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Le Costa Rica plus vert grâce à l’expertise de la québécoise EBI en gestion des matières résiduelles

« La gestion des matières résiduelles, c’est bien plus que le gros camion qui fait disparaître vos ordures toutes les deux semaines. » – Claude Joly, directeur financier d’Empresas Berthier EBI de Costa Rica, S.A. (EBI CR)

M. Joly a raison. Il est rare que nous voyions au-delà du camion. Une fois les sacs verts déposés en bordure de rue, nous rentrons dans la maison satisfaits (surtout si nous avons aussi déposé le bac de recyclage), comptant sur le gros camion pour faire le reste.

Cependant, ailleurs dans le monde, la gestion des matières résiduelles est un problème plus complexe; comme au Costa Rica, par exemple.

« En arrivant au Costa Rica en 1997, nous avons constaté que la règlementation environnementale existait, mais que les infrastructures, pour disposer correctement des matières résiduelles, n’avaient pas encore été aménagées », raconte M. Joly.

L’entreprise, EBI CR, est une filiale étrangère de la québécoise EBI Environnement inc., société familiale qui exploite plusieurs installations innovatrices et écologiques de gestion des matières résiduelles au Québec.

« Dès le début, nous avons conçu et aménagé nos installations selon les normes environnementales qui étaient en vigueur au Québec. Ces normes étaient beaucoup plus sévères que celles du Costa Rica. »

Voilà un bel exemple du marché mondial à son meilleur : l’expertise environnementale d’une entreprise exportant son savoir-faire dans un autre pays.

Le catalyseur d’EBI à l’étranger

EBI a toujours eu une présence très forte au Canada et, comme la plupart des entreprises qui ont du succès, elle demeurait à l’affût des possibilités de croissance. En 1995, une occasion s’est présentée lorsque le gouvernement du Québec l’a invitée à participer à une mission commerciale en Amérique centrale.

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Les gens d’EBI ont visité plusieurs pays d’Amérique centrale et d’Amérique du Sud. Au final, le Costa Rica s’est avéré la meilleure option pour entreprendre la première expérience internationale d’EBI et certainement pas la dernière.

« Les conditions étaient bonnes pour nous. La règlementation environnementale commençait à être mise en place, mais les infrastructures de disposition n’existaient pas encore. C’était comme au Québec au milieu des années 70 avec l’adoption du règlement sur la gestion des déchets solides », affirme M. Joly.

EBI a donc décidé de tenter sa chance à l’International. Il a fallu beaucoup de temps et d’effort. Aujourd’hui, EBI CR continue son expansion et est le leader dans son domaine au Costa Rica.

L’entreprise a rencontré des obstacles : concurrence féroce des sociétés dans le même domaine, réticence des municipalités qui désiraient des options plus économiques et délais d’obtention des permis gouvernementaux.

Pour EBI, l’une des plus importantes difficultés touchait le financement des achats et de l’aménagement des terrains pour ses installations. Les banques costaricaines, ne voyant pas d’intérêt commercial dans ces sites d’enfouissement, hésitaient à la financer. Au Canada, les banques étaient aussi réticentes à accepter comme sûreté les actifs d’EBI à l’étranger.

EBI a dû envisager d’utiliser ses actifs canadiens pour soutenir ses activités costaricaines, mais cette approche aurait pu bloquer son fonds de roulement, nécessaire à sa croissance au Canada.

Exportation et développement Canada (EDC) est venue combler un besoin important : au lieu d’utiliser les actifs canadiens d’EBI comme garantie, elle a reconnu la valeur de ses actifs à l’étranger. Depuis 2009, EDC a accordé cinq prêts à EBI CR, pour un total de 16,5 M USD.

« Lors de notre visite des installations d’EBI au Canada, nous avons constaté la qualité et l’efficacité de son exploitation. D’emblée, nous avons vu son potentiel de croissance au Costa Rica, et avons offert d’aider d’une façon ou d’une autre », raconte Martine Trudel, directrice principale de comptes à EDC et responsable du dossier d’EBI.

En plus d’offrir un financement, EDC a consenti en 2013 une Garantie pour cautionnement bancaire à la banque costaricaine d’EBI CR. Cette garantie, qui sert à remplacer le collatéral offert par EBI CR à l’institution financière en guise de suretés aux municipalités, a donné à l’entreprise la flexibilité nécessaire pour chercher de nouveaux contrats sans se soucier d’avoir à immobiliser ses liquidités.

« Nous faisons tout en notre pouvoir pour favoriser la croissance des entreprises canadiennes à l’étranger, et c’est particulièrement gratifiant lorsqu’elles changent les choses, comme le fait EBI au Costa Rica », conclut Mme Trudel.

Catégories Infrastructure et construction

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