« Pour réussir sa campagne de sociofinancement, il faut raconter une meilleure histoire que les autres » : le parcours d’exportation de Bulat raconté par Alex Commons

« Pour réussir sa campagne de sociofinancement, il faut raconter une meilleure histoire que les autres » : le parcours d’exportation de Bulat raconté par Alex Commons

Ce portrait de réussite fait partie de la série d’Exportateurs avertis sur le sociofinancement.

Pour découvrir comment le sociofinancement peut aider les entreprises canadiennes, cliquez sur le lien suivant : sociofinancement 101.

Alex Commons est le créateur du couteau de cuisine Bulat dont la campagne Kickstarter a permis d’amasser plus de 700 000 USD en juin. Exportateurs avertis s’est entretenu avec lui au sujet de son expérience de sociofinancement.

Pour en savoir plus sur le couteau de cuisine Bulat, cliquez ici.

Pourquoi avoir lancé une campagne de sociofinancement?

J’ai ainsi pu mettre le produit à l’essai sur le marché avant d’investir dans la production. C’est important, surtout pour un produit dont la fabrication coûte cher, comme le mien.

Racontez-nous comment s’est déroulée la préparation de la campagne.

J’ai fait énormément de recherche. J’ai acheté toutes sortes de couteaux et demandé à des chefs et à des cuisiniers amateurs ce qu’ils attendaient d’un bon couteau de cuisine.

C’est ainsi qu’est né le couteau de chef Bulat, un instrument hybride qui comble un énorme vide sur le marché. C’est un excellent produit, qui reste abordable. J’ai passé un an à tout organiser avant le lancement.

Quels sont les grands facteurs de succès d’une campagne de sociofinancement?

Avant tout, il faut un bon produit que les gens achèteront. Puis, il faut tout planifier, encore et encore.

Pour réussir son sociofinancement, il faut raconter une meilleure histoire que les autres, notamment en produisant une vidéo professionnelle qui inspirera et interpellera les contributeurs.

Il est également important d’utiliser son réseau pour prendre de l’élan et de pousser le plus possible les initiatives de relations publiques.

Vous êtes-vous inspiré d’autres campagnes populaires?

Oui, absolument. J’en ai regardé autant que j’ai pu. Je pense qu’il est important de voir ce qui fait le succès d’une campagne et de reproduire le modèle pour obtenir de bons résultats.

Au départ, quel était votre principal marché?

C’était assurément l’Amérique du Nord, surtout les États-Unis. Je ne savais pas que la campagne allait connaître un tel succès à l’étranger, ce qui a d’ailleurs posé quelques difficultés à l’expédition.

Comment avez-vous fixé votre objectif?

Je voulais être réaliste. Pour mon premier objectif de 25 000 $, je visais le seuil de rentabilité. Je me suis dit : « Allons-y, on verra bien. Si les gens veulent acheter mon couteau, je fabriquerai un seul lot de production pour couvrir mes coûts, mais je bâtirai une clientèle du même coup. » C’est tout un honneur de voir qu’autant de gens aiment le produit.

Quelle est la plus grande leçon que vous avez tirée de l’expérience?

J’en ai tiré deux, en fait : il y aura toujours des surprises, et c’est difficile d’expédier des biens à l’étranger. J’ai été naïf de penser que, vu la popularité actuelle du commerce électronique partout dans le monde, l’expédition serait maintenant chose facile. J’avais tort.

Que feriez-vous différemment?

Je ferais tout simplement beaucoup plus de recherche sur l’expédition de biens à l’étranger.

Quel conseil donneriez-vous à quelqu’un qui envisage de lancer une campagne de sociofinancement?

Faites des recherches. Si vous fabriquez un bâton de hockey, achetez tous les produits sur le marché, haut et bas de gamme, pour connaître l’offre dans chaque fourchette de prix. Découvrez les caractéristiques d’un bon et d’un mauvais bâton. Vous devez explorer toutes les pistes pour connaître les vides sur le marché, qui ne sont peut-être pas où vous croyez. Peut-être que vous n’avez pas créé un meilleur produit et qu’un produit spécialisé existe déjà.

J’ai parlé à beaucoup de gens qui veulent démarrer une campagne de sociofinancement, mais qui ne connaissent pas assez le marché, faute de recherches.

Si vous pouviez résumer votre parcours en un mot, lequel choisiriez-vous?

Surprenant. Même si j’ai fait tout ce que j’ai pu pour réussir, je suis tout de même très surpris d’avoir connu un tel succès. C’aurait été vraiment ambitieux de ma part de chercher à obtenir 100 000 $ au départ. Or, les résultats ont éclipsé mes attentes.

Quelle est la qualité que tout bon instigateur de campagne de sociofinancement devrait posséder?

Être persévérant. Il faut persister et ne pas abandonner. Vous vous buterez toujours à des problèmes, mais vous devez persévérer pour réussir.

Catégories Exportation

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