« Qu’on nous reconnaisse comme une entreprise canadienne est un honneur » : le parcours d’exportation de Son et Lumière Saint-Boniface raconté par Sory Sacko

« Qu’on nous reconnaisse comme une entreprise canadienne est un honneur » : le parcours d’exportation de Son et Lumière Saint-Boniface raconté par Sory Sacko

Selon une étude du Conference Board du Canada, les PME de nouveaux immigrants sont plus enclines à exporter, et elles comptent parmi les plus florissantes. Voici une série qui en dresse le portrait.

Originaire du Mali, Sory Sacko est vice-président directeur de Son et Lumière Saint-Boniface, une entreprise manitobaine qui fournit de l’équipement et des services audiovisuels.

Découvrez son parcours d’exportation réussi.

M. Sacko a répondu à quelques questions sur son expérience d’exportation en tant qu’immigrant.

Où êtes-vous né?

Je suis né au Mali, il y a de ça 47 ans.

Quand et pourquoi êtes-vous venu au Canada?

Je suis arrivé il y a 18 ans en tant qu’étudiant international, et j’ai commencé à travailler en audiovisuel pendant mes études. Au départ, mon but était d’étudier en santé publique et de repartir avec mes apprentissages; j’ai étudié la médecine au Mali, mais je n’ai pas été accepté dans le programme ici, alors je me suis recyclé dans les technologies de l’information (TI).

Aviez-vous des hésitations particulières à l’idée de devenir entrepreneur au Canada?

Oui, lancer une entreprise au Canada… on ne sait pas comment obtenir un soutien financier. Je ne savais pas où trouver les ressources nécessaires avant de rencontrer Amadou Diop, mon associé. Il m’a fait remarquer qu’avec tous ses contacts ici et les miens au Mali, nous avions de quoi nous lancer en affaires.

Avez-vous affronté des épreuves, des obstacles?

La difficulté, c’était d’exploiter l’entreprise seulement avec nos propres ressources financières, qui étaient limitées. Nous avons fait beaucoup d’essais et d’erreurs. Nous ne disposions alors d’aucune aide formelle; le financement était un gros défi. En 2012, nous avons fait notre premier voyage en Afrique avec le propriétaire d’Advance Pro (pour qui nous sommes distributeurs exclusifs). Nous nous sommes chargés d’un événement au Mali qui a connu un énorme succès, après quoi on a commencé à nous reconnaître comme une entreprise canadienne. C’est là que les choses ont débloqué et que le Service des délégués commerciaux du Canada nous a parlé d’Exportation et développement Canada (EDC).

Avez-vous utilisé des ressources ou du soutien pour faire croître votre entreprise?

J’utilise l’Assurance comptes clients d’EDC quand je fais une expédition importante. C’est aussi grâce à EDC que j’ai découvert Encore FX pour l’atténuation du risque de change.

Quels services vous ont été les plus utiles?

Les conseils. EDC nous a bien conseillés au fil des années.

Quand et pourquoi avez-vous commencé à exporter?

Nous avons commencé dès le début en 2011 : dès la fondation de l’entreprise, c’était prévu qu’elle exporterait.

Comment décririez-vous votre parcours d’exportateur?

En bref, un beau parcours – c’est essentiellement l’histoire de notre entreprise. Avant de connaître EDC, nous essuyions des pertes de change dans les 4 000 $ à 5 000 $; depuis, nous avons appris grâce aux conseils d’EDC comment tirer avantage des services d’Encore FX.

Quelle est la plus grande différence entre faire des affaires au Canada et à l’étranger? Comment vous êtes-vous adapté?

Vendre au Canada, ce n’est rien de bien compliqué. Nous connaissons les lois et nous les comprenons. À l’étranger, il faut toujours éduquer le client sur ce dont il aurait besoin. Comme il y a beaucoup de produits bas de gamme sur les marchés en développement, il faut un travail de conscientisation considérable pour inculquer aux clients l’importance de la qualité.

Selon les rapports, les entreprises appartenant à des immigrants tendent davantage à tisser ou à renforcer leurs liens d’affaires ailleurs qu’aux États‑Unis. Est-ce que cela correspond à votre expérience? Faites-vous du commerce ou avez-vous des relations d’affaires dans votre pays natal?
Oui. Je suis né au Mali et c’est par là que nous avons commencé, mais nous ciblons les marchés francophones d’Afrique de l’Ouest, où il est parfois difficile d’obtenir de bons produits.

À la lumière de votre parcours réussi comme entreprise et exportateur, de quoi êtes-vous le plus fier?

Je viens du Mali, et c’est ma patrie, mais qu’on nous reconnaisse comme une entreprise canadienne est un honneur.

Quels conseils donneriez-vous aux entrepreneurs ou futurs entrepreneurs néo-canadiens?

S’ils sont aux études, je leur dirais que vivre dans un autre pays leur offre une expérience précieuse – presque aussi précieuse que le diplôme ou la note qu’ils travaillent à décrocher. C’est un véritable complément à leur formation officielle.

Je leur suggérerais également d’apprendre quelque chose ici qu’ils pourront exporter ou reproduire dans leur pays. Pour moi, c’est une façon de contribuer au commerce canadien tout en aidant mon pays dans son développement. Ici, on a accès à bien plus de choses que d’où on vient. Explorez toutes les options qui s’offrent à vous.

Quelle est la chose la plus importante que doivent savoir les PME au sujet du commerce d’exportation?

L’exportation est une activité très réglementée. Elles vont avoir besoin de l’aide d’une organisation, comme EDC ou le Service des délégués commerciaux, qui a l’expertise pour les orienter.

Catégories Exportation

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