Les exportations de Plexxis Software : quand un producteur laitier vole au secours d’un entrepreneur de cloisons sèches

Les exportations de Plexxis Software : quand un producteur laitier vole au secours d’un entrepreneur de cloisons sèches

Cette réussite canadienne fait partie de la série sur le secteur des TIC de cette semaine.

Pour en savoir plus sur les débouchés à l’exportation pour les entreprises du secteur, lisez Le secteur canadien des TIC est conçu pour l’exportation.

Tout commence en 1999 par la rencontre d’un entrepreneur de cloisons sèches et d’un producteur laitier. En effet, les débuts de Plexxis Software ressemblent à une blague qu’on entendrait dans un pub.

« On dirait une plaisanterie, mais c’est très sérieux », s’esclaffe Chad Pearson, directeur du développement des affaires de Plexis Software, entreprise de logiciels.

Le producteur laitier en question, c’est Chris Loranger, mordu d’informatique, qui aide alors son voisin, Gabe St Denis, à installer son nouvel ordinateur. M. St Denis, entrepreneur de cloisons sèches à Maxum Drywall, confie plus tard à M. Loranger les problèmes associés à l’absence de logiciel pour le secteur des cloisons sèches. Peu après, il fait à nouveau appel à son voisin, codeur autodidacte, en lui demandant de mettre au point un système d’estimation. Le producteur s’exécute avec l’aide de son cousin, Jay Fraser, qui lui aussi cherche à quitter le domaine de la production laitière. Quelques années plus tard, M. St Denis leur demande de concevoir de nouvelles solutions, cette fois pour la gestion de projets et la comptabilité.

« C’est à ce moment-là qu’ils ont compris qu’ils pouvaient offrir leurs services à un public plus large, raconte M. Pearson. Ils ont donc demandé à un ami de leur prêter main-forte pour la mise en œuvre et la formation, et m’ont sollicité, pour le développement des affaires. Nous avons présenté notre produit à Toronto, avant de prendre conscience que le problème se posait dans tout le pays. »

Il s’avère que leur produit répondait à une forte demande du secteur des cloisons sèches. En effet, les logiciels de l’industrie de la construction étaient trop généraux pour s’adapter à une profession en particulier. C’est dans cette perspective que Plexxis a créé des logiciels pour faciliter la planification préalable à la mise en œuvre, la gestion de projets et la mise en correspondance et la conversion de données grâce à des formations professionnelles et à un service de soutien. Selon Plexxis, son produit permet à ses clients de réaliser d’importants gains d’efficacité et, ainsi, d’augmenter leurs marges bénéficiaires. Par exemple, grâce au logiciel, il suffit d’une personne pour accomplir le travail de trois employés.

« Soit les entreprises réduisent leurs charges indirectes internes, soit elles assignent des tâches plus importantes à leur main-d’œuvre afin d’accroître leurs activités », souligne M. Pearson.

La question de l’exportation a rapidement été soulevée, puisque certains des principaux clients de l’entreprise appartenaient à l’AWCI (Association for the Wall and Ceiling Industry), une organisation mondiale dont les membres ont recommandé l’adhésion de Plexxis.

« Quand nous sommes devenus membres de l’Association, nous avons rencontré des entrepreneurs américains du secteur des murs et plafonds. En discutant avec eux, nous nous sommes rendu compte qu’ils se heurtaient aux mêmes problèmes que les Canadiens, raconte M. Pearson. Pour la gestion de leurs activités, ils utilisaient tous des tableurs et des systèmes informatiques en complément du logiciel existant. Puisque nous étions spécialisés dans leur domaine, c’était l’union parfaite. »

Quand ils ont commencé à présenter leur produit, les clients potentiels leur répondaient invariablement : « Où étiez-vous ces 20 dernières années, et pourquoi est-ce que je ne vous découvre que maintenant? »

Les exportations de Plexxis, débutées en 2010, n’ont cessé d’augmenter depuis. Au début, l’entreprise ne comptait que deux clients fidèles, un de chaque côté des États-Unis.

« Leurs objectifs et les nôtres concordaient parfaitement, raconte M. Pearson. Nous n’avions aucune expérience aux États-Unis, ce qui rebutait beaucoup d’entreprises, mais ces deux sociétés ont misé sur nous, nous permettant ainsi d’obtenir l’expérience nécessaire auprès du fédéral, des comtés et des municipalités. C’est là que nous avons véritablement pris notre envol. »

Une fois ces relations établies, l’entreprise est passée d’une clientèle composée à 80 % d’entrepreneurs canadiens au bénéfice annuel de plus de 10 millions de dollars à une clientèle plus américaine, située partout chez nos voisins du Sud.

« Nous avons maintenu notre présence sur le marché canadien sans perdre un seul client », souligne M. Pearson, avant d’ajouter que, bien que Plexxis ait relativement peu de parts de marché aux États-Unis, ses clients sont les plus performants de leurs régions respectives : « Les meilleurs entrepreneurs des quatre coins du pays ont opté pour notre solution. »

Catégories Technologies et télécommunications

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