Parlons innovation – ce que nous avons appris à la convention de la PDAC

Parlons innovation – ce que nous avons appris à la convention de la PDAC

Aujourd’hui, si les coûts d’exploitation minière atteignent des sommets inégalés, les cours des produits de base sont par contre au plus bas. Résultat : des rendements moins élevés et beaucoup de minières exploitant à perte. C’est une période qui marque un tournant dans l’histoire de l’industrie, pour laquelle innovation et efficience sont plus importantes que jamais.

« Les compagnies cherchent des moyens d’améliorer leurs opérations, même de manière plus limitée », explique Andrea Gaunt, conseillère sectorielle, Industries extractives, à Exportation et développement Canada (EDC). « Bien que cette situation crée un énorme fardeau pour l’industrie, elle crée aussi un mouvement incroyable vers l’innovation. »

Le mois dernier, Mme Gaunt et ses collègues ont assisté à la Convention internationale annuelle de l’Association canadienne des prospecteurs et entrepreneurs (PDAC), où ils ont été témoins des toutes dernières innovations du secteur. La tendance forte repose sur la stratégie croissante qui consiste à mieux se connecter et à accorder une place de choix à l’Internet des objets (IdO).

Cisco s’est fait championne de l’IdO. Il s’agit d’un concept d’affaires qui permet de relier tous les aspects d’une entreprise grâce à des réseaux sans fil et des technologies de communications. Les compagnies peuvent ainsi mieux contrôler la machinerie, diminuer les délais et les interruptions, et obtenir des normes de sécurité plus élevées.

« Les minières canadiennes commencent à s’inspirer du concept de l’IdO. Pouvoir lier les zones de production aux technologies de communications qui rendent les opérations plus efficientes, voilà ce qui va leur permettre de garder la tête hors de l’eau, précise Mme Gaunt. Par exemple, en reliant ses véhicules au système GPS, Rio Tinto n’a plus besoin de chauffeurs. La compagnie accroît ainsi sa productivité et la sécurité de ses activités. »

Toutefois, il ne s’agit pas seulement de camions sans chauffeur pour l’industrie minière. L’IdO va entraîner des avancées comme une meilleure analyse des terrains et des sols, le contrôle continu sur l’état de l’équipement et sur la maintenance nécessaire, l’optimisation des circuits des véhicules et l’utilisation de drones qui peuvent suivre les opérations de surface.

« En prime, et de façon inattendue, l’industrie réduit son empreinte carbone, ajoute Mme Gaunt. Par exemple, lorsqu’une équipe peut déterminer des zones spécifiques où se trouvent des minéraux, on réduit les travaux d’exploration et de creusement. Si on fait rouler les camions de manière plus efficiente, on diminue leur consommation d’énergie. »

« Voilà une belle occasion pour deux des secteurs les plus novateurs du Canada, les technologies propres et les industries extractives, de se rapprocher », fait remarquer Lynn Côté, conseillère sectorielle, Technologies propres, à EDC. « En continuant à innover, les compagnies deviennent inévitablement plus vertes. C’est l’industrie en plus forte expansion au Canada et, en créant des partenariats avec l’industrie minière, sa croissance devrait encore s’accroître. »

Catégories Ecotechnologies, Mines et énergies

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