Exporter vous fait peur?

Exporter vous fait peur? Éclairez votre parcours!

Selon les recherches, les petites entreprises exportatrices croissent plus vite, ont de meilleurs résultats et une durée de vie plus longue, et sont plus résilientes. Or, les compagnies canadiennes ne sont que 3,6 % à se lancer à l’international. N’ayez plus peur des marchés mondiaux. Voici pourquoi il vous faut sortir de l’ombre.

Pourquoi ne pas vendre à ces pays qui savent si bien se vendre à vous? C’est le message qu’Exportation et développement Canada (EDC) envoie aux entreprises et aux entrepreneurs canadiens dans une campagne qui veut encourager plus de petites entreprises à apprivoiser le monde de l’exportation. Un rapide coup d’œil à la maison et au bureau, entre autres, vous le confirmera : nous sommes entourés d’une pléthore de produits venus d’ailleurs ‒ que ce soit des appareils fabriqués aux États-Unis, en France ou en Australie, ou des produits et épices en provenance du Mexique ou de la Colombie.

La raison pour laquelle autant d’entreprises du monde entier exportent est simple : les recherches indiquent que les compagnies tirent un profit considérable du commerce international. Les exportateurs ont une croissance plus rapide, sont plus productifs et obtiennent de meilleurs rendements que ceux qui se confinent à leur marché national.

Or, entre 2000 et 2012, les exportations ont augmenté au taux annuel moyen de 9,1 % dans le monde, contre seulement 4,2 % au Canada, soit moins de la moitié de la moyenne mondiale. Seulement 3,6 % des entreprises canadiennes exportent, et près des trois quarts de leurs exportations sont encore destinés au marché le plus proche, les États-Unis, qui n’abritent pourtant que 5 % des consommateurs mondiaux et affichent une croissance beaucoup moins rapide que les marchés émergents.1

Du sang neuf pour accroître votre clientèle

Selon Chris Dallaire, vice-président, Solutions pour petites entreprises, à EDC, certaines compagnies sont encore hantées par la récession de 2008 et par la récente vigueur du dollar canadien, tandis que d’autres invoquent la concurrence pour justifier leurs craintes des marchés étrangers. Cependant, comme la nouvelle campagne d’EDC l’illustre, les compagnies étrangères leur font de plus en plus concurrence sur leur propre terrain.

« Le marché canadien est petit. Comme davantage de concurrents étrangers sont présents au Canada, il est de plus en plus risqué de miser seulement sur le marché national, souligne M. Dallaire. Ce que beaucoup d’entreprises réalisent rapidement, c’est qu’exporter vers des marchés stratégiques peut en réalité réduire leurs risques. Vous pouvez élargir votre clientèle, augmenter vos ventes et votre trésorerie, surmonter les turbulences du marché, tirer profit de chaînes d’approvisionnement mondiales et de routes maritimes ou aériennes plus efficientes, et devenir plus concurrentiel en connaissant mieux les nouvelles technologies et les pratiques exemplaires. »

La pleine mesure de l’exportation

Même si exporter n’est pas exempt de risques, ajoute M. Dallaire, il est de plus en plus facile de faire le premier pas. Le recul du dollar canadien, les améliorations dans le domaine du financement, le commerce électronique et les nouveaux accords de libre-échange entre le Canada et des pays émergents sont tous des facteurs qui permettent d’accroître sa clientèle dans le monde entier.

« Il y a aussi une foule de ressources et d’organisations qui peuvent aider les entreprises à déterminer dans quelle mesure elles sont prêtes à exporter, à trouver des moyens stratégiques pour se lancer sur les marchés étrangers et à réduire leurs risques. Pour profiter des avantages de l’exportation, le moment est venu de sortir de l’ombre », conclut M. Dallaire.

Quelques ressources

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