Telepin Software compte sur les marchés émergents

Telepin Software compte sur les marchés émergents

Telepin Software considère les marchés émergents comme la clef de voûte de ses activités. Cette stratégie lui a permis de rester à flots pendant la récession mondiale et appuie une croissance qui avoisine les 30 %. Voici pourquoi.

Les banques et les autres infrastructures se font parfois rares sur les marchés émergents. Telepin remédie à ce problème en offrant aux exploitants de services mobiles un moyen efficace et peu coûteux de fournir aux détenteurs de téléphones cellulaires des services financiers mobiles et d’autres applications financières novatrices.

L’accent mis sur les marchés émergents est l’une des raisons pour lesquelles l’entreprise n’a pratiquement pas été touchée par la récession mondiale et a connu une croissance annuelle avoisinant les 30 %. « Notre récente croissance est majoritairement attribuable à un gros contrat accordé par un exploitant de services mobiles luxembourgeois présent en Afrique. Nous estimons que c’est en Afrique, notamment en Tanzanie, au Rwanda et en République démocratique du Congo, que nous enregistrerons une grande partie de notre croissance future », explique Vincent Kadar, chef de la direction de Telepin.

Il ajoute que les partenariats revêtent une importance considérable dans la stratégie de croissance de Telepin, comme l’illustre la récente entente avec Singtel Mobile à Singapour : « Comme de nombreux pays, Singapour accueille un grand nombre de travailleurs migrants qui envoient une partie de leur salaire dans leur pays d’origine. Pour Singtel, la possibilité d’offrir des services de transfert de fonds peu coûteux ‒ en misant sur son réseau d’entreprises à Singapour, aux Philippines, en Indonésie, en Thaïlande, en Inde et en Chine ‒ était une occasion de faire concurrence à Western Union et Moneygram. »

Singtel a cerné les pays d’origine de ces travailleurs et, en collaboration avec Telepin, a mis au point un système de transfert de fonds à frais fixes : 3 $ pour le transfert d’un maximum de 1000 $.

« Singtel a non seulement acheté notre logiciel, elle nous a aussi chargés de gérer l’aspect technique de l’opération, ce qui lui permet de se consacrer uniquement aux ventes et au marketing », poursuit-il.

Telepin lui fournit aussi le service « Dash », grâce auquel les consommateurs peuvent payer un trajet en taxi, un achat chez un détaillant, etc. au moyen de leur téléphone intelligent, à l’instar des services financiers mobiles offerts dans les pays développés. Ce service a suscité tant d’enthousiasme que quatre mois seulement après son lancement, 40 000 points de vente l’offraient à Singapour.

Faire affaire sur les marchés émergents : leçons tirées

Kadar signale qu’il est plus difficile de gérer des projets sur les marchés émergents. « Le marché nord-américain des services mobiles étant plus développé, la procédure à suivre est claire. Sur les marchés en développement, le fournisseur est souvent plus expérimenté que le client et doit gérer le projet pour ce dernier. Ces coûts supplémentaires nous ont pris par surprise la première fois. »

Le paiement des factures se révèle aussi problématique. « Même si toutes les formalités administratives sont en ordre, notre paiement peut quand même être retardé : on nous dit que quelqu’un n’a pas autorisé quelque chose ou que le responsable des finances est en congé de maladie… pour un très long moment. Mais comme nous avons une assurance avec EDC, nous pouvons dire à nos clients : “d’accord, mais si vous ne nous payez pas, c’est avec EDC que vous devrez négocier”. C’est généralement suffisant pour les faire réagir, sans pour autant mettre en péril nos relations avec eux. »

Kadar ajoute que Telepin fait aussi appel aux services de jumelage d’EDC : « EDC nous a aidés à organiser des réunions avec les vrais décideurs de grandes compagnies de téléphonie. »

Telepin compte plus de 132 millions d’abonnées et une clientèle de plus d’un million de détaillants, mais elle demeure aussi souple et agile qu’une jeune entreprise en démarrage. « Notre réussite tient en partie à la structure horizontale de notre organisation. Nous n’avons pas de tour d’ivoire. Je travaille dans un espace ouvert aux côtés des autres membres du personnel, ce qui favorise les échanges d’idées sur les manières d’atteindre une croissance plus importante encore. »

Catégories Technologies et télécommunications

Comments are closed.

Affichages connexes