Amélioration des infrastructures en Argentine : une aubaine pour les entreprises canadiennes

Amélioration des infrastructures en Argentine : une aubaine pour les entreprises canadiennes

Son nom vient d’argentum, le mot latin signifiant argent. Si sa richesse en minéraux a fait d’elle l’un des pays les plus riches du monde il y a cent ans, l’Argentine a souffert pendant la majeure partie du XXe siècle de crises économiques périodiques.

Le nouveau gouvernement s’est engagé à redonner au pays sa grandeur, et cette promesse pourrait représenter des occasions en or pour le Canada au pays du tango.

Entrer dans la danse

« L’Argentine est déterminée à se faire une place dans le paysage mondial », a déclaré le nouveau président, Mauricio Macri, lors d’une entrevue avec Bloomberg News au Forum économique mondial à Davos, en Suisse, à la fin janvier.

Élu en décembre 2015, M. Macri a adopté d’importantes mesures pour libéraliser l’économie argentine en levant les restrictions aux mouvements de capitaux, en laissant flotter le peso, en négociant les paiements de dette avec des détenteurs d’obligations récalcitrants et en supprimant les contrôles à l’exportation sur certains produits de base. De plus, il s’est donné comme priorité de collaborer avec les secteurs public et privé pour améliorer le climat des affaires et des investissements et corriger les distorsions politiques et économiques.

Le plan d’infrastructure

D’après Andrea Gardella, économiste d’Exportation et développement Canada pour l’Amérique du Sud, l’aménagement des infrastructures est indispensable pour stimuler l’économie argentine. « Le gouvernement mise notamment sur une meilleure connectivité entre les régions et sur la modernisation des ports et des aéroports, a-t-elle souligné. En Argentine, le manque d’infrastructure est un obstacle majeur pour plusieurs secteurs, particulièrement l’agriculture, et coûte cher en productivité. »

Le gouvernement argentin a récemment alloué 41 milliards de dollars au Plan Belgrano de M. Macri, programme d’aménagement routier, ferroviaire et aérien visant à moderniser les infrastructures des dix provinces du nord de l’Argentine.

« Le gouvernement a repéré trois canaux de financement pour son plan d’infrastructure progressif, explique Mme Gardella. Il s’agit des concessions, dont les fonds sont toutefois limités, des financements internationaux, en cours de développement, et des partenariats public-privé (PPP). »

Selon l’ampleur des projets, le gouvernement Macri croit que le pays est en position d’attirer 30 à 40 milliards de dollars américains au moyen de PPP dans les cinq ou six prochaines années.

Par ailleurs, le gouvernement veut améliorer et moderniser 17 aéroports argentins, un investissement qui pourrait également passer par ces partenariats.

Le Canada et l’Argentine

D’après Statistique Canada, l’investissement direct canadien en Argentine s’élevait à 1,18 milliard de dollars en 2015 grâce à la présence d’entreprises canadiennes des secteurs minier, agricole et énergétique.

Selon le Service des délégués commerciaux du Canada, les écotechnologies, l’éducation et l’exploitation minière sont les secteurs les plus prometteurs pour les entreprises canadiennes en Argentine.

Par ailleurs, plusieurs visites de hauts représentants canadiens en Argentine ont témoigné du resserrement des liens entre les deux pays, notamment celle de l’ancien ministre des Affaires étrangères, John Baird, en juin 2014.

Enfin, le 17 novembre, le premier ministre Justin Trudeau se rendra en Argentine pour y traiter des thèmes suivants : « la croissance économique durable, la gouvernance inclusive, [la sécurité,] les changements climatiques et l’égalité des sexes. »

Catégories Amérique centrale et du Sud

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