Auteure Marie-Claude Erian

Évolution des mentalités et du marché dans le secteur de la construction

La concurrence étrangère s’intensifie sur le marché canadien de la construction, et nos entreprises doivent trouver de nouvelles façons de prendre de l’expansion à l’étranger elles aussi.

La résilience économique du Canada et les possibilités concrètes qu’offre le marché canadien de la construction incitent de nombreuses sociétés étrangères à soumissionner des projets de partenariat public-privé ici même, au Canada. De plus, le développement des régions du Nord attire des investisseurs de l’Inde, du Brésil, de la Chine et d’autres marchés en croissance.

Les ingénieurs et les constructeurs de ces pays s’efforcent de tirer parti de leurs relations avec les entreprises chez eux qui investissent au Canada. Aux États-Unis, de nouveaux projets de construction verront le jour lorsque l’économie se redressera, et les sociétés étrangères qui auront acquis de l’expérience au Canada seront en bonne position pour proposer leurs services sur le marché américain.

Qu’est-ce que tout cela signifie pour l’industrie canadienne de la construction? Certaines de nos entreprises prennent conscience que pour demeurer concurrentielles sur le marché intérieur, elles doivent adopter la même stratégie, c’est-à-dire établir des relations à l’étranger afin de pouvoir soumissionner des projets au-delà des frontières nord-américaines et appliquer au Canada leurs expériences à l’étranger afin de devenir plus efficaces ici, la mondialisation les rendant plus compétitives.

Les sociétés canadiennes peuvent accélérer l’innovation en établissant des partenariats sur des marchés étrangers, par exemple. En intégrant de nouvelles approches à leur savoir-faire, elles arrivent souvent à développer des techniques de construction qui engendrent des économies, de nouvelles structures et des méthodes mieux adaptées à des conditions climatiques et géologiques particulières.

Il y a aussi la possibilité de créer des partenariats avec des sociétés étrangères dont les compétences peuvent aider les entreprises canadiennes à progresser rapidement, par exemple en faisant valoir une nouvelle technologie ou en offrant un service de bout en bout. Finalement, les entreprises peuvent favoriser les relations à long terme en suivant leurs principaux clients sur de nouveaux marchés.

Comme les secteurs de la fabrication et des services, l’industrie de la construction doit s’ouvrir davantage à la mondialisation. Elle doit également pouvoir répondre aux pressions accrues exercées notamment pour réduire les coûts liés au cycle de vie, diminuer la consommation d’eau et d’énergie et intégrer des technologies numériques.

EDC peut faciliter les rencontres avec des acteurs étrangers grâce à son réseau international et assurer le soutien financier dont les entreprises canadiennes ont besoin pour leurs projets d’acquisition et d’expansion à l’étranger.

Catégories Infrastructure et construction, Perspectives sectorielles

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