Vanrx emprunte avec succès le chemin de l’exportation

Vanrx emprunte avec succès le chemin de l’exportation

J’ai encore mal au bras.

Il y a quelques jours, je suis allé chez le médecin avec mes enfants pour nous faire vacciner contre la grippe. Les filles ont été chanceuses : elles ont reçu leur dose par voie nasale. Papa, lui, a eu droit à l’aiguille.

Pour des raisons de sécurité, les médicaments injectables dispensés à ma famille, et probablement à la vôtre, ne contiennent pas de contaminants en raison du remplissage aseptique, processus par lequel un produit stérile (ou aseptique) est emballé dans un contenant aseptisé.

Un des leaders mondiaux de ce type de processus est Vanrx, en Colombie‑Britannique.

VANRX?

Fondée en 2007, Vanrx Pharmasystems est née dans le secteur des biotechnologies. « Nous étions un groupe restreint qui développait des technologies de pointe », indique Chris Procyshyn, chef de la direction de Vanrx, « mais l’entreprise où nous travaillions a commencé à faire des erreurs, les choses ont empiré, alors nous avons lancé Vanrx ». Avec leur expérience des processus et des produits d’un large éventail de traitements, ils ont remarqué que certains secteurs de l’industrie n’avaient vu aucune innovation depuis un bon moment. « Les médicaments étaient fabriqués dans de vieilles installations avec du matériel désuet et des idées dépassées. »

Les fondateurs de Vanrx se sont donc donnés comme but de concevoir un nouveau processus de remplissage de A à Z.

« Une des difficultés était que le marché n’avait pas pris conscience des problèmes auxquels nous proposions des solutions, c’est‑à‑dire le niveau de contamination observé dans les systèmes de remplissage de l’époque », explique M. Procyshyn.

FAIRE APPEL AUX ROBOTS

« La première source de contamination est le grand mammifère poilu dans la pièce, plaisante le chef de la direction, alors nous avons examiné d’autres secteurs aseptisés, comme l’industrie des micropuces et des semiconducteurs, pour conclure que la clé était l’automatisation. »

L’utilisation de technologie robotique explique en partie que le système de Vanrx offre le plus haut niveau d’aseptisation de l’industrie. En automatisant la production, on élimine les interventions humaines et le risque de compromettre la stérilité.

L’un des grands défis à relever pour automatiser le remplissage aseptique est la conception de robots pouvant être stérilisés efficacement. Les robots de Vanrx sont isolés par une armure d’acier inoxydable 316L faite sur mesure qui facilite la décontamination. Le retrait des ronds de gant assure aussi l’intégrité du produit en éliminant l’interaction humaine et les risques de contamination.

ICI COMME AILLEURS

« Nous réalisons actuellement 90 % de nos ventes à l’étranger, explique M. Procyshyn. Nous espérons prendre de l’expansion au Canada, mais, pour le moment, nous connaissons une croissance aux États-Unis, dans les pays baltes et en Inde, où la demande pour les médicaments injectables augmente. »

Comme le plus gros de ses activités est à l’extérieur du Canada, Vanrx a vraiment profité de sa collaboration avec EDC. M. Procyshyn affirme qu’en plus de l’avoir aidé à obtenir 1,5 million de dollars en financement, EDC l’a aussi aidée à démêler les complexités des marchés étrangers. « Ça n’a pas de prix ».

ENTREVUE AVEC CHRIS PROCYSHYN, CHEF DE LA DIRECTION DE VANRX

Quel a été le premier produit que vous avez exporté?

Un système de remplissage SA 25.

Que connaissez-vous aujourd’hui de l’exportation que vous auriez aimé savoir à vos débuts?

Absolument tout!

Comment le commerce a-t-il évolué depuis que vous vous êtes lancés en affaires?

Il s’est mondialisé.

Quelle est la chose la plus importante que doivent savoir les nouvelles PME au sujet du commerce d’exportation?

Rien ne vaut l’expérience sur le terrain. Sortez, rencontrez vos clients et cherchez à comprendre leurs réalités et leur marché.

Que faites-vous lorsque vous ne travaillez pas à faire croître votre entreprise?

N’importe quoi qui n’est pas structuré et stérile! D’habitude, je suis en bateau à pêcher le saumon… mais j’en attrape rarement!

Catégories Technologies et télécommunications

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