Le parcours d’exportation de Mycodev Group raconté par son fondateur David Brown, également cofondateur de Chinova Bioworks et lauréat d’un Prix du Gouverneur général pour l’innovation en 2017

Le parcours d’exportation de Mycodev Group raconté par son fondateur David Brown, également cofondateur de Chinova Bioworks et lauréat d’un Prix du Gouverneur général pour l’innovation en 2017

Quelle a été votre première vente à l’exportation?

 Un client du milieu pharmaceutique de l’État de New York est venu nous rencontrer. Il nous a signé un chèque sur-le-champ, pendant la rencontre. C’était au tout début, donc c’était excitant. Au départ, il voulait une petite quantité de chitosane, mais la commande a augmenté à mesure qu’il intensifiait sa production. C’était un moment décisif, car il s’agissait de notre toute première vente. On s’en est servi comme levier pour obtenir d’autres investissements. Ensuite, ça a fait boule de neige.

Comment cette possibilité s’est-elle présentée?

J’ai lu un article sur une technologie conçue par cette entreprise, et je me suis dit que le chitosane serait compatible avec celle-ci. J’ai donc téléphoné, comme ça, à froid. Heureusement, ces gens étaient très réceptifs et faciles d’approche. C’était au tout début de l’entreprise; je ne savais pas ce que je faisais. Je n’avais jamais fait des affaires, mais je me suis dit que je ne perdrais rien à appeler. Parfois, c’est payant. Aujourd’hui, nous avons des spécialistes de la vente.

Que connaissez-vous aujourd’hui de l’exportation que vous auriez aimé savoir à vos débuts?

À quel point cela peut être complexe. Jeune, je présumais qu’on pouvait expédier des produits n’importe où dans le monde, mais c’est loin d’être aussi simple. L’ALENA a grandement facilité la vente aux États-Unis, mais il y a quand même une réglementation à respecter. Je croyais qu’il suffisait d’ouvrir un compte chez FedEx et d’envoyer des colis, mais c’est bien plus compliqué que cela. Il y a une industrie entière consacrée à la réglementation des exportations.

Comment le commerce a-t-il évolué depuis que vous vous êtes lancé en affaires?

Il n’a pas beaucoup changé, mais cela ne fait que cinq ans. J’espère qu’on maintiendra l’ALENA; notre entreprise en dépend. Je m’inquiéterais s’il était résilié. L’entreprise survivrait probablement, mais ça compliquerait les choses.

Quelle est la chose la plus importante que doivent savoir les nouvelles PME au sujet du commerce d’exportation?

Il faut prendre cela au sérieux. Si vous avez un doute, consultez un expert. Chaque secteur a son lot de réglementation; vous gagnerez beaucoup de temps et d’argent en recrutant tout simplement un spécialiste, ou bien en faisant appel à des organisations comme EDC, qui ont une expertise. La pire chose qui puisse arriver, c’est que votre produit soit retenu aux douanes, surtout s’il a une durée de conservation. Assurez-vous de remplir les formalités administratives à la lettre. Les petites entreprises peuvent faire affaire avec des consultants et des entrepreneurs; les plus grosses peuvent engager un spécialiste à temps plein.

Quand avez-vous commencé à envisager l’exportation?

Dès le début, je savais que l’entreprise reposerait sur l’exportation, et que le marché principal serait les États-Unis.

Lors de vos études en sciences à l’université, pensiez-vous un jour être entrepreneur?

J’avançais un peu à tâtons à l’université. J’envisageais une maîtrise ou des études en médecine ou en pharmacie. J’ai seulement su ce que je voulais faire durant ma dernière année : le cours de microbiologie industrielle m’a ouvert les yeux au volet « affaires » de la science.

En tant qu’exportateur, par où êtes-vous passé pour en arriver là où vous êtes?

La première fois que nous avons expédié quelque chose aux États-Unis, nous avions vraiment peur de ne pas faire les choses correctement. Nous envoyions beaucoup d’échantillons, et ils étaient souvent retenus aux douanes. Aujourd’hui, nous connaissons les formalités administratives, les procédures. Même si nous ne sommes pas une grande entreprise, c’était l’un de nos principaux défis.

Quelle est la meilleure leçon que vous avez tirée d’une mauvaise expérience d’exportation?

Nous avons envoyé un échantillon à une entreprise au New Jersey, qui était très enthousiaste et voulait le produit rapidement. L’échantillon n’a pas passé les douanes à cause d’erreurs administratives. L’entreprise était très mécontente et, au final, n’est pas devenue une cliente. C’était une bonne leçon pour nous.

Quelle est la principale qualité que devrait posséder un exportateur?

Le souci du détail, et aussi la patience. Ne vous attendez pas à ce que tout arrive immédiatement. Parlez aux experts. S’il vous manque de l’information, consultez des spécialistes; posez des questions et apprenez.

Catégories Ecotechnologies

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