« Tout le monde veut faire affaire avec le Canada » : Le parcours d’exportation de Lyte Energy raconté par Nauman Kureshy

« Tout le monde veut faire affaire avec le Canada » : Le parcours d’exportation de Lyte Energy raconté par Nauman Kureshy

Lyte Energy, de Markham, est une entreprise du secteur des technologies propres spécialisée dans la production et le stockage d’énergie à l’hydrogène et les solutions connexes. Lyte se prépare depuis trois ans à percer les marchés mondiaux. Nauman Kureshy en est le président et chef de la direction.

Découvrez son parcours d’exportation ici.

Quand avez-vous commencé à envisager l’exportation?

Dès le début. Nous savions que nos technologies pouvaient être utiles pour la planète entière, alors notre stratégie a toujours été d’exporter.

En tant qu’exportateur, par où êtes-vous passé pour en arriver là où vous êtes?

Nous n’avons livré aucun produit à l’extérieur pour l’instant, mais nous n’en sommes pas moins une société d’exportation. Nous avons travaillé fort pour nous rendre où nous sommes aujourd’hui : nous sommes prêts à conquérir le monde. Nous avons aussi dû entreprendre une campagne de sensibilisation. Le monde n’attend que nous.

Quelle est la différence la plus importante entre la vente sur le marché canadien et la vente sur un marché étranger?

Pour nous, il n’y a pas vraiment de différence jusqu’à maintenant, parce que nous travaillons avec de nouvelles technologies. Par contre, les Canadiens sont plus soucieux de l’environnement que la plupart des gens des autres pays, alors ils comprennent bien notre philosophie d’entreprise.

C’est aussi une question de confiance. Une entreprise qui exporte doit prendre le temps d’établir des relations solides sur le terrain pour s’assurer d’être payée. Toutes les entreprises ne sont pas aussi honnêtes et intègres que les entreprises canadiennes.

Y a-t-il un moment particulier de votre parcours que vous jugez décisif?

Je pense que ce qui démarque Lyte, c’est que nous sommes une entreprise canadienne dans le monde des écotechnologies. Le Canada s’est taillé la réputation d’être écologique, ce qui nous a énormément aidés.

Notre origine canadienne nous apporte une très grande crédibilité sur la scène internationale. Tout le monde veut faire affaire avec le Canada, car il inspire confiance. De nombreuses entreprises dans le monde choisiraient une entreprise canadienne comme partenaire commercial avant toute autre, même avant une entreprise américaine.

Quelle est la chose la plus importante que doivent savoir les PME au sujet du commerce d’exportation?

Ne tenez rien pour acquis. Faites vos recherches, deux fois plutôt qu’une. Le secret pour réussir? Préparez-vous et informez-vous sur le marché et vos concurrents. Ensuite, établissez des relations de confiance sur le terrain. C’est moins risqué que de vous lancer en solo.

Aussi, faites appel à EDC, qui vous fera économiser du temps. Elle peut vous fournir d’excellents renseignements sur les marchés et vous aider à élargir votre réseau.

Quelle est la principale qualité que devrait posséder un exportateur?

Être digne de confiance et intègre.

Quelle a été votre première vente à l’exportation?

Après un travail acharné, il semble que ce sera en Chine, et très bientôt.

Comment cette possibilité s’est-elle présentée?

Roger Sabourin, notre premier vice-président, a gardé d’excellentes relations de son ancienne vie. Il a communiqué avec ces personnes et elles nous ont à leur tour aidés à cogner à quelques portes. Plusieurs se sont ouvertes.

Qu’est-ce qui vous inquiète à l’idée d’exporter aujourd’hui?

À l’étranger, ce sont les changements de gouvernements et de politiques. Nous pourrions conclure un contrat, puis tout perdre d’un coup en raison d’une décision politique. Il est au moins possible de réduire ces risques en créant des relations de confiance.

Qu’est-ce qui vous emballe à l’idée d’exporter, et qu’est-ce qui vous semble le plus prometteur?

Nous commençons tout juste notre parcours d’exportation, mais nous avons travaillé d’arrache-pied pour nous rendre où nous sommes. Cela dit, l’hydrogène comme vecteur énergétique ouvre tout un monde de possibilités et nous voulons être à la tête du secteur mondial de ce produit. C’est la Chine et l’Inde qui nous offrent le plus de débouchés pour l’instant.

Profiterez-vous de l’AECG lorsqu’il sera achevé?

Absolument. L’UE sera un important marché pour nous et nous avons déjà fondé Lyte Energy Europe GmbH en Allemagne. Nous espérons faire de nombreuses percées dans l’UE.

Comment le commerce a-t-il évolué depuis l’élection du gouvernement à tendance protectionniste aux États-Unis?

Nous pourrions repousser nos projets aux États-Unis, parce que la nouvelle administration ne s’intéresse pas à la lutte contre les changements climatiques. En revanche, nous sommes actuellement en discussion avec le California Air Resources Board. Nous attendrons de voir la suite des choses, mais la réalité, c’est que la population chinoise exige qu’on prenne des mesures concrètes contre les changements climatiques dès maintenant, pression que les gouvernements ne peuvent pas prendre à la légère.

Catégories Ecotechnologies

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