Le parcours de Ryan Albright sur la voie de l’exportation

Le parcours de Ryan Albright sur la voie de l’exportation

Quelle a été votre première vente à l’exportation?

Je ne m’en souviens pas exactement, mais je sais que nos premières croustilles ont été distribuées dans des paniers-cadeaux à Halifax, en Nouvelle-Écosse.

Comment cette première possibilité d’exportation s’est-elle présentée?

Le premier salon auquel nous avons participé a été le Natural Products Expo East, à Boston, en septembre 2008, avant même que notre usine ou nos sacs d’emballage soient prêts. Nous avions fabriqué des sacs de papier que nous avions remplis de coton pour imiter l’allure qu’aurait le vrai produit, puis nous avions préparé quelques croustilles assaisonnées à la main. Nous n’étions vraiment pas prêts! Néanmoins, nous avons rencontré beaucoup de gens à cet événement.

Que connaissez-vous aujourd’hui de l’exportation que vous auriez aimé savoir à vos débuts?

J’ai laissé passer de nombreuses occasions de collaborer avec des marques maison lorsque j’ai commencé à exporter aux États-Unis. En rétrospective, j’aurais aimé en saisir quelques-unes.

 Comment le commerce a-t-il évolué depuis que vous vous êtes lancé en affaires?

Le dollar américain a beaucoup fluctué, passant de 45 % à 10 % de moins que le huard pour ensuite frôler les 40 % à nouveau. C’est donc un excellent moment pour l’exportation. Toutefois, il serait imprudent de vous fier à cette conjoncture pour planifier vos coûts. Le dollar est volatil : sa valeur peut changer du tout au tout en très peu de temps, alors ne supposez jamais qu’il demeurera stable. De bonnes entreprises ont déjà fermé leurs portes pour en avoir fait autant.

Quelle est la chose la plus importante que doivent savoir les nouvelles PME au sujet du commerce d’exportation?

Renseignez-vous sur l’entreprise avec laquelle vous voulez faire des affaires en dehors de l’Amérique du Nord et sur ses fournisseurs. Respectez toujours les paramètres de vos assurances quand vous réalisez une vente, à moins d’accepter le risque de perdre la somme en question. Je parle en connaissance de cause!

Que faites-vous lorsque vous ne travaillez pas à faire croître votre entreprise?

Je travaille toujours; mon esprit ne s’arrête jamais. J’aime la motocyclette et la motoneige, mais j’en fais trop rarement. Le travail est le travail, mais c’est aussi mon passe-temps.

À propos de Covered Bridge Potato Chips

Entreprise canadienne fondée en 2008, le fabricant de croustilles (cuites à la marmite) du Nouveau-Brunswick Covered Bridge façonne son produit à même la terre. En effet, l’entreprise plante, cultive et récolte toutes ses pommes de terre à la ferme familiale, située à un jet de pierre de son usine de production. Elles sont ensuite lavées, brossées, tranchées et cuites sur place.

Les pommes de terre lavées sont tranchées finement par huit lames automatisées à raison de 30 kg toutes les 15 secondes. Après, les tranches sont cuites dans la marmite un peu plus de 5 minutes pour qu’elles deviennent croustillantes comme on les aime. Une centrifugeuse retire alors l’excès d’huile, puis les croustilles fraîches passent à l’inspection, où seulement les meilleures seront gardées et ensachées.

Il est également possible de visiter l’usine pour observer la production et goûter à des croustilles encore chaudes.

Covered Bridge, en chiffres, ce sont 300 acres de champs de pommes de terre, des bureaux de 27 000 pi2, un entrepôt de matières premières de 35 000 pi2, une usine de 10 000 pi2 et 9 000 pi2 d’espace de bureau supplémentaire. En janvier 2016, l’entreprise était forte d’un effectif de 90 employés. Au printemps 2016, à l’issue de sa quatrième expansion, elle prévoit atteindre 100 employés.

Catégories Agroalimentaire

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