Les obligations Dim Sum, pour préparer l’avenir sur le marché chinois

Les obligations Dim Sum, pour préparer l’avenir sur le marché chinois

L’énorme marché chinois présentant un grand potentiel de croissance, Exportation et développement Canada (EDC) a lancé sa deuxième émission d’obligations Dim Sum la semaine dernière afin de préparer l’avenir.

Il s’agit d’obligations émises à l’extérieur de la Chine, mais libellées en renminbi chinois (RMB) plutôt que dans la monnaie locale. Tirant leur nom, vous l’aurez deviné, des bouchées « Dim Sum », elles sont aussi appelées obligations CNY (China Yuan Renminbi). Elles intéressent les investisseurs étrangers qui souhaitent se procurer des actifs libellés en yuan, mais qui ne peuvent investir que dans un nombre limité de titres de créance chinois en raison du contrôle des mouvements de capitaux du pays.

EDC a été la première entité canadienne à proposer des obligations Dim Sum en juin 2013 et la récente émission de 306 millions de renminbis est sa deuxième sur ce marché obligataire.

Qu’apportent les obligations Dim Sum aux exportateurs canadiens?

Une institution financière sera désormais à même d’aider les exportateurs canadiens à répondre aux demandes de leurs clients chinois souhaitant faire affaire en renminbis. Des obligations Dim Sum ont également été émises par le gouvernement de la Colombie-Britannique.

« La Chine présente un énorme potentiel de croissance pour les exportateurs canadiens », explique Susan Love, vice-présidente et trésorière, à EDC. « Nous sommes donc déterminés à soutenir le développement à long terme de ce marché. Nous espérons que ces obligations ouvriront des horizons aux nouveaux investisseurs et rehausseront le profil du Canada dans la région ainsi que la présence des entreprises canadiennes sur le marché chinois. »

La Chine, actuellement le deuxième partenaire commercial du Canada ‒ et celui dont la croissance est la plus rapide ‒, sera la plus grande économie mondiale dans quelques années. En 2013, les exportations du Canada y ont totalisé 20 milliards de dollars et ses importations en provenance de Chine ont atteint 52 milliards de dollars. Quelque 300 entreprises canadiennes exercent actuellement des activités sur le marché chinois, et les activités des entreprises clientes d’EDC s’y sont chiffrées à 6,7 milliards de dollars.

« Ces entreprises sont déterminées à investir et à prendre de l’expansion », lance Denis L’Heureux, représentant en chef pour l’Asie, depuis son bureau de Shanghaï. « La Chine affiche toujours des taux de croissance qui font l’envie de la plupart des économies développées. Il s’agit évidemment d’un marché énorme et en croissance qui regorge de débouchés pour les entreprises canadiennes. »

Voir aussi Relations avec les investisseurs

La devise chinoise en bref

  • Le renminbi (RMB), la monnaie officielle de la République populaire de Chine, signifie littéralement « monnaie du peuple ».
  • Le yuan est l’unité monétaire du renminbi, mais est aussi couramment utilisé pour désigner la monnaie chinoise, surtout dans le contexte international (la distinction entre les termes « yuan » et « renminbi » est similaire à celle qui existe entre les termes « sterling » et « livre »
  • Cette monnaie est souvent désignée par l’abréviation RMB.
  • La Chine espère que le marché des obligations Dim Sum contribuera, à terme, à l’internationalisation de la monnaie chinoise.
Catégories Asie-Pacifique

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