« Nos clients (…) sont heureux de pouvoir compter sur une agence tournée vers le monde » : Entrevue avec Rob Hyams, président de l’agence McMillan

« Nos clients (…) sont heureux de pouvoir compter sur une agence tournée vers le monde » : Entrevue avec Rob Hyams, président de l’agence McMillan

Rob Hyams est président de McMillan — une agence de création d’Ottawa spécialisée dans les stratégies de marque et les campagnes de marketing interentreprises.

Découvrez le parcours de cette entreprise qui a su conquérir les marchés mondiaux.

Quelle a été votre première vente à l’exportation? Comment l’occasion s’est-elle présentée?

Notre première exportation a été un contrat de dessins libres de droits (clip-art) pour Microsoft qui s’est étendu sur plusieurs années et dans le cadre duquel nous lui avons fourni des milliers de dessins. C’était un domaine plutôt nouveau pour nous, mais cette expérience nous a aidés à bien nous implanter comme agence de création.

Quant à ce qui constitue le cœur de nos activités, le coup d’envoi a été donné dans les années 1990. Une firme d’experts-conseils en marketing qui avait des bureaux dans la région de San Francisco, à Toronto et à Ottawa était à la recherche d’une agence pour travailler avec ses clients du secteur des technologies à Gatineau. Après une rencontre dans nos bureaux d’Ottawa, la firme nous a informés que notre profil ne convenait pas pour ce compte, mais nous a proposé du même souffle de travailler avec un de ses gros clients de la région de San Francisco, Oracle.

Il ne nous fallut que quelques semaines pour louer un appartement à San Jose, en Californie, et commencer à concevoir toute une gamme de matériel de marketing pour l’Université Oracle. Quelque six mois après la signature du contrat, l’équipe marketing en question a été en partie dissoute et ses membres ont essaimé vers d’autres entreprises, dont PeopleSoft, CommerceOne et Charles Schwab, et ils nous y ont taillé une place. Nos contrats à l’étranger ont connu une croissance prodigieuse au cours des années qui ont suivies, jusqu’à l’effondrement du secteur des technologies au début des années 2000.

Que connaissez-vous aujourd’hui de l’exportation que vous auriez aimé savoir à vos débuts?

Nous travaillions vraiment à l’aveuglette lorsque nous avons commencé à travailler aux États-Unis. J’aurais donc aimé connaître la multitude de services auxquels les exportateurs peuvent avoir recours. De nombreuses organisations distinctes offraient différents types de soutien et il était difficile de s’y retrouver. Les choses sont aujourd’hui beaucoup mieux coordonnées et beaucoup plus de contenu est accessible en ligne.  

Comment le commerce a-t-il évolué depuis que vous vous êtes lancé en affaires?

Le commerce a connu bien des changements. La technologie a accéléré les communications. Les effectifs des entreprises sont dispersés. Plus d’entreprises envisagent de partir à la conquête des marchés mondiaux. Lorsque nous avons commencé à exporter nos services il y a près de 20 ans, nos clients se demandaient si nous arriverions à bien répondre à leurs besoins depuis Ottawa. C’est une question qui ne nous est plus posée. Nos clients ayant tous du personnel dans de multiples régions et fuseaux horaires, ils sont heureux de pouvoir compter sur une agence tournée vers le monde.

Quelle est la chose la plus importante que doivent savoir les nouvelles PME au sujet du commerce d’exportation?

Les gens d’affaires n’hésiteront pas à faire affaire avec une entreprise étrangère qui leur offre quelque chose d’intéressant. Le monde est bien plus petit qu’il n’y paraît.

Catégories Services

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