Offerte par Cooledge Lighting

Cooledge, une entreprise de Vancouver, réinvente la lumière

Thomas Edison disait : « Je ne veux pas inventer quelque chose qui ne se vendrait pas. Vendre une invention prouve son utilité, et l’utilité est la clé du succès. »

Bien sûr, on a vu apparaître beaucoup d’inventions sans valeur, quoiqu’extrêmement populaires (p. ex., les Furby, les Pet Rocks, la musique disco…). N’empêche, Edison est probablement de bon conseil pour les inventeurs et les entreprises. Une bonne idée n’est qu’une idée, jusqu’à ce qu’on la rende « conviviale ».

Et là, l’idée devient rentable.

Offerte par Cooledge Lighting

Offerte par Cooledge Lighting

C’est en bonne partie le défi qu’a dû relever Cooledge Lighting, une entreprise innovatrice de Vancouver dont le produit, une feuille recouverte de DEL, aussi mince et flexible que du papier, est unique en son genre. On peut découper les feuilles et les assembler pour les adapter à tout aménagement intérieur.

« En gros, nous avons résolu un problème qui préoccupe les architectes et les concepteurs d’éclairage depuis plus de 100 ans », déclare Wade Sheen, chef de la direction de Cooledge. « Grâce à nos feuilles, ils n’ont plus à mettre les luminaires dans une « boîte ». Notre invention leur permet d’illuminer toute forme imaginée sur papier. »

Les feuilles ne sont pas chaudes au toucher : pas besoin de refroidissement comme pour la base en aluminium d’un luminaire traditionnel. Elles peuvent donc être posées sur n’importe quelle surface (le plâtre, le bois, le plastique et même le carton).

« Une tendance actuelle très chic en architecture consiste à illuminer de grandes surfaces, comme un plafond ou un mur. Nos feuilles sont conçues exactement pour ça, ajoute M. Sheen. Tapissez une surface avec nos feuilles, couvrez-la avec du tissu ou du verre pour diffuser la lumière, et admirez le résultat. C’est superbe. »

Les feuilles de lumière de Cooledge, en plus d’être flexibles, sont écologiques : elles sont faites de métaux et de plastiques entièrement recyclables. De plus, la qualité de leur lumière est à la fine pointe de ce qu’offre l’industrie.

M. Sheen admet que leurs premiers produits étaient plutôt « techniques ». La technologie (la « bonne idée ») était là, mais il manquait la forme (« l’utilité » d’Edison) qui donnerait au produit la polyvalence nécessaire pour convaincre les entrepreneurs et les concepteurs d’éclairage de l’acquérir. Cooledge a donc refait ses devoirs : elle a investi considérablement en R­D, pour rendre ses produits « modulaires », selon l’expression de M. Sheen.

Chez Cooledge, la R-D est payante

« Au début, nous faisions beaucoup de suivis. Souvent, il fallait régler les problèmes et expliquer aux entrepreneurs comment installer les feuilles. Nous avons donc voulu leur faciliter la vie, rapporte M. Sheen. Maintenant, nos feuilles viennent en boîte, empilées comme des tuiles. Pas besoin de vis pour l’installation. Il suffit de couvrir le mur en coupant les feuilles au besoin, et de simplement connecter le tout. Le système est intuitif et adaptable à toute échelle; c’est pourquoi il gagne en popularité. »

Edison serait fier : si la vente prouve l’utilité, il semble que le marché international de l’éclairage trouve cette « illumination » de Cooledge très utile. Cette année, M. Sheen prévoit que les ventes vont plus que quadrupler par rapport à l’an passé. L’entreprise compte parmi ses clients prestigieux du commerce de détail des noms comme Coach, Harley-Davidson et Walgreens; et la liste s’allonge. Elle décroche un nombre croissant de contrats avec certaines des plus grandes firmes internationales d’architectes, comme Gensler et Fosters + Partners.

Los Angeles, New York, Londre, Dubai : leurs produits se vendent partout dans le monde. De plus, les récompenses s’accumulent : prix de l’Entreprise émergente de l’année au Technology Impact Awards, prix Best in Show Award au salon GlobalShop 2015 et prix BC Technology Impact Award for Excellence in Product Innovation, entre autres.

Plutôt impressionnant pour une entreprise en démarrage de la Colombie-Britannique fondée il y a tout juste six ans.

C’est ce que pense Exportation et développement Canada (EDC) : par son Programme de placements en actions, elle a investi, en 2014, 1,6 million de dollars dans Cooledge.

« Cooledge surpasse toutes nos exigences », affirme Michael Machabee, directeur principal des investissements à EDC. « Elle a un produit unique, un solide plan d’affaires, une équipe de gestion expérimentée et dévouée, et un bon potentiel de croissance. Cooledge est, de toute évidence, un exportateur modèle au Canada. »

« Nous nous assurons qu’une entreprise a des des investisseurs solides, comme Cooledge qui compte déjà GE Capital et ARCH Venture Partners parmi ses partenaires », ajoute-t-il.

« Pour nous, Cooledge contribue à la réputation du Canada. Elle remporte les honneurs dans les salons professionnels internationaux, décroche des contrats avec des multinationales et impressionne les entrepreneurs du monde entier. En étant une vitrine du savoir-faire canadien, elle génère des occasions pour d’autres fournisseurs innovateurs d’ici », conclut M. Machabee.

Catégories Technologies et télécommunications

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