« Les entreprises canadiennes devraient probablement se lancer aux États-Unis plus tôt que tard » : le parcours d’exportation de Bridgit raconté par Mallorie Brodie, directrice générale

« Les entreprises canadiennes devraient probablement se lancer aux États-Unis plus tôt que tard » : le parcours d’exportation de Bridgit raconté par Mallorie Brodie, directrice générale

Bridgit, une entreprise de technologie de Kitchener en Ontario, a créé une application de gestion pour téléphone intelligent destinée au secteur de la construction, et a vu ses ventes aux États-Unis décoller. Mallorie Brodie, directrice générale, a discuté du succès de l’entreprise avec Exportateurs avertis.

Découvrez son parcours d’exportation ici.

1. Quand et pourquoi avez-vous commencé à envisager l’exportation?

Assez tôt, une fois les tests beta pour le produit terminés. Nous voulions étendre nos activités au-delà du marché local, et les États-Unis semblaient être un marché tout aussi accessible que les autres régions canadiennes. Comme le marché américain de la construction fait environ 10 fois la taille du marché canadien, nous avons jugé qu’il était probablement préférable d’essayer de nous bâtir une clientèle là-bas.

2. En tant qu’exportatrice, par où êtes-vous passée pour en arriver là où vous êtes?

Tout s’est fait assez rondement. Nous avons pu conserver pratiquement les mêmes processus que ceux en place pour nos clients canadiens. Le soutien et les ventes restent à peu près pareils, et aucun changement fondamental n’a été nécessaire pour réussir sur le marché américain.
 

3. Quelle est la plus grande différence entre faire des affaires au Canada et faire des affaires à l’étranger?

Nous pouvons rencontrer nos clients locaux plus souvent et faire beaucoup de recherche avec eux. Mais nous passons maintenant plus de temps aux États-Unis à y rencontrer nos clients et à travailler avec le logiciel dans certaines villes. Notre stratégie de relations publiques était essentiellement axée sur le Canada, mais maintenant nous passons davantage par certaines publications et associations professionnelles américaines.

4. Quelle est la meilleure leçon que vous avez tirée d’une mauvaise expérience d’exportation?

À part tenter de comprendre certains formulaires d’impôt et la logistique, ça n’a pas été particulièrement difficile.
 

5. Que savez-vous aujourd’hui sur l’exportation que vous auriez aimé savoir à vos débuts?

Beaucoup d’entreprises canadiennes devraient probablement se lancer aux États-Unis plus tôt que tard. Par exemple, c’est plus rapide pour nous d’aller à une réunion à New York que de nous rendre en avion sur la côte Ouest du Canada. Je pense que les gens ont l’impression qu’il s’agit d’un processus plus complexe qu’il ne l’est en réalité, si l’on se fie à notre expérience. Si vous travaillez dans un secteur où le marché est beaucoup plus important aux États-Unis – c’est probablement le cas de la plupart des secteurs –, ça vaut la peine de faire le grand saut assez rapidement.

6. Quelle est la chose la plus importante que doivent savoir les nouvelles PME au sujet du commerce d’exportation?

Une fois votre présentation de produits établie et la phase d’essais ou de tests beta terminée, je dirais qu’il vaut mieux prendre de l’essor à l’étranger plus tôt que tard.

7. Quelle est la principale qualité que devrait posséder un exportateur?

Avoir une vision globale. Il ne faut pas uniquement penser à la valeur offerte aux clients locaux; il faut avoir une vision plus globale du secteur. En fin de compte, si les entreprises commencent rapidement à envisager l’exportation, elles peuvent se fixer des objectifs beaucoup plus ambitieux. Et si elles repèrent les clients importants avec qui travailler aux États-Unis ou ailleurs, elles peuvent se montrer très ambitieuses concernant leurs cibles de croissance globales.

Catégories Technologies et télécommunications

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