McMillan : les « Mad Men » revenus pour exporter

McMillan : les « Mad Men » revenus pour exporter

Un simple coup d’œil aux bureaux de McMillan, agence de marketing interentreprises (B2B), suffit pour voir qu’elle sort de l’ordinaire.

Inspirée par le style « Mad Men », l’agence a radicalement transformé ses bureaux il y a quelques années en un espace stimulant les sens et la créativité.

Gageons que là où vous travaillez, il n’y a pas de salon Dawson ou de salle Wilde (en hommage à Oscar).

Une pièce de sûreté, peut-être… sauf que chez McMillan, c’est la salle des remue-méninges.

« Nous sommes fiers de l’espace que nous avons créé », se targue Rob Hyams, président de l’agence. « Beaucoup de nos employés sont amateurs de design, et je crois que le fait d’avoir un lieu de travail attrayant nous aide à attirer et à retenir les gens talentueux. C’est aussi pour nos clients que nous nous sommes dotés d’un bureau de prestige, car nous voulons que leur visite les confirme dans leur décision de travailler avec nous. »

Au sommet en un rien de temps

Fondée en 1996 par Gordon McMillan, l’agence a rapidement compté parmi ses clients des entreprises du secteur florissant des technologies de pointe, telles Microsoft et Cognos.

En renforçant ses relations avec Getty Images, American Greeting, Postes Canada et l’Association médicale canadienne dans la deuxième moitié des années 2000, McMillan s’est imposée comme l’une des plus grandes agences de publicité au Canada.

Joyeux anniversaire

Le 1er mai 2016, l’agence célébrait son vingtième anniversaire en renouvelant son image de marque pour se consacrer exclusivement au marketing interentreprises, car elle estime que sa créativité lui donne un avantage concurrentiel dans un milieu où l’image a toujours été quelque peu prévisible.

« Nous préparions ce changement depuis un moment, indique M. Hyams. Il y a quelques années, nous avons constaté que l’avenir résidait dans la spécialisation. En effet, les clients sont de moins en moins intéressés par la production, ou la sous-traitance facile et abordable, et cherchent de plus en plus des services-conseils judicieux et des idées créatives et grandioses. Nous avons donc décidé de cibler les chefs du marketing et réduit notre gamme de services pour nous concentrer exclusivement sur l’interentreprises. »

Ce virage a littéralement fait fondre le portefeuille de l’agence, qui s’est retrouvée avec moins de dix clients principaux. « Ce fut très libérateur, reconnaît M. Hyams. Notre stratégie de prospection cible certains secteurs et certaines entreprises. Au lieu de ratisser large, nous utilisons les mêmes techniques de commercialisation que nous recommanderions à nos clients. »

Suivre ses propres conseils s’est avéré payant pour l’entreprise : McMillan a presque doublé sa taille et son chiffre d’affaires depuis la transition.

Toujours international

Dès ses débuts, McMillan faisait surtout affaire avec l’étranger. Et c’est toujours le cas : l’an dernier, un peu plus de 90 % de ses revenus provenaient des États-Unis et de l’Europe. L’agence dispute ainsi ses juteux contrats aux plus grandes agences en stratégie de marque au monde, notamment MetaDesign, Interbrand et Lippincott.

M. McMillan a toujours voulu que son agence soit une marque mondiale. Cette ambition est née à New York, où il a travaillé sur des campagnes pour Xerox et Mercedes-Benz avant de revenir dans son Canada natal pour créer sa propre agence au milieu des années 1990.

Sa première exportation a été un contrat de dessins libres de droits (clip-art) pour Microsoft; c’était un domaine plutôt nouveau pour l’entreprise, mais cette expérience l’a aidée à bien s’implanter comme agence de création. Puis, le coup d’envoi a été donné lorsqu’elle s’est fait approcher par une firme d’experts-conseils en marketing de la région de San Francisco, qui lui a proposé de travailler avec un de ses gros clients, Oracle.

« Après quelques mois, l’équipe marketing en question a été dissoute et ses membres ont essaimé vers d’autres entreprises de la région… en gardant notre numéro de téléphone, raconte M. Hyams. Cela a fait boule de neige. »

Obtenez d’autres conseils sur l’exportation de Rob Hyams, président de McMillan, ici.

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