Perspective régionale : l’Asie du Sud-Est

Perspective régionale : l’Asie du Sud-Est

Pendant longtemps, les délégations commerciales canadiennes se rendant à Beijing, à Shanghaï et à Mumbai contournaient les marchés secondaires de l’Asie du Sud-Est (ASE) même si les exportations et les investissements canadiens continuaient tranquillement d’y atteindre des niveaux impressionnants. En 2011, par exemple, les exportations canadiennes ont frisé les 4 milliards de dollars, le double de notre commerce d’exportation avec l’Inde.

Plusieurs bonnes raisons expliquent pourquoi le moment est venu de se tourner vers l’ASE – un marché porteur – comme destination d’investissement incontestable et porte d’entrée sur l’Asie.

Géographiquement, on peut décrire cette région comme étant située « directement au milieu » entre l’Inde et l’Asie, à l’effet d’un beau coup de départ au golf. Donc, les « joueurs » canadiens gagneraient à pénétrer l’ASE en premier. Forte de ses 600 millions d’habitants, elle constitue de nombreux marchés ouverts où la croissance et le développement dépasseront les moyennes globales au cours des prochaines années.

Et pourtant, l’ASE a été longtemps perçue comme un ensemble d’économies indépendantes plutôt qu’une région distincte. Or, cette image est en train de changer. Les dix marchés formant l’Association des Nations de l’Asie du Sud-Est (ANASE) poursuivent activement leur intégration économique à l’échelle régionale en établissant la Communauté économique de l’ANASE, qui verra le jour en 2015. Cette union transformera l’ASE en une région où biens, services, placements, travailleurs qualifiés, et surtout les capitaux, circuleront librement.

Même s’il reste beaucoup à faire d’ici là, la région est en voie de devenir l’une des plus attrayantes du globe pour les gens d’affaires.

L’ASE en bref

  • 10 pays et 600 millions d’habitants
  • Certains des marchés les plus ouverts au monde
  • Importations canadiennes totalisant 4 milliards de dollars
  • Création de la Communauté économique de l’ANASE (2015)

Alors que la Communauté aidera à définir l’ANASE comme un marché unifié, j’ajouterais que, dans une perspective canadienne, l’attrait principal de l’ANASE réside en fait dans sa diversité. Aucune autre région ne regroupe des économies aussi variées que la cité-État de Singapour et les nouveaux marchés émergents du Cambodge et de la Birmanie. Cette diversité permet aux entreprises canadiennes de toutes tailles de choisir leur point d’entrée le plus approprié, soit pour établir une base à Singapour, constamment classée première pour la facilité d’y démarrer une entreprise; soit pour utiliser la Thaïlande ou la Malaisie, aux avantages comparatifs, comme carrefour manufacturier ou des chaînes logistiques.

Certes, il n’est jamais facile de trouver le marché d’entrée idéal. Le Sud-Est asiatique étant aux antipodes du Canada, vous devez choisir vos partenaires avec soin et convaincre vos acheteurs locaux que vous pourrez constamment livrer votre produit et leur fournir un service après-vente pour combler la distance. Une présence efficace sur place est donc vitale.

EDC a établi une représentation permanente en Asie du Sud-Est en 2004. Depuis, elle travaille dur pour nouer des liens solides dans la région avec : des institutions financières capables d’aider les entreprises canadiennes sur chaque marché; et de nombreux chefs de file régionaux et multinationaux investissant dans des secteurs correspondant aux capacités canadiennes, comme les écotechnologies, les TIC, les hydrocarbures, l’aéronautique et l’infrastructure.

Nous collaborons de près avec les délégués commerciaux du Canada à aiguiller nos entreprises vers de nouveaux débouchés – facilitant et créant des échanges lors de missions commerciales sectorielles et de séances de jumelage. Nous appuyons aussi les entreprises canadiennes qui décident d’investir dans la région – leur prodiguant des conseils, leur présentant des partenaires financiers et les aidant à comprendre et à gérer les risques. Enfin, une fois ces entreprises établies, nous soutenons leur croissance en Asie avec le concours de nos représentants en Chine et en Inde.

Au cours des prochaines années, une Communauté économique de l’ANASE mieux intégrée servira à renforcer la vigueur déjà évidente de la région. Alors, visez « directement au milieu ». Une fois bien aligné, nos représentants pour l’ASE (Rajesh Sharma et Patricia Chong à Singapour; Chia Wan Liew à Ottawa) seront heureux de vous aider.

Robert Simmons, Représentant en chef, Asie du Sud-Est, Singapour. Après neuf ans de service en ASE, M. Simmons rentrera au Canada au printemps comme représentant en chef à Vancouver – Asie.

Catégories Asie-Pacifique, Conseils régionaux

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