en savoir plus, communiquez avec votre directeur de comptes à EDC, contactez-nous, ou inscrivez-vous pour votre exemplaire guide.

Catégories États-Unis, Exportation

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