Auteur Joe Rios

Vague de changement dans les technologies océanographiques

La marée monte pour les industries océanographiques grâce à de nouvelles technologies.

Les photos prises de l’espace montrent clairement que les océans dominent la biosphère, un énorme avantage pour le Canada. S’étendant entre les deux plus vastes étendues océaniques, notre pays profite de leur richesse en ressources et des retombées économiques qu’elles génèrent.

Ce qui est moins visible, ce sont les quelque 700 PME qui inventent, développent et élaborent des technologies pour les quatre principales industries océanographiques – pétrole et gaz en mer, sciences de la mer, construction navale et transport maritime. La technologie océanographique qui en découle fait aujourd’hui partie des secteurs en plus forte croissance de notre économie, le Canada pouvant s’y placer parmi les chefs de file mondiaux.

Prévisions de croissance pour le secteur mondial des technologies océanographiques pour les cinq prochaines années : trois billions de dollars américains, soit une expansion de 15 à 25 %

L’intérêt que portent les pétrolières internationales à ce secteur au Canada n’est donc pas surprenant : elles cherchent à mieux connaître nos technologies et notre expertise, et à les utiliser davantage.

Le Canada s’est plus précisément forgé une bonne réputation dans les domaines suivants : hydrographie et autres services nautiques, gestion des zones côtières (pour prévenir l’érosion, par exemple), détection télécommandée et données satellites, génie océanique (gel, froid et autres conditions océaniques rigoureuses), logiciels de gestion des données… la liste est longue.

Aujourd’hui, le secteur du pétrole et du gaz naturel en mer est le plus gros acheteur de technologies océanographiques. Ainsi, à St. John’s (Terre-Neuve-et-Labrador), des compagnies s’attaquent aux défis que pose le développement des ressources en mer en présence de banquises, d’icebergs, de brouillard et d’autres conditions encore plus dures. Beaucoup de compagnies canadiennes disposent du savoir-faire pour diagnostiquer et réduire ces problèmes.

EDC aussi s’y emploie – en vue de contribuer à créer plus de débouchés commerciaux dans ce domaine, pour ses clients et pour d’autres exportateurs. Citons Hebron, par exemple, un très grand projet de forage pétrolier situé au large des côtes de Terre-Neuve-et-Labrador, dont les réserves sont estimées à plus de 700 millions de barils de pétrole récupérable.

Il existe du coup de formidables occasions de contrats pour les 700 PME que j’ai mentionnées. Même s’il se trouve en eaux canadiennes, le projet Hebron de 19 milliards de dollars sera une plateforme d’exportation – donc tous les fournisseurs, tant directs qu’indirects, peuvent profiter des solutions d’EDC – en particulier les Marge de garanties pour cautionnement bancaire et Programme de garanties d’exportations.

En contribuant au financement de mégaprojets de ce genre, EDC joue aussi un grand rôle pour que les compagnies canadiennes de technologies océanographiques, surtout les plus petites, rencontrent les propriétaires et acheteurs des projets internationaux concernés. Si votre entreprise évolue dans ce secteur, préparez-vous pour le déferlement de la nouvelle vague de débouchés.

Communiquez avec moi à jrios@edc.ca

Catégories Perspectives sectorielles

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