« Il est difficile d’être au fait de tous les services offerts aux PME en matière d’exportation » : entrevue avec Ally Contardi de Connected Lab

« Il est difficile d’être au fait de tous les services offerts aux PME en matière d’exportation » : entrevue avec Ally Contardi de Connected Lab

C’est le décompte des 10 meilleures histoires d’ExportWise en 2016. Cette histoire, publiée le 6 juillet, a mérité la place numéro 9 sur notre liste.

Ally Contardi est directrice des services financiers et des opérations chez Connected Lab – une société torontoise se spécialisant dans la conception de logiciels destinés à un vaste éventail d’appareils connectés.

Cliquez ici pour en apprendre davantage sur la réussite à l’exportation de cette entreprise.

1. Quelle a été votre première vente à l’exportation?

À la fin 2014, nous avons décroché notre premier contrat auprès d’une grande entreprise américaine spécialisée dans les produits électroniques de consommation.

2. Comment cette première occasion de vente s’est-elle présentée?

Nous leur avons offert nos services pour un prototype pendant quelques semaines, ce qui nous a permis de décrocher des contrats pour deux autres projets de plus grande envergure. Dans le cadre de l’un de ces projets, d’une valeur de plus d’un million de dollars et d’une durée d’un an, nous avons été appelés à travailler à la mise au point de certains de leurs produits ménagers connectés. Ce lien d’affaires faisant suite à une mise en relation entre notre PDG et un ancien collègue. Cette société avait besoin d’un soutien en matière de logiciels, et il connaissait le parcours de l’équipe.

3. Que savez-vous aujourd’hui que vous auriez aimé savoir à vos débuts?

À nos débuts, nous ignorions l’existence de sociétés comme EDC pouvant nous aider à atténuer les risques découlant de faire affaire avec des entreprises en démarrage et de nouvelles marques aux ambitions internationales. Je me rappelle qu’à un certain moment l’un de nos clients n’a pas été en mesure d’effectuer le paiement parce qu’il n’avait pas reçu le financement escompté. Aujourd’hui, nous sommes en meilleure posture après avoir rencontré EDC et de notre banque et discuté des façons d’atténuer les risques à l’avenir.

4. Comment le paysage commercial a-t-il évolué depuis que vous vous êtes lancés dans l’exportation?

Notre situation est favorisée par la faiblesse du huard et la concentration de nos activités sur le marché américain. La majorité des frais que nous devons assumer sont en dollars canadiens, et 80 % de nos ventes sont à destination des États-Unis. Nous examinons en ce moment des façons de couvrir le risque de change et déterminer comment nous pouvons tirer parti de la tenue du dollar. C’est là notre plus grand défi. Lorsque nous avons lancé notre entreprise, le dollar canadien se trouvait plus ou moins à parité. Aussi, nous connaissons bien comment composer avec type de seuil.

5. Quelle est la chose la plus importante que doivent savoir les nouvelles PME au sujet de l’exportation?

Elles doivent connaître les organismes comme EDC et les manières d’atténuer les risques lorsqu’elles font affaire avec des clients étrangers. Il est difficile d’être au fait de tous les services offerts aux PME sans faire de recherches. Par ailleurs, le dollar canadien suit actuellement une trajectoire très instable. Nous recommandons donc aux compagnies canadiennes de suivre de près l’évolution des taux de change, à défaut de quoi leur rentabilité pourrait en faire les frais.

Catégories Technologies et télécommunications

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