Offerte par Research Casting

Research Casting : la préhistoire au-delà des frontières

Comment faire passer un tyrannosaure à la frontière? Non, ce n’est pas le début d’une mauvaise blague, mais bien une question qui se pose fréquemment à Research Casting International, une entreprise de restauration et de conception d’expositions de Trenton, en Ontario. Dirigée par Peter May et active depuis plus de 30 ans, elle est sollicitée par certains des plus grands musées du monde.

La Smithsonian Institution a récemment fait appel à Research Casting pour procéder au moulage et à la restauration d’un tyrannosaure grandeur nature. Les travaux sont effectués à Trenton et les pièces sont expédiées à Washington pour y être assemblées. Ce projet peut sembler insolite; pour cette petite entreprise, il est cependant tout à fait normal.

M. May et son équipe connaissent bien l’exportation, mais leur expérience est peut-être légèrement différente de celle des entreprises traditionnelles.

« Notre entreprise dépend presque entièrement des exportations. Cela fait partie de notre réalité, et pour nous cela ne peut pas être un obstacle, affirme M. May. La dernière fois que nous nous sommes présentés à la frontière américaine avec les os d’un tyrannosaure entier, un des gardes-frontières nous a demandé si ses enfants pouvaient venir voir. Les gardes-frontières ont probablement de bonnes histoires à raconter, mais j’imagine que celle-ci est l’une des plus surprenantes », ajoute-t-il.

L’équipe a aussi connu des problèmes alors qu’elle se rendait faire un moulage dans la jungle du Costa Rica. En arrivant, ils ont appris que leur équipement avait été retenu à la frontière. Il semble que les gardes-frontières ne voient pas souvent des scanneurs utilisés en paléontologie! Il va sans dire que depuis, l’équipe prévoit plus de temps pour l’expédition.

Compétences transférables

La carrière de M. May a commencé par un pur hasard lorsqu’il a répondu à une annonce inusitée du Musée royal de l’Ontario (ROM), qui cherchait un technicien en paléontologie.

Offerte par Research Casting

Offerte par Research Casting

« L’annonce mentionnait qu’il fallait quelqu’un capable de fabriquer des moules et aimant le camping, raconte M. May. C’était un peu étrange, mais je me suis dit : “pourquoi pas?”. » Bien qu’ayant une formation en sculpture à l’Université de Guelph, il ne connaissait rien à la paléontologie. « Je n’avais jamais rien vu de pareil, et j’ai tout de suite plongé. Je crois que je suis resté quelques heures à observer la technique de ces gens, à les regarder travailler avec les matériaux de moulage. » M. May a obtenu l’emploi sur-le-champ, et c’est ainsi qu’a commencé sa carrière dans la restauration et la conception d’expositions.

Après son séjour au ROM, M. May a parcouru le monde, renforçant son expertise en restauration. Au Canada, l’équipe de Research Casting a travaillé sur plusieurs expositions présentées dans nos musées, comme l’exposition sur les fossiles du Musée canadien de la nature. Elle a aussi réalisé plusieurs moulages et restauré des pièces au Royal Tyrrell Museum of Paleontology de Drumheller, en Alberta.

En 2007, Research Casting avait prévu prendre de l’expansion en ouvrant un bureau au Royaume-Uni. La demande générée par l’industrie du tourisme était très forte, et le lieu semblait tout désigné pour établir un deuxième camp. La crise financière est malheureusement venue contrecarrer les plans. Les musées ont vu leur financement amputé, ce qui s’est traduit par une baisse du marché de la restauration de pièces anciennes. Depuis, M. May a observé une reprise de la demande, et le projet pourrait éventuellement se concrétiser. « Nous surveillons de près le marché et le cours de l’euro, confie-t-il. Cela faciliterait grandement les déplacements et l’expédition, quoique pour l’instant, nous ayons tout ce qu’il nous faut ici à Trenton ».

Un dinosaure : moins bizarre que vous le pensez

L’exportation de créatures préhistoriques peut sembler une réalité assez éloignée des activités de l’entreprise canadienne moyenne, mais les défis que rencontre Research Casting s’apparentent à ceux de la majorité des exportateurs. Les délais de paiement, par exemple, représentent souvent un obstacle majeur pour l’entreprise. Conversion des devises, obtention des permis, expédition et réception… le processus peut parfois prendre des mois. Le fonds de roulement est alors fortement sollicité, ce qui rend extrêmement difficile la conclusion de nouvelles ententes.

Si votre produit est inhabituel, ou d’origine agricole ou animale, il est bien avisé de consulter un expert de la région visée avant d’exporter. Par exemple, M. May et son équipe ont récemment été appelés pour effectuer des travaux dans un musée de Buenos Aires, en Argentine. L’obtention des permis et des autorisations nécessaires à l’importation est chose courante pour eux, mais cela peut entraîner des retards importants dans l’exécution d’un projet.

Avant de vous lancer dans l’exportation, communiquez avec le Service des délégués commerciaux de la région, qui pourra vous fournir des données sur le marché et des renseignements sur les tarifs d’importation.

« Les pays d’Amérique du Sud comme l’Argentine ont parfois des restrictions à l’importation particulières et des protocoles spécifiques à respecter », affirme Ana Garasino, déléguée commerciale pour l’Argentive et le Paraguay. « Les relations commerciales entre le Canada et l’Argentine sont cependant très bonnes, et nous pouvons mettre les exportateurs en contact avec des acteurs importants qui les aideront à se tailler une place sur le marché. »

De plus, Exportation et développement Canada (EDC) offre des produits qui vous protègent de l’incertitude entourant les paiements et des risques associés à l’entrée sur un nouveau marché.

Catégories Amérique centrale et du Sud, Services

Comments are closed.

Affichages connexes