Voici les réponses à 4 questions sur le commerce canado-américain

Voici les réponses à 4 questions sur le commerce canado-américain

Cet article répond à certaines des questions les plus posées par les entreprises canadiennes. 

Les bulletins de nouvelles sont remplis de commentaires sur les changements potentiels aux façons dont le Canada et les États-Unis font affaires ensemble, y compris les politiques de «Buy America» et les changements à l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA). Bien que rien n’ait été réglé, vous pouvez toujours vous préparer à ces changements afin de continuer à bien performer dans ce marché.

Voici quelques questions qui ont été soulevées par des exportateurs ainsi que nos réponses et nos commentaires afin de vous rassurer par rapport à la situation.

Défi: De ce que nous avons vu aux nouvelles, allons-nous renégocier l’ALENA ou pouvons-nous nous attendre à ce que des nouvelles politiques protectionnismes américaines nous frappent fort? En tant que petite entreprise canadienne qui profite de 95% de ses ventes aux États-Unis, ceci m’inquiète. Quelle expérience le Canada possède-t-il pour surmonter ce genre de crise? Et où pouvons-nous trouver de l’aide?

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Bien que le monde entier en ressentira les effets, les États-Unis sont le plus grand client du Canada, avec environ 75 % du total des ventes canadiennes à l’exportation allant au sud de la frontière.

C’est pourquoi le Canada a fait des démarches pour protéger et appuyer nos intérêts commerciaux. Le Canada a des départements fédéraux, provinciaux et municipaux qui aident les entreprises canadiennes à faire affaire et à croître à l’international. Ces départements incluent Affaires mondiales Canada, qui dirige notre stratégie commerciale avec le soutien de son Service des délégués commerciaux, de la Banque de développement du Canada et du Canadian American Business Council, pour n’en nommer que quelques-uns.

EDC a beaucoup d’expérience en support aux entreprises canadiennes face à des périodes d’incertitude. Voici quelques exemples:

  • Nous avons augmenté de 750 millions de dollars le soutien aux assureurs automobiles pendant la crise économique (2008-2010).
  • Nous avons élargi la couverture de notre Programme de garantie des exportations (PGE) pour faciliter l’obtention d’importants contrats étrangers par les petites entreprises canadiennes (2016)
  • Nous avons ajouté plus de 750 millions de dollars en nouvel appui financier pour les secteurs des hydrocarbures (2016)

Au fur et à mesure que les discussions se poursuivent, nous et nos partenaires continuerons de soutenir et de promouvoir les intérêts canadiens.

Défi: J’ai une entreprise de taille moyenne et j’utilise déjà l’assurance-crédit pour m’assurer d’être payé lorsque j’expédie aux États-Unis. Est-ce que je serai toujours couvert si les choses changent?

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La réponse la plus simple est « oui ». L’assurance-crédit couvre tout, du risque de pas être payer par un client jusqu’à l’annulation d’un permis d’exportation. Les changements dans le monde des affaires ne sont pas nouveaux; de nouveaux risques et de nouvelles opportunités surviennent dans plusieurs pays à chaque année. Nous restons toujours à l’écoute et surveillons ces développements très attentivement.

Défi: Mon client américain dépend de l’Export-Import Bank of the United States (EXIM) pour financer ses transactions avec mon entreprise. Est-ce que l’EXIM continuera ses activités sous la nouvelle administration?

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Au moment de la publication de cet article, le président Trump n’a pas dit si l’EXIM sera affecté. Pour l’instant, le statu quo se maintien et nous vous encourageons à demander à vos clients de parler à leurs banques pour évaluer la situation.

Si un de vos clients ne peut pas obtenir le financement nécessaire, voici quelques options à considérer.

  • Pour les transactions entre des entreprises américaines et canadiennes, nous pouvons accorder un financement au client américain.
  • Pour les entreprises américaines ayant des activités au Canada, nous pouvons envisager le financement de leurs activités mondiales en fonction de l’importance de leurs investissements et de leurs exportations canadiennes.

Défi: J’ai une petite entreprise de manufacturière qui exporte aux États-Unis et dans quelques autres pays. Ma marge de profit est déjà mince, alors je suis inquiet de ne pas pouvoir rester compétitif face aux politiques « Buy America » ou face à de nouvelles taxes. Avez-vous des conseils?

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Si le marché américain est important pour le succès de votre entreprise, vous pourriez peut-être considérer une stratégie à plus long terme consistant à créer une filiale américaine, telle qu’une succursale, une usine manufacturière ou un centre de distribution, afin de déterminer si ceci convient à votre entreprise. Tout en gardant votre activité principale au Canada, cette filiale pourrait être traitée comme une société américaine ce qui vous donnera un statut plus favorable face à de nouvelles politiques.

Cependant, les défis sont nombreux et c’est important de prendre la situation au sérieux. Pour en savoir plus, vous pouvez télécharger gratuitement ce livre blanc : Au-delà de l’exportation : Établir ou acquérir une firme à l’étranger.

N’oubliez pas de diversifier.

Certains d’entre vous ont mentionné que vous exportez vers d’autres pays que les États-Unis, et nous vous encourageons à continuer de le faire. C’est toujours une bonne idée d’avoir plus d’une flèche à votre en ce qui attrait aux ventes et à l’exportation.

Catégories Exportation

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