Pour prendre des décisions d’affaires éclairées, il faut être bien renseigné

Pour prendre des décisions d’affaires éclairées, il faut être bien renseigné

Voilà la raison d’être des Prévisions à l’exportation

Les cours du pétrole sont en baisse. L’Europe est toujours en proie à la volatilité et, tandis que le marché américain connaît une remontée, le marché canadien s’essouffle. Ces tendances mondiales peuvent avoir une incidence sur vos activités, ou vous ouvrir de nouveaux horizons. Mais, pour une PME, difficile de s’y retrouver dans la masse d’informations qu’il faut analyser pour prendre des décisions éclairées. Comment s’y prendre?

D’après Stuart Bergman, économiste en chef adjoint et directeur de groupe, Centre d’information économique et politique à Exportation et développement Canada (EDC), les entreprises disposent heureusement de plusieurs points d’accès, généralement gratuits, aux renseignements sur les marchés : « Dans notre économie mondiale, il est de plus en plus important d’avoir accès à des renseignements sur les marchés mondiaux. EDC, le Service des délégués commerciaux, la Corporation commerciale canadienne et la Banque de développement du Canada ne sont que quelques-unes des ressources gouvernementales offrant une foule de renseignements sur leurs sites Web et par l’entremise de webinaires, des séminaires et des événements de réseautage. » Un outil téléchargeable présente les renseignements et les services offerts par chacune des organisations.

Que vous soyez un novice de l’étude de marché ou à la recherche de prévisions économiques pertinentes pour vos prises de décisions, M. Bergman préconise les Prévisions à l’exportation comme point de départ.

« Vous pourriez entendre aux nouvelles que les mises en chantier d’habitations aux États-Unis augmentent et que les cours pétroliers sont en baisse, et vous demander comment cela va influer sur vos activités, explique M. Bergman. Les Prévisions à l’exportation analysent les événements mondiaux majeurs, leurs répercussions attendues sur l’économie mondiale, ainsi que les débouchés et les risques qu’ils représentent pour les exportateurs canadiens. »

M. Bergman ajoute que le rapport regorge de chiffres et de statistiques pour ceux qui recherchent une étude de marché quantitative, mais qu’il contient aussi des commentaires faciles à lire et un sommaire clair, qui rendent le document accessible à tous.

Les Prévisions à l’exportation du printemps 2015 se veulent optimistes

Dans ses Prévisions à l’exportation du printemps 2015, Peter Hall, économiste en chef, a des mots d’encouragement pour les entreprises canadiennes. Il observe en effet que, même si la croissance s’est fait attendre depuis la crise mondiale de 2008-2009, « […] nous avons traversé d’infranchissables abîmes budgétaires, survécu à l’hécatombe des marchés financiers ainsi qu’à des vagues d’agitation politiques, aux expérimentations des gouvernements et à une myriade d’autres aléas mineurs, mais très perturbateurs ».

Conserver cet optimisme pourrait s’avérer un véritable défi maintenant que le Canada doit faire face à un endettement des consommateurs en hausse, à une austérité persistante à l’échelle provinciale et à une glissade des cours des matières premières. Mais, sur une note plus positive, M. Hall souligne que certaines tendances mondiales pourraient offrir de nouveaux débouchés.

  • L’économie des États-Unis – le client principal du Canada – a le vent dans les voiles, et sa vitalité est contagieuse. Après plusieurs années à faire des économies de bouts de chandelle et à s’abstenir de faire des dépenses importantes, les consommateurs américains sont désormais prêts à dépenser. « Pour l’économie américaine, la présence d’un ingrédient essentiel – la demande comprimée – sera décisive. Cette demande s’exprime sans doute avec le plus d’éclat dans le logement aux États-Unis », explique M. Hall, avant d’ajouter que le marché de l’habitation va afficher une croissance remarquable d’ici un an ou deux simplement pour répondre aux besoins actuels. Cette croissance devrait se manifester dans les dépenses de consommation pour une grande variété de produits, créant ainsi des emplois et incitant les sociétés, qui se pressent de répondre à la demande grandissante, à ouvrir leur portefeuille. Ce phénomène pourrait non seulement rouvrir le marché américain aux exportateurs canadiens, mais élargir leurs perspectives à d’autres marchés mondiaux. En effet, l’activité du consommateur américain représente 13 cents de chaque dollar en circulation sur le globe.
  • Bien que la glissade des cours des matières premières freine la croissance du PIB canadien, la baisse des cours du pétrole augmente la demande extérieure pour le secteur manufacturier hors énergie. D’après M. Hall, la détente des cours du pétrole et du gaz naturel devrait se traduire par une réduction de 53 milliards de dollars canadiens des exportations énergétiques cette année. Cependant, le secteur manufacturier pourrait bénéficier d’un dollar canadien moins vigoureux et d’une demande extérieure soutenue dans les autres secteurs. Par exemple, grâce au repli du dollar canadien, les exportations dans le secteur de l’aéronautique devraient augmenter de 25 % cette année. Le recul des cours mondiaux du pétrole signifie également une hausse des dépenses de consommation pour d’autres biens et services.
  • Le Canada est le seul pays des Amériques à posséder un centre de change du renminbi (RMB), la monnaie officielle de la République populaire de Chine. En à peine cinq ans, le RMB a atteint le cinquième rang des devises les plus utilisées dans le monde. En adoptant le RMB comme devise de paiement, les exportateurs canadiens peuvent tirer parti de nouveaux débouchés sur le marché chinois, où la classe moyenne, en pleine expansion, est en demande de produits canadiens.

M. Bergman précise que les Prévisions à l’exportation présentent également d’autres tendances macroéconomiques et des aperçus de différents pays, secteurs et provinces, ainsi que les risques qui y sont liés : « On gagne à s’informer autant que possible, surtout quand les renseignements sont aussi accessibles. » La liste complète des rapports se trouve sur le site edc.ca.

Catégories Aperçus économiques

Comments are closed.

Affichages connexes