Hé! l’Inde, le Canada est plus qu’une nation de ressources naturelles!

Hé! l’Inde, le Canada est plus qu’une nation de ressources naturelles!

Il y a cinq ans, lorsque Absolute Software Corp. a fait son entrée sur le marché indien, la compagnie voulait profiter des débouchés offerts par l’un des plus grands marchés du monde, à la croissance fulgurante.

La société de Vancouver, qui offre des solutions de sécurité et de gestion pour ordinateurs, tablettes et téléphones intelligents, est arrivée dans un pays où des compagnies de secteurs très divers, tant nationales qu’internationales, sont avides de protection des données.

« L’Inde sera pour nous l’un des marchés clés au cours des trois à cinq prochaines années », affirme David Trotter, vice-président régional pour l’Asie-Pacifique et l’Amérique latine.

Selon M. Trotter, si Absolute Software a été bien reçue en Inde, c’est parce qu’elle est activement engagée sur le marché grâce à ses partenaires locaux, situés un peu partout dans le pays.

« Si un client a une question à poser, il veut une réponse rapide de quelqu’un qui se trouve en Inde, pendant les heures de bureau locales, non pas du Canada trois jours plus tard, dit-il. Le niveau de service à la clientèle doit être élevé. »

Les experts estiment que plus de compagnies comme Absolute Software devraient faire des percées plus significatives sur ce marché, particulièrement dans des secteurs comme les technologies de pointe, les technologies propres et le transport, où l’expertise canadienne n’est peut-être pas aussi réputée que dans d’autres domaines forts de notre industrie. On modifierait ainsi l’image du Canada, considéré essentiellement comme une nation de ressources, une réputation qui pourrait ralentir l’expansion canadienne sur cet important marché, selon certains observateurs.

« Pour les Indiens, les Canadiens se distinguent surtout pour les produits de base comme la potasse, les oléagineux et l’uranium, ou les produits énergétiques comme le pétrole, le gaz et l’hydroélectricité », explique Raj Narula, président de TaraSpan, une société qui aide les entreprises à s’établir en Inde, et à accélérer leur entrée sur le marché en réduisant les risques.

Il ajoute que les États-Unis se sont montrés beaucoup plus énergiques que le Canada pour capitaliser sur les occasions qu’offre le marché.

« Les stratégies des compagnies américaines visant l’Inde ont eu un énorme succès. Les investissements se sont chiffrés en milliards de dollars », souligne-t-il, nommant des géants comme General Electric, CISCO et Bosch qui ont établi leurs propres divisions dans le pays.

D’après lui, environ 700 compagnies canadiennes sont présentes en Inde, alors qu’il n’y en avait qu’à peu près 250 il y a trois ans.

« Mais il y a encore beaucoup de chemin à faire », ajoute-t-il.

Akil Hirani, associé directeur chez Majmudar et Partners de Mumbai, dit que les compagnies canadiennes pourraient bénéficier davantage des capacités – en R-D notamment – de ce cabinet juridique international dans un certain nombre de secteurs.

Ce qui inclut aussi des relations d’entreprise à entreprise plus approfondies.

« Nous avons un grand bassin de talents dans lequel les compagnies canadiennes pourraient facilement puiser, dit-il. C’est tout le Canada qui doit se familiariser avec l’Inde, depuis les villes comme Vancouver et Toronto jusqu’aux provinces. »

Voyez aussi : Choisir sa stratégie pour conquérir les marchés vastes et diversifiés de l’Inde

Catégories Exportation

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