Mark Attley, président, RIACMark Attley, President, RIAC

Un nouveau groupe aborde le risque de crédit

Aujourd’hui, le plus grand risque non identifié et non assuré pour les entreprises canadiennes est le manque d’assurance comptes clients (également appelée assurance crédit).

Tout comme l’assurance hypothécaire, qui couvre la banque en cas de saisie, l’assurance comptes clients protège les entreprises contre les acheteurs – au Canada ou à l’étranger – incapables de remplir leurs obligations de paiement de factures.

Les échanges commerciaux risquent alors d’être perturbés par des imprévus, tels l’insolvabilité de l’acheteur, une carence prolongée – un manquement aux obligations dans les délais en raison de flux de trésorerie insuffisants – ou des bouleversements politiques qui entraînent une perte sur les créances à court terme.

L’assurance, c’est rassurant!

En assurance comptes clients, il y a indemnisation lorsque survient un événement économique ou politique ayant pour effet défavorable d’empêcher une entreprise d’être payée pour des biens ou services en transit ou déjà fournis.

Utilisée comme nantissement, l’assurance comptes clients peut aussi aider une entreprise à négocier de plus gros prêts ou à augmenter les lignes de crédit de ses clients, leur facilitant ainsi l’achat d’autres produits ou services.

Grâce à cette couverture, une compagnie peut, par exemple, proposer des modalités à 60 jours au lieu de 30, ou expédier plus de produits dont la demande est saisonnière.

Par ailleurs, elle permet aux petites entreprises de profiter de précieux conseils et de veille commerciale qui aident à mieux gérer le crédit. De plus, les titulaires d’une police d’assurance comptes clients ont accès aux ressources mondiales de compagnies d’assurance crédit commercial.

Malgré ces avantages, moins de 10 000 parmi le 1,1 million de compagnies employeurs du Canada intègrent l’assurance comptes clients à leur planification financière, ce qui en laisse des dizaines de milliers indûment exposées au risque – souvent parce qu’elles ignorent les avantages de protéger ce qui est généralement leur plus important actif.

Dissiper la confusion

Au nombre des défis que devra relever notre nouvelle association : l’incompréhension du rôle de l’assurance comptes clients parmi les chefs de la direction, les directeurs financiers, les gestionnaires de crédit et de risques et les banquiers, dont beaucoup croient qu’elle sert uniquement à couvrir les ventes à l’exportation. Non seulement c’est inexact mais, dans le climat économique volatile actuel dont peuvent souffrir les entreprises canadiennes, c’est aussi imprudent.

La RIAC collabore étroitement avec les courtiers canadiens en assurance de dommages et leurs partenaires du milieu bancaire à mieux protéger les entreprises partout au Canada et à contribuer à leur prospérité, ici et dans le monde entier. Nous croyons que cette collaboration permettra de réaliser l’objectif de faire passer le marché de l’assurance crédit de 200 millions à 350 millions de dollars en cinq ans.

Cet objectif, atteignable, représente un tremplin pour que les courtiers canadiens forgent de nouvelles relations-clients qui profiteront à l’ensemble des entreprises canadiennes.

Lancée cet été, la RIAC, une nouvelle organisation dirigée par ses membres, vise à faire mieux connaître et comprendre les avantages commerciaux de l’assurance comptes clients.

Elle est appuyée par un « groupe des sept » souscripteurs, dont EDC et trois courtiers fondateurs. receivablesinsurancecanada.com

Catégories Exportation

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